Voyager avec l’AED

 
Purchase of a boat for the catholic community Mar a Dentro in Belém

Projet de la semaine AED : porter une Bonne Nouvelle en bateau!

26.04.2017 in Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Brésil

Un bateau porteur d’une Bonne Nouvelle

 

La communauté catholique « Mar a Dentro » tient un centre dans la ville de Belém, au nord du Brésil. Elle y organise des rencontres de prière, invite à l’adoration eucharistique, prépare les jeunes à la confirmation et les jeunes couples au sacrement du mariage. Par ailleurs, elle s’occupe de 60 enfants et propose des conseils psychologiques. Mais les membres de la communauté sortent de la ville.

Ces enfants ne sont pas de la ville, mais grâce au bateau, ils sont aussi rejoints par l’Église.

 

Fidèles aux paroles que Jésus avait adressées à Pierre, « avance au large ! » (Lc 5, 4) –auxquelles se réfère le nom de la communauté –, les membres s’occupent depuis neuf ans des personnes qui vivent dans la région amazonienne du nord du Brésil, sur les rives des fleuves et sur les îlots situés au milieu de la jungle. Leurs villages ne sont accessibles que par bateau.

 

Par son apostolat, la communauté assure une présence continue de l’Église catholique dans cette région difficile d’accès. Les gens qui y vivent sont dans le besoin à tous égards. Ils ont besoin d’accompagnement pastoral, d’aide psychologique et matérielle, de conseils et d’assistance dans leurs nombreuses épreuves. Jusqu’à présent, les visites des assistants ont permis à 400 familles de grandir dans la foi, d’apprendre à connaître plus profondément la Bonne Nouvelle, et de participer à la vie de l’Église.

 

Sur les rives de la forêt amazonienne, la Bonne Nouvelle est accueillie.

Elles reçoivent aussi des conseils pour faire face à leurs problèmes sociaux et sont soutenues matériellement grâce à une distribution de produits de première nécessité. Une centaine de bénévoles se relaient pour cet apostolat qui les amène littéralement en marge de la société. Beaucoup d’entre eux font bénéficier les personnes en détresse de leur expérience professionnelle.

 

Jusqu’à maintenant, les assistants ne disposent que d’un vieux bateau en bois qui est en très mauvais état. Les membres de cette communauté catholique ont donc absolument besoin d’un nouveau bateau qui soit plus solide afin de pouvoir mieux résister aux conditions difficiles. De plus, les déplacements effectués avec un bateau de meilleure qualité seraient plus rapides, plus efficaces et plus sûrs, si bien qu’ils pourraient visiter plus souvent la population.

 

Nous voudrions aider à l’acquisition d’un nouveau bateau ;
pour cela, nous donnerons un montant de 49 100 dollars.
Merci de nous aider à les aider dans ce ministère unique !


Vues d’ailleurs – AED sur Radio VM

14.04.2017 in Aide à l'Église en détresse., AMOUR, Niger, Non classifié(e), Radio Ville Marie, Radio VM, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Cette semaine à Vues d’ailleurs,
votre porte ouverte sur l’Église du monde
!

Mère Marie-Catherine Kingbo, sur les ondes de Radio VM.

 

Vues d’ailleurs parle de Sœur Marie-Catherine Kingbo, le lundi 17 avril prochain, à 20 h

 

Cette religieuse d’origine sénégalaise vit maintenant au Niger. Elle a reçu un appel : celui de fonder une communauté dédiée à montrer le visage d’Amour de Dieu à la population musulmane (majoritaire à 98 % !) Une présence exempte de prosélytisme qui se veut une réponse concrète d’Évangile : éducation, soins de santé, présence auprès des femmes. Écouter cette femme à la vocation inusitée ! Merci à Caroline van Pradelles d’AED-France pour son soutien à la réalisation de cette émission.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.

L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.


(Animation et recherche : Mario Bard.)


 

Succès AED : soutien aux victimes d’un attentat au Pakistan

13.04.2017 in Pakistan, PROJETS AED, Subsistance, Voyager avec l'AED

Succès AED : 

soutien aux victimes d’un attentat

En mars 2015, un attentat suicide perpétré contre l’église Saint-Jean de Youhanabad au Pakistan a fait une vingtaine de mort, et blessé plus de quatre-vingt autres.

 

Les familles touchées par cette tragédie sont pauvres ; dans cet acte barbare, elles ont perdu la personne qui était le soutien de famille, ou bien ont dû payer pour les frais des traitements médicaux.

 

Notre soutien de 29 000 dollars a permis de soulager une partie de cette détresse, par l’achat de médicaments, de nourriture et d’autres articles de première nécessité.

S’il n’y a pas eu plus de victimes dans l’attentat, c’est grâce à l’intervention courageuse d’Akash Bashir, âgé de vingt ans, qui s’était porté volontaire pour la faire de la surveillance. Il avait déjà remarqué devant l’église le kamikaze qui portait une ceinture d’explosifs sous ses vêtements. Akash a réussi à le retenir et ce dernier s’est donc fait exploser sans avoir pu pénétrer à l’intérieur de l’église. Le jeune homme a été tué, mais par sa mort il a sauvé de nombreuses vies, car il y avait six cents personnes dans l’église. L’aide de nos bienfaiteurs a également permis de soutenir sa famille. « Les mots ne peuvent décrire la douleur que nous ressentons à la perte de ces héros et martyrs », nous a indiqué le père Francis Gulzar.

« Des milliers de personnes se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à ceux qui ont été tués lors de l’attentat ».

Mgr Sebastian Shaw, évêque du diocèse de Lahore où est situé l’Église martyre, vous remercie pour l’aide fournie et dit à propos d’Aide à l’Église en Détresse (AED) : « L’AED est non seulement une œuvre de bienfaisance, mais c’est aussi un mouvement qui encourage à être miséricordieux, à faire confiance et à prier. L’AED nous soutient dans nos difficultés par la prière, par des paroles de bonté, elle aide les victimes qui ont besoin de miséricorde, elle nous aide à bien des égards par des œuvres de miséricorde, et elle nous aide à aider les autres à être miséricordieux ».

Merci pour le soutien que vous donnez à l’Église martyre !

 


 

 

Niger – Le témoignage de Mère Marie-Catherine KINGBO (Niger)

10.04.2017 in Aide à l'Église en détresse., Niger, Religieuses, Voyager avec l'AED

Nuit des Témoins

T E M O I G N A G E

Nous sommes au début du mois de janvier 2015. Les medias parlent partout des caricatures de Mahomet dans le journal de Charlie Hebdo en France et la tension monte au Niger : les 16 et 17 janvier des manifestants nigériens surexcités se mettent à saccader et brûler des églises, des écoles, des maisons de religieuses et de particuliers chrétiens. Les régions les plus touchées sont Zinder et Niamey.

Le feu couve aussi à Maradi et dans d’autres régions. Nous, des religieuses catholiques installées au Niger depuis 2006, nous nous attendons au pire. Dans certains pays d’Afrique, les populations associent le christianisme à l’Occident. Des Nigériens, dans les villages, ont même pensé qu’à ma naissance, j’étais blanche puisque je suis catholique ! Vous voyez… ce que vous faites en Occident, a un impact sur nous, les chrétiens. D’autant

Niger, diocèse of Maradi in 2016 – aide d’urgence

plus au Niger, où il y a 98% de musulmans ! En ces moments de souffrance et d’inquiétude, ma prière quotidienne s’inspire de cette interpellation divine dans la bouche du prophète Michée : « Oh ! Mon peuple ! Que t’ai-je fait en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi ? ». Oui, ce peuple qui a bénéficié de tant de soins, d’éducation, d’amour de l’Eglise au Niger, qui est venu frapper plusieurs fois à nos portes, de jour comme de nuit, pour recevoir de la nourriture et sortir de sa misère, c’est ce même peuple qui s’est retourné contre nous,  pour nous jeter des pierres, brûler nos églises, et veut nous empêcher de porter une croix.

N’eut été l’intervention de la sécurité publique en ce mois de janvier 2015, nous n’aurions pas été épargnées. Dans la communauté dont je suis la supérieure générale, nous étions une vingtaine de sœurs et novices. Certaines avaient peur. Alors je leur ai posé la question suivante : voulez-vous partir ou rester ici ? Aucune n’est partie, malgré la peur et l’insécurité. Nous sommes restées barricadées, sans avoir la messe pendant 3 semaines. On adorait, on priait, comme d’habitude. J’avais confiance en Dieu et dans la population que nous aidions.

Vous savez, ça fait 11 ans que je suis venue du Sénégal pour aider la population nigérienne, comme Dieu me l’avait demandé. Un jour de 2005 que je suivais un cours sur l’Islam, j’ai compris comment les musulmans voyaient le Christ. Pas comme le fils de Dieu mort sur la croix et ressuscité mais comme un simple prophète. J’ai été bouleversée parce qu’ils ne connaissaient pas ce Dieu amour et bonté. Alors j’ai été comme interpelée par le Christ à travers cette phrase : « Maintenant que tu sais, fais connaître mon vrai visage dans un milieu musulman.  Construis-moi une maison qui incarne mon visage et mon amour dans un milieu musulman ». Ainsi le Seigneur me demandait d’être son témoin. Le lieu de la mission s’est précisé au cours d’une prière : « Pars au Niger ».

En 2006, je suis partie pour ma nouvelle mission, accompagnée d’une jeune postulante sénégalaise et nous avons fondé la première congrégation religieuse autochtone la : « Fraternité des Servantes du Christ », avec l’accord de l’évêque du diocèse.

L’objectif était de manifester le visage de tendresse du Seigneur, pas d’obliger les musulmans à devenir chrétiens. Nous avons commencé à sillonner les villages pour nous entretenir avec les populations afin de mieux les connaître. Nous nous sommes rendu compte de la précarité dans laquelle vivait une bonne partie des habitants, en particulier les femmes et les enfants. Il fallait y remédier. Par exemple, nous avons rencontré Absou, 27 ans, 6 enfants, un mari aveugle et sans travail. Nous avons embauchée Absou dans notre centre de nutrition et de santé pour les enfants et les femmes enceintes.
Nous avons aussi réalisé que certaines fillettes étaient données en mariage dès l’âge de 11-12 ans et que certaines en mourraient en donnant naissance à leur premier enfant. C’est là que nous avons commencé à organiser des sessions de formation pour les mamans, les jeunes filles, les chefs des villages, les jeunes garçons, les imams. Nous voulions aussi faire réfléchir sur la radicalisation de certains jeunes, les prêches de quelques imams qui incitent à la violence, les conséquences des actes perpétrés par les terroristes à travers le monde.

Proche de Niamey en 2015 – 4 voitures brûlé, appartenant aux religieuses

En 2007, la première session des imams et des chefs de village a regroupé 24 participants. C’était incroyable ; on n’imaginait pas que de telles personnalités répondent à l’appel d’une femme, religieuse et étrangère ! Le plus marquant, c’est quand je leur ai posé la question : « vous n’êtes pas gêné qu’une religieuse étrangère et catholique, bouscule les mentalités ? ».
L’un d’eux m’a fait une réponse surprenante et encourageante : « Ce qui nous réunit, ce n’est ni la religion, ni l’ethnie, mais l’amour ». Là, il ne le savait pas, mais il parlait déjà de Dieu.
Actuellement, plus d’une centaine d’imams et de chefs de village assistent à ces rencontres tous les ans.

Aujourd’hui, oui, les mentalités ont évolué de manière positive. Une femme nigérienne, ancienne musulmane, est entrée dans notre communauté pour devenir religieuse ! A l’âge de 15 ans, elle a senti le désir de se tourner vers le Christ, de se convertir et d’entrer dans la Vie consacrée. Cela n’a pas été sans difficulté. Elle a été rejetée par sa famille qui ne voulait plus avoir de contact avec elle mais qui a fini par l’accepter à nouveau.
Il y a même un dignitaire musulman de notre quartier qui nous a confié sa fille âgée de 7 ans pour qu’elle soit interne et catholique. Elle a commencé l’éveil de la foi et fréquente notre préscolaire.

 

Nuit des témoins – France (cahédrale de Paris) 2017

 

Mais il y a encore du chemin à faire dans les cœurs. En décembre dernier, un groupe de jeunes a interpelé violemment un de nos ouvriers juste parce qu’il travaillait pour nous, des sœurs. Plus d’une fois, nous avons été victimes de jets de pierres sur notre toit, pendant les offices du soir. Un jour de Noël, devant la porte de notre maison, des enfants sont venus nous injurier. Face à de tels agissements, depuis Octobre 2014, deux policiers restent postés à l’entrée de notre habitation 24 h/24 h.

Venues d’horizons divers : du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal et du Tchad, nous, les religieuses de la Fraternité des Servantes du Christ, nous avons tout quitté pour révéler le vrai visage du Seigneur qui n’est qu’AMOUR. Nous puisons notre force dans ces paroles du Christ : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Conclusion
A vous tous qui nous soutenez et à tous les téléspectateurs je veux dire : merci ! Malgré l’insécurité grandissante au Niger, c’est par votre persévérance dans la prière et votre soutien que nous serons sauvés et pourrons conduire des hommes et des femmes de toutes nations vers le Christ l’Alpha et l’Oméga.

 

Je vous propose de prier le « Je vous salue Marie » pour toutes les femmes qui souffrent.

 


 

 

 

 

Communiqué – Mgr Christian Lépine à Vues d’ailleurs

05.04.2017 in Mario Bard, Mgr Christian Lépine, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

COMMUNIQUÉ

Vues d’ailleurs accueille Monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, le lundi 10 avril prochain, à 20 h. 

 

Dans le cadre de la Semaine sainte, Mgr Lépine partagera sa vision de la fête de Pâques. Fête de la résurrection, fête de la victoire de la vie sur la mort, celle-ci n’empêche pourtant pas les violences, les guerres et les persécutions à caractère religieux d’êtres plus que jamais présentes en ce monde. Comment parvenir à marcher, animer par l’esprit de la résurrection de Jésus le Christ, malgré les grandes difficultés qui nous touchent ? Quelques éléments de réponses avec l’archevêque de Montréal, également membre du Comité international d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.
L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.

(Animation et recherche : Mario Bard)


 

Irak – plus de 200 millions nécessaires

30.03.2017 in #callitgenocide, ACN International, Adaptation Mario Bard, Communiqué, Eva-Maria Kolmann, Irak, Moyen-Orient, Voyager avec l'AED

Photo du haut: février 2017,
Batnaya, petite ville située à une quinzaine de kilomètres de Mossoul. Environ 850 familles chrétiennes y vivaient en 2014.

Irak, Plaine de Ninive

plus de 200 millions de dollars en dommage

 

Königstein/Montréal, 28 mars 2017 – L’État islamique (ÉI) a endommagé plus de 12000 habitations dans douze villages chrétiens de la plaine de Ninive. C’est ce que révèle une étude menée par Aide à l’Église en Détresse (AED), organisme international de charité catholique. De ce nombre, 669 maisons ont été entièrement détruites. L’œuvre pontificale estime que les frais de reconstruction seront largement supérieurs à 200 millions de dollars.

Une croix dans les débris, février 2017. Qaraqosh (ou Bakhdida) et plusieurs autres villages de la région sont libérés de l’ÉI. Le défi est maintenant de reconstruire.

 

Dans le cadre de cette étude, 1 500 familles réfugiées à Erbil (Kurdistan irakien) et originaires des régions concernées ont répondu à un questionnaire leur demandant si elles avaient l’intention de retourner dans leurs villages d’origines, maintenant libérés de l’ÉI. Sur les 1 308 familles qui ont répondu, 41 % d’entre elles ont assuré vouloir retourner dans leurs villages et 46 % ont indiqué qu’elles envisageaient un retour.

 

C’est une différence considérable, comparée au sondage réalisé par l’AED en novembre dernier auprès de 5 762 déplacés. Seuls 3,28 % des personnes interrogées avaient alors l’intention de retourner dans leurs villages. À cette époque, la sécurité était encore précaire dans la région libérée où se tenaient encore des combats.

 

L’exercice a également permis de relever que 57 % des personnes interrogées ont indiqué que leurs biens avaient été pillés et 22 % ont répondu que leurs maisons avaient été détruites. Tous les autres ne pouvaient donner de réponse concernant l’état actuel de leurs maisons ou de leurs biens. Un peu plus d’un quart des personnes interrogées (25,46 %) ont affirmé que les terroristes de l’ÉI leur avaient volé leurs documents personnels.

 

Actuellement, 14 000 familles déplacées, qui avaient fui Mossoul et la plaine de Ninive, vivent encore à Erbil. Cela correspond à environ 90 000 personnes, par rapport à 120 000 déplacés à Erbil en 2014. Aujourd’hui, 12 000 familles dépendent toujours de l’aide humanitaire d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Cette première étude d’Aide à l’Église en Détresse a été réalisée avec l’aide des collaborateurs de l’Église locale. Elle comporte trois volets : le premier évalue les dégâts causés par l’ÉI sur les habitations privées. Puis, les résultats concernant les établissements scolaires et hospitaliers ainsi que les bâtiments de l’Église viendront plus tard.


 

Projet AED de la semaine en Guinée-Conakry

30.03.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, AFRIQUE, Afrique de l'Ouest, Guinée-Conakry, Séminaristes, Voyager avec l'AED

Guinée                                                                                 

Un nouveau dortoir pour le séminaire de Conakry

La Guinée est un pays à majorité musulmane. Environ 85 pour cent des 11,6 millions d’habitants sont de confession islamique. Les chrétiens ne représentent qu’une minorité de 8 pour cent. Le reste de la population pratique les religions traditionnelles africaines.

Ce pays d’Afrique de l’Ouest a été fortement marqué par le régime politique dictatorial qui l’a dominé entre 1958 (année de l’indépendance), jusqu’en 1984. Cette année-là, lorsque le dictateur Ahmed Sekou Touré est décédé, le journal sénégalais Le Soleil a évoqué la fin de la « plus mortelle et plus longue dictature du continent ». La torture et les exécutions étaient quotidiennes et des milliers de personnes ont disparu sans laisser de trace. L’Église a résisté, bien que réduite au silence. L’ancien archevêque de Conakry, Monseigneur Raymond-Maria Tchidimbo, a lui-même été emprisonné pendant près de neuf ans et a subi la torture. Son successeur, le Cardinal Robert Sarah, qui est aujourd’hui membre de la Curie romaine, figurait sur la liste des condamnés à mort du dictateur ; il est décédé juste avant de pouvoir exécuter son projet.

 

L’Église catholique n’a guère pu se développer pendant les années de dictature. Elle n’a actuellement que trois diocèses. Pendant longtemps, les séminaristes ont dû étudier dans les pays voisins, comme au Sénégal et au Mali. Cependant, l’Église catholique dispose désormais de son propre séminaire à Kendoumaya, dans l’archevêché de Conakry. Il est entré en fonction pour l’année académique 2012/2013 et porte le nom du pape émérite Benoît XVI. On y accueille les futurs prêtres venus des trois diocèses du pays. En 2014, l’année scolaire a commencé avec plusieurs mois de retard à cause de l’épidémie d’Ebola. Un défi que le jeune séminaire a su relever.

 

Aide à l’Église en Détresse a fortement soutenu la création ce lieu d’enseignement. Par contre, les séminaristes ne peuvent y étudier que la philosophie ; la théologie est enseignée à Bamako (Mali), une situation de plus en plus intenable. C’est pourquoi Aide à l’Église en Détresse contribue à l’agrandissement du séminaire. Avec 58 000 dollars, nous aidons à la construction d’un dortoir pour les étudiants en théologie. Nous soutenons également la formation de 69 séminaristes grâce à un montant de 43 500 dollars.

 

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Vues d’ailleurs – un témoin des témoins!

24.03.2017 in AED Canada, Mario Bard, Radio VM, Robert Lalonde, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Cette semaine à Vues d’ailleurs,
votre porte ouverte sur l’Église du monde !

Des témoins inspirants
pour la paix

Invité : Robert Lalonde, auteur et conférencier

 

Dans les pays touchés par la guerre, le traumatisme créé par un conflit peut laisser une blessure ouverte et profonde pendant des années. Une trace permet de petites guerres au quotidien, qui durent et qui durent ! À moins que des personnes décident enfin de sortir du cercle vicieux de la violence et qu’elles apprennent à se servir de ces traumatismes du passé afin de les transformer en force de paix pour le présent et le futur. Notre invité en a rencontré plusieurs. Il témoigne de l’inspiration produite en lui grâce à ces rendez-vous. Assez pour écrire un livre !

 

Soyez au rendez-vous dès 20 h,
le lundi 27 mars 2017, 20 h, à Radio VM.

En rediffusion le mercredi 29 mars à 19 h
et le samedi 1er avril à minuit.

 

Vues d’ailleurs, votre porte ouverte sur l’Église du monde !


 

Projet AED de la semaine : du transport au Malawi!

22.03.2017 in AFRIQUE, Malawi, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Malawi 

une voiture vitale pour rejoindre les paroissiens

 

Voici une histoire de succès signée Aide à l’Église en Détresse! La paroisse Saint-Paul dans le diocèse de Blantyre est située dans les montagnes, à la frontière entre le Malawi et le Mozambique. C’est l’une des plus grandes du diocèse du pays. On y trouve 32 chapelles et 190 petites communautés. La plupart de ces villages sont difficiles à atteindre. Les routes poussiéreuses se transforment en pistes boueuses pendant la saison des pluies.

 

Le Père Fredrick Chinkhoma s’occupe de ces paroisses. Il s’est donné comme objectif de rendre visite à chaque village au moins une fois par mois. Par contre, après 25 ans de loyaux services, sa voiture est devenue inutilisable. Sans peur et sans reproche, il s’est alors tourné vers le cyclomoteur. Mais les routes de montagnes sont difficiles et le prêtre s’est cassé la main dans un accident. Trop dangereux le cyclomoteur : le docteur lui a interdit de conduire ce genre de véhicule. Rejoindre les communautés chrétiennes est alors devenue un vrai casse-tête : le père Chinckhoma s’est tourné vers nous.

 

Grâce à l’aide de nos bienfaitrices et de nos bienfaiteurs, il peut de nouveau rejoindre au moins une fois par mois ses paroissiens grâce à sa nouvelle voiture. Il compte même s’y retrouver plus souvent ! Pour répondre à ce besoin, vous avez offert 29 536 dollars : merci beaucoup !


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Entrevue AED-Radio VM – Alep et le Dr Nabil Antaki

20.03.2017 in Aide alimentaire, Aide d'urgence, Enfants, Entrevue, Mario Bard, Moyen-Orient, Radio Ville Marie, Radio VM, Syrie, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Écoutez ou réécoutez : 

Dr Nabil Antaki et la campagne Une goutte de lait! 

 

Les Maristes bleus d’Alep, Dr Nabil Antaki et Aide à l’Église en Détresse s’unissent pour soutenir des enfants d’Alep. Pendant un an, l’organisme international de charité catholique soutient le programme Une goutte de lait auprès des enfants de 10 ans et moins des communautés chrétiennes de l’ancien poumon économique de Syrie. Nous voulons qu’ils grandissent en force et en santé, eux qui ont déjà grandement souffert de la guerre.  

 

Sans nous, le programme s’arrêterait complètement. 

 

Écoutez l’entrevue diffusée dans le cadre de l’émission Vues d’ailleurs du lundi 13 mars dernier, 20 h, sur les ondes de Radio VM, sur la chaîne Youtube d’Aide à l’Église en Détresse Canada.

Merci de partagez dans vos réseaux!

Si vous désirez donner au programme Une goutte de lait, veuillez cliquer ici.
Merci de mentionner dans les commentaires : pour #Gouttedelait