Voyager avec l’AED

 

Projet de la semaine de l’AED en Inde : aident pour la réconstruction

01.03.2017 in AED, Aide à l'Église en détresse., Inde, Marie-Claude Lalonde, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !

 


Projet de la semaine de l’AED en Inde: aident pour la réconstruction d’une église à Kandhamal

Dans le district de Kandhamal situé dans le diocèse de Cuttack Bhubaneswar, les chrétiens ont particulièrement été touchés par les violences interconfessionnelles de 2008.  Des gens du village de Bakingia ont été dans des camps de déplacés de 3 mois à 2 ans et tous ne sont pas rentrés.  Pour les quelque soixante familles qui sont revenues, il a fallu rebâtir les maisons détruites puis une fois cela fait, ils se sont tournés vers Aide à l’Église en Détresse pour obtenir de l’aide pour reconstruire l’église qui avait aussi été détruite.

Grâce aux dons de nos nombreux bienfaiteurs, les habitants du village peuvent se réjouir d’avoir une église bien à eux. Nous les avons soutenus pour 26 775$, mais leur joie vaut bien plus que ça!

 

Merci  de tout coeur!

 


Displaced People in Riimenze, South Sudan

Communiqué – l’Épiscopat sud-soudanais dénonce la violence contre les civils

28.02.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Communiqué, Soudan du Sud, Voyager avec l'AED

Soudan du Sud 

l’Épiscopat dénonce la violence contre les civils

 

Réunis du 21 au 23 février derniers, les évêques catholiques du Soudan du Sud ont fermement dénoncé la violence qui prévaut contre les civils, dans ce qui s’apparente à des « crimes de guerre ». Autant l’opposition que le gouvernement sont accusés de tuer, violer, brûler, battre, voler, harasser les civils, empêchant même des villages entiers de procéder aux récoltes. Ce qui commence a provoqué dans certaines régions une famine. Aide à l’Église en Détresse a obtenu une copie de cette déclaration. En voici les grandes lignes.

 

« Nous, évêques catholiques du Soudan du Sud, avons fréquemment écrit des messages pastoraux afin d’exhorter notre nation à changer ; mais il semble qu’ils aient eu peu d’effet », indique-t-il dans ce message dont le titre est tiré du livre d’Isaïe, « Une voix crie dans le désert. »

Displaced People in Riimenze, South Sudan

Enfants déplacés à Riimenze, Soudan du Sud, janvier 2017.

 

« Notre pays n’est pas en paix. Les gens vivent dans la peur. Et la guerre civile, que nous avons fréquemment dénoncée parce qu’elle n’a aucune justification morale, continue. En dépit de nos appels à toutes les parties… en présence pour ARRÊTER LA GUERRE*, le meurtre, le viol, le pillage, le déplacement [des populations], les attaques sur les églises et la destruction continue à travers tout le pays », dénoncent-ils.

 

Les évêques rappellent aussi que les gens ne peuvent procéder aux récoltes à cause de la peur des combattants, que ce soit ceux du gouvernement ou ceux de l’opposition. « Certaines villes sont devenues des “villes fantômes” », écrivent-ils. « Alors que les autorités annoncent que les habitants sont libres de retourner dans leurs maisons, dans les faits, ils n’osent pas. » On a pratiqué la « terre brûlée », expliquent-ils alors « vers quoi les gens vont retourner. Tout cela est une forme de punition collective, ce qui est interdit et considéré comme un crime de guerre selon les conventions de Genève. »

 

Miner la confiance contre l’Église

 

L’épiscopat sud-soudanais donne l’exemple de Sœur Veronica, une docteure tuée par des soldats le 16 mai 2016 alors qu’elle conduisait une ambulance. « Ses tueurs ont été arrêtés, mais nous n’en avons plus entendu parlé, et nous attendons justice. »

 

Par ailleurs, les évêques sont « inquiets » que « certains éléments dans le gouvernement soient apparemment suspicieux envers l’Église. Dans certaines régions, l’Église a été capable d’agir comme médiateur afin de régler des traités de paix ». Mais selon eux, ceux-ci peuvent être « facilement minés si des membres du gouvernement sont déplacés et remplacés par des partisans de la ligne dure qui n’accueillent pas les efforts de l’Église pour la paix. Des prêtres, des religieuses et d’autres membres ont été harcelés. Quelques-uns de nos émissions de radio ont été enlevés. Des églises ont été brûlées », dénoncent les évêques.

 

South Sudan One old womenLe jour de la Saint-Valentin, des agents de sécurité ont tenté de fermer une librairie catholique. « Ils ont harcelé le personnel et confisqué de nombreux livres. » Depuis décembre 2016, une délégation œcuménique qui a visité le pape François à Rome et l’archevêque de Canterbury Justin Welby à Londres, a essayé d’obtenir une rencontre avec le président Salva Kiir : en vain.

 

Les évêques rappellent qu’ils ne sont pas contre le gouvernement, mais « CONTRE* le mal — violence, meurtre, viol, torture, pillage, corruption, détention arbitraire, tribalisme, discrimination, oppression — indépendamment de ceux qui commettent ces actes. » Ils se disent « prêts pour le dialogue avec et entre le gouvernement et l’opposition à tout moment. »

 

Ils concluent en s’adressant plus particulièrement aux fidèles, affirmant : « Nous allons continuer à être “La voix de celui qui crie dans le désert”. Nous souhaitons vous donner l’espoir que vous n’êtes pas abandonnés et que nous travaillons à résoudre la situation à plusieurs niveaux. Finalement, avec une grande joie, nous souhaitons vous informer que le Saint-Père François espère visiter le Soudan du Sud à la fin de cette année. Le Saint-Père est profondément préoccupé par les souffrances du peuple sud-soudanais. »

 

*En majuscule dans le communiqué original

Personnes déplacées à Riimenze, Soudan du Sud

Projet de la semaine de l’AED en Inde : aident pour la construction d’une église à Meghpal

22.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Inde, Marie-Claude Lalonde, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED

En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !

 


Projet de la semaine de l’AED en Inde :

aident pour la construction d’une église à Meghpal

En Inde, dans le diocèse de Sambalpur l’équipe d’Aide à l’Église en Détresse a été accueillie par des chants et des danses lors d’un récent voyage.  C’est que les bienfaiteurs de l’organisme les aident pour la construction d’une église pour la paroisse de Meghpal.  Les habitants du secteur sont majoritairement des déplacés du Jharkhand (déplacés à cause de l’industrialisation et l’arrivée de multinationales) et des chrétiens de première génération.

Ils vous remercient de l’aide de 20 150$ qui leur permettra d’avoir un lieu de rassemblement à l’abri du soleil et de la pluie de la mousson.

Merci !


 

Succès de l’AED – Une nouvelle église pour Rourkela

15.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Construction, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED


En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le diocèse de Rourkela en Inde, les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse contribuent à la vitalité d’une communauté paroissiale en participant au cofinancement de la construction d’une nouvelle église pour la nouvelle paroisse de Bihabandh.

Chaque dimanche, c’est 700 à 1000 personnes qui assistent à la messe.  La communauté est si enthousiaste qu’elle participe à la construction en transportant les briques et le ciment et en posant même les briques.  Ils sont si fiers de leur église.  Cette église, même incomplète, est une source de joie pour cette communauté.

Grâce aux bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse,

nous avons pu accorder une aide de 72 000$. 

 

Merci de tout cœur.

Faire un don

 


 

Un plan Marshall pour l’Irak : reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive

10.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Irak, Maria Lozano, Mario Bard, Voyager avec l'AED

Un plan Marshall pour l’Irak :

 

reconstruction des villages chrétiens de la plaine de Ninive

« L’espoir revient dans la plaine de Ninive », rapporte le père Andrzej Halemba, expert du Moyen-Orient pour Aide à l’Église en Détresse, après son retour d’une mission d’observation dans les villages chrétiens irakiens libérés en novembre dernier de l’emprise de l’État islamique. Le Père déclare que « malgré les nombreuses questions urgentes qui doivent être clarifiées, les gens sont prêts à retourner dans leurs villages ».

Interrogé sur la nature de ces « questions urgentes », le Père Halemba fait référence au problème de l’appropriation illégale de maisons abandonnées, à une enquête sur le prétendu usage d’armes chimiques lors de la destruction des maisons chrétiennes et, concernant les familles chrétiennes qui envisagent de rentrer chez elles, à la peur permanente causer par le manque de sécurité et la violence de combattants isolés, en plus de fondamentalistes qui ne veulent pas voir revenir les chrétiens.

 

Afin de constater l’ampleur des destructions, le Père Halemba a visité tous les villages chrétiens reconquis et libérés du joug de Daech. Il a rapporté que « la plupart des maisons ont été inspectées au moins une fois par leur propriétaire, parce qu’ils voulaient voir ce qui était arrivé à leurs biens ». Depuis novembre 2016, il perçoit un changement majeur dans l’attitude des personnes déplacées : « En novembre, nous avons réalisé une première enquête pour savoir si les gens voulaient retourner dans leurs villages. Nous avons constaté qu’ils avaient encore trop peur parce que les combats se poursuivent sans relâche à Mossoul, mais aussi en raison de terroristes qui seraient encore cachés dans la région.

Voyage en Irak, décembre 2016. Une statue de Notre-Dame décapitée et prise pour cible de tir par l’ÉI. La statue est située la chapelle de côté de l’église Mar Quryaqus (Qeryaqos), à Batnaya

Enfin, ils étaient préoccupés à cause de l’éducation des enfants. Les conclusions de cette première enquête d’AED nous ont montré qu’à peine 1 % des personnes voulaient revenir chez elles. Maintenant, lors de ma récente visite à Alqosh, on m’a dit que plus de 50 % des déplacés se disaient prêts à retourner chez eux. Et ce nombre ne cesse d’augmenter. »

Un « plan Marshall » en Irak!

Concernant le programme de soutien d’AED pour les six prochains mois, le Père Halemba a détaillé les défis actuels auxquels l’œuvre de charité doit faire face en soutenant les familles chrétiennes déplacées à Erbil, jusqu’à leur rapatriement : « Nous devons aider ces réfugiés — surtout maintenant durant le froid hivernal — à survivre, jour après jour. Cela signifie que nous devons poursuivre notre aide avec des paniers alimentaires pour plus de 12 000 familles ainsi que pour des logements », explique le père Halemba.

« On nous a demandé d’augmenter notre allocation de logement pour payer les loyers. Jusqu’à présent, nous avons soutenu le loyer de 641 maisons, l’équivalent de 1800 familles. Aujourd’hui, plus de 5 000 familles qui vivent dans plus de 3 000 maisons nous demandent de les aider. C’est un immense défi. »

Irak: distribution de nourriture, 21 mai 2106 – l’Archevêque Bashar Matti Warda à droite, et le père Andrzej Halemba, responsable de projet pour AED

Quand on parle d’espoir pour l’avenir, le Père Halemba regarde vers le passé pour exhorter la communauté internationale « à lancer un nouveau plan Marshall ». Initié en 1948 par les États-Unis, ce programme a permis de rétablir la stabilité économique en Europe. « Pour évaluer correctement la situation, l’une des premières étapes essentielles consiste en une évaluation initiale de l’ampleur de la destruction », explique le père Halemba. « Aide à l’Église en Détresse soutient des groupes chrétiens sur place pour effectuer une évaluation professionnelle. Des milliers de photographies avec des milliers de descriptions des destructions sont rassemblées et dotées d’une estimation des coûts de reconstruction. À l’aide d’images satellites, l’équipe identifie chaque maison dans chaque village reconquis et libéré de Daech de la plaine de Ninive. Les maisons dont nous parlons appartiennent à des membres de l’Église syriaque catholique, de l’Église syriaque orthodoxe et de l’Église chaldéenne. Certains villages sont mixtes. Nous parlons d’une dizaine de villages. »

La prochaine étape prévue est la poursuite de l’enquête entamée en novembre 2016. Son objectif est de connaître les intentions de retour d’au moins 1 200 familles chrétiennes déplacées qui ont trouvé refuge à Ankawa. Sur la base de ces deux documents — l’évaluation des destructions et l’enquête sur les intentions de retour –, l’œuvre pontificale encourage la création d’un comité spécial pour superviser un vaste plan Marshall qui pourrait faciliter le retour des déplacés.

Voyage en Irak, Décembre 2016, à la tombe de Sainte-Barbara, dans l’église du même nom.

Une mission immense

Le Père Halemba évoque plusieurs sujets : « Il doit inclure une synthèse des rapports sur la destruction, la création d’un comité local et un programme de collecte de fonds pour la reconstruction des villages. AED encouragera bien entendu la reconstruction. Toutefois, nous devons coopérer avec d’autres organismes de bienfaisance, il est impossible de gérer cette mission seul. Ensuite, les questions juridiques doivent être considérées », explique le père Halemba.

« Cela inclut, par exemple, le droit à la pleine citoyenneté des chrétiens d’Irak et l’implication du gouvernement irakien dans la reconstruction. Le gouvernement devrait être responsable de la création de structures et d’emplois, mais aussi veiller à garantir la sécurité des chrétiens dans leurs villages. Au vu des expériences horribles qu’ils ont faites dans un passé récent, c’est d’une importance décisive. Il faut également attirer l’attention à l’échelle internationale sur ce plan Marshall pour la plaine de Ninive, et s’assurer du lancement des programmes d’aide correspondants. Finalement, il est très important de documenter correctement la destruction et la violence des persécutions, afin que les gens puissent retrouver, d’une certaine manière, un sentiment de justice et de paix, et soient assurés que cela ne se reproduise jamais plus. »

Le temps joue contre le Père Halemba. Il estime que les premières semaines du mois de février seront cruciales pour la planification des projets de l’œuvre de bienfaisance : « Nous pensions que les premières familles retourneraient chez elle en juin et que l’AED devrait être préparé à les aider. Mais selon les dernières informations, certaines familles ont décidé de retourner dans leurs villages déjà maintenant, en hiver, en dépit de la dureté des conditions hivernales et des infrastructures très mauvaises ou même détruites. Nous devons voir si nous pouvons réorienter une partie de nos fonds d’aide prévus pour Erbil pour en faire une “aide au démarrage” pour la plaine de Ninive. Ces personnes font aussi confiance à l’Église — elles la considèrent comme un symbole de sécurité et de stabilité, et l’AED doit aider les religieuses et les prêtres à retourner chez eux avec leurs troupeaux. L’AED doit soutenir ces personnes dans ce moment historique et décisif pour les chrétiens d’Irak. »

Depuis 2014, l’AED a soutenu les chrétiens d’Irak avec 26 millions d’euros destinés à des projets d’aide d’urgence, l’éducation scolaire, des aides alimentaires et des moyens de subsistance pour les personnes déplacées.

Entrevue : Maria Lozano, ACN-International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada


 

Projet de la semaine AED : hébergement pour des religieuses âgées

25.01.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Construction, PROJETS AED, Slovaquie, Voyager avec l'AED

Slovaquie

Aide à l’hébergement des religieuses âgées, malades et dépendantes

La Slovaquie – alors Tchécoslovaquie – a fait partie des pays d’Europe orientale dans lesquels l’Église a été persécutée avec une très grande brutalité pendant l’ère communiste. Les fidèles y ont subi des représailles, beaucoup de prêtres y ont été condamnés à des peines de prison ou au travail forcé et les monastères y ont été dissous en 1950. Les membres d’ordres religieux ont alors été déportés dans des « monastères collectifs » au cours d’une opération coup de poing.

L’historien de l’Église Vaclav Vasko écrit à propos de ces « monastères collectifs » qu’ils n’étaient « rien d’autre que des camps de concentration sous surveillance pour moines ». Les religieuses ont été sommées de renoncer à leurs vêtements religieux.

Le 20 février 1969, le journaliste athée Milos Vetvicka a osé exiger dans la revue « Reporter » la réhabilitation des 7 646 religieuses de Tchécoslovaquie. « Elles portent une longue robe et une grande croix sur la poitrine. Elles vivent opprimées et discriminées, mais elles endurent leur sort en souriant parce que le Calvaire faisait partie de leur mission. Elles ont l’espoir d’un autre monde, parce que le nôtre leur a montré que la justice n’existait pas sur terre ».

Des religieuses ont besoin de nous

Après les changements politiques en Europe de l’Est, l’ex-Tchécoslovaquie a été divisée en deux pays : la République tchèque et la Slovaquie. Aujourd’hui, la foi peut de nouveau être vécue librement en public. Les religieux qui ont vécu l’époque de l’oppression sont désormais âgés.

Les religieuses prémontrés de la ville slovaque de Vrbove s’occupent avec amour de leurs sœurs âgées. Cependant, ces religieuses, dont certaines sont complètement dépendantes pour tous leurs besoins, ont récemment dû subir un déménagement parce que la maison dans laquelle elles étaient hébergées était délabrée et ne pouvait plus être utilisée. Les vieilles religieuses ont alors été logées dans un centre d’évangélisation de la congrégation.

Par contre, ce n’est pas une solution durable. En effet, ces salles sont habituellement utilisées pour la pastorale auprès des laïcs et ce travail d’évangélisation est essentiel pour approfondir la foi des fidèles. L’Ordre voudrait donc construire des salles dans lesquelles les religieuses âgées et malades pourront habiter et être pris en charge avec dignité.

Aide à l’Église en Détresse souhaiterait apporter son aide. Sœur Akvitna tient à vous remercier d’avance : « Que le Seigneur vous rende ce que vous faites pour l’Amour de la Sainte Église ».

Nous avons promis 21 750 dollars.

Pour soutenir ce projet, ou tout autre projet semblable, merci de cliquez sur le bouton Donnez.

 

 


 

Soudan du Sud : l’Église soutient les réfugiés

20.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Maria Lozano, Soudan du Sud, Voyager avec l'AED

Photo: Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Soudan du Sud
Une lutte quotidienne pour les citoyens ordinaires

Situé au cœur de l’Afrique, le Soudan du Sud est la plus jeune nation du monde. Elle a acquis son indépendance du Soudan en juillet 2011. Une guerre civile a éclaté deux ans plus tard entre le parti gouvernemental —Armée populaire de libération du Soudan (APLS) — et l’opposition. Depuis, le conflit s’est transformé en guerre tribale d’une très grande brutalité.

En août 2015, les deux parties en conflit ont signé un accord qui n’a apporté qu’une trêve temporaire ; les combats ont repris l’été dernier. Entre-temps, les citoyens ordinaires du Soudan du Sud sont pris entre les fronts et souffrent de faim. Les Nations unies estiment que le pays compte 1,7 million de personnes déplacées, dont 75 % luttent pour survivre dans les trois États les plus durement touchés par les conflits : Unité, Nil supérieur et Jonglei.

L’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en détresse (AED) s’est entretenue avec un agent pastoral qui a souhaité conserver l’anonymat. Il a expliqué les origines de la crise et décrit le sort de la population.

 

Sud-Soudan, janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze.

AED : Pourriez-vous décrire la situation politique au Soudan du Sud ?

La frange de l’APLS partisane du président a gagné la bataille contre l’ancien vice-président, qui représente une tribu principale du Soudan du Sud. La situation est très complexe, car plusieurs tribus sont impliquées dans les combats, et l’armée réprime brutalement quelques tribus qu’elle considère comme des « rebelles ». L’armée est responsable de la mort de civils innocents et de la destruction de logements.

L’histoire de cette région est complexe et marquée par de nombreuses guerres. Le Soudan du Sud, où vivent majoritairement des chrétiens, s’est détaché du Soudan, principalement islamique. En outre, les entités traditionnelles tribales locales n’ont pas encore bénéficié des avantages du développement économique, social et politique.

Quel rôle joue la culture tribale dans le conflit ?

Dans les mentalités des tribus, l’unité sociale est l’élément le plus important, et encore aujourd’hui, chaque individu doit se mettre au service des clans en fonction des ordres du Conseil des Anciens. Beaucoup de tribus coexistent au Soudan du Sud, et luttent pour être en possession de bœufs, des symboles de pouvoir et de richesse. Dans ce conflit, il n’a jamais été question de haine ou de génocide. L’origine de tous les combats découle de la quête de richesse. Bref, il manque à la population sud-soudanaise un véritable sentiment d’identité nationale. L’allégeance à la tribu prime sur tout, ce qui mène souvent au conflit.

Janvier 2017: camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Cependant, aujourd’hui, les chefs des différentes tribus ne se battent pas pour des bœufs, mais pour le pouvoir politique et pour l’argent (par exemple le pétrole, le bois ou les ressources minérales). Ces élites se soucient plus de leur propre avantage que du bien-être des gens, dont beaucoup meurent de faim. L’inflation dans le pays a atteint 800 % !

L’un des pires aspects du conflit est peut-être que les chefs tribaux présentent leur lutte pour l’obtention du pouvoir politique et économique comme un conflit ethnique, ce qui n’est définitivement pas le cas. Les membres des différentes tribus ne se haïssent pas. Ils sont traumatisés par des guerres et des conflits qui n’en finissent plus. Ils veulent une société pacifique, mais l’ambition de leurs chefs est un obstacle à la paix.

Quel est l’impact du conflit sur les citoyens ?

Les gens ordinaires souffrent sous bien des aspects : d’abord, ils doivent abandonner leurs terres quand éclatent les conflits ; ils perdent tous leurs biens, leur bétail, leur maison, leurs terres. Ils deviennent des déplacés ou doivent même fuir leur pays, devenant ainsi des réfugiés. Dans les deux cas, ils sont forcés de vivre dans des camps, où il n’y a ni suffisamment d’eau et de nourriture, ni d’établissements scolaires. En bref, il n’y a pas d’avenir. Il est impossible d’y vivre normalement et les gens sont constamment en mode survie.

La plupart des familles ont perdu des proches à cause des combats. Certains ont été recrutés de force, dont des enfants. Les femmes subissent viols et violences, puis sont stigmatisées parce qu’elles ont été violées. L’inflation est si élevée que les gens ne peuvent presque rien acheter, ce qui les rend complètement dépendants de l’aide internationale, qui elle, s’avère insuffisante ! Il y a notamment une grave pénurie en soins médicaux, et le nombre de décès augmente parmi les personnes âgées, les femmes et les enfants.

Certains ont utilisé le terme de « nettoyage ethnique ». Est-il approprié ?

Je le répète, il n’y a pas de haine ethnique entre les membres des différentes tribus. Mais les actions des dirigeants du pays engendrent des hostilités qui, après tant de souffrances, surgissent parfois aussi par soif de vengeance. Une tribu locale qui subit des attaques de l’armée — sachant que la plupart des soldats appartiennent à une tribu différente — va naturellement réagir et entrer dans ce qui semble alors être un conflit ethnique.

Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Pourriez-vous décrire des incidents particuliers qui vous ont particulièrement ému ?

Deux travailleurs de l’un de nos projets ont été attaqués parce qu’on disait qu’ils étaient des rebelles. Ils ne voulaient pas être forcés à s’enrôler dans l’armée ni se rendre. Et bien, ils ont été torturés et brûlés vivants dans leurs petits « tukuls » (maison). Cela s’est produit il y a quelques semaines. [Heureusement], Grâce à l’aide d’une Église locale qui nous sert de base, nous soutenons plus de 3 000 personnes qui ont fui leurs maisons afin d’éviter le même sort. Dans une autre communauté, seules les maisons des ressortissants d’une certaine tribu — autre que celle des chefs locaux — ont été pillées et détruites. Leurs propriétaires ont perdu tout ce qu’ils possédaient. Des maisons incendiées et des cadavres sont chose habituelle au Soudan du Sud.

Quelle est votre mission dans ce pays ?

Nous sommes au Soudan du Sud pour encourager les gens et leur permettre de construire une société plus juste et plus pacifique. Nous travaillons avec l’Église catholique locale. Nous assurons donc la formation d’enseignants, d’infirmières, de sages-femmes et d’ouvriers agricoles. Nous formons aussi des agents pastoraux pour les préparer au travail d’évangélisation ainsi que pour œuvrer à la paix et à la réconciliation.

Nous exploitons également des centres d’études. Leurs étudiants appartiennent à différentes tribus, vivent et apprennent pacifiquement ensemble. Cela permet de créer entre eux un sentiment d’unité, un rempart contre la haine ethnique. Ces étudiants font partie de communautés internationales, qui incluent également des religieux et des religieuses ainsi que des personnes des cultures les plus diverses. Le résultat est un témoignage vivant que l’unité et la fraternité sont possibles au Soudan du Sud. Nous proposons non seulement aux étudiants une formation académique et professionnelle, mais aussi une formation humaine et spirituelle qui contribue à engendrer un réel changement dans le pays.

Janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze, Sud-Soudan.

 

Dans quelle mesure le conflit a-t-il affecté votre travail ?

Le conflit nous a affectés de multiples façons : en raison de la situation d’insécurité, nous sommes tous extrêmement stressés. Notre propre communauté a subi des attaques menées par différentes parties du conflit. Il y a même eu un cas de viol. Nous avons été volés et forcés à fermer l’une de nos missions. Il est extrêmement difficile de trouver de la nourriture et d’obtenir de l’argent liquide pour payer des marchandises qui sont devenues très chères. Nous devons accroître les mesures de sécurité en installant un éclairage permanent et en construisant des murs.

Nous organisons les programmes de formation des étudiants de telle sorte qu’ils ne doivent rentrer chez eux qu’une seule fois. Cela leur permet d’éviter les dangers de la route et le coût élevé des déplacements. De plus, il devient plus difficile de remplacer les membres de nos communautés qui nous quittent en raison de tous ces dangers. Mais nous restons fidèles à notre engagement de servir au mieux la population du Soudan du Sud, car c’est notre mission et notre vocation.

Entretien par Maria Lozano, Aide à l’Église en Détresse (AED)
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada.

 

Janvier 2017 : dans le camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud, Aide à l’Église en Détresse a soutenu dans ce pays des projets à hauteur de six millions de dollars. L’aide a été accordée pour des activités pastorales, des intentions de messe, la construction d’une infrastructure cléricale ainsi que des aides d’urgence et de survie.

 

 

 


 

Communiqué – Karakoch: Des églises transformées en champs de tir

19.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Irak, Jaco Klamer, Voyager avec l'AED

Photo – Karakoch: Louis Petrus dans sa maison brûlée. « C’est ma patrie, je veux rester ici jusqu’à ma mort. »

Karakoch
Des églises transformées en champs de tir

 

Les habitants de Karakoch en Irak commencent à rentrer chez eux. Si le bonheur de retrouver leur terre natale est immense, les défis auxquels ils sont confrontés sont aussi grands. L’organisation terroriste État islamique (ÉI) a laissé ses marques partout ; maisons incendiées ou détruites, séminaires saccagés et églises transformées en champs de tir pour l’ÉI. À la fin de l’année dernière, Jaco Klamer, collaborateur d’Aide à l’Église en Détresse, a rencontré quelques personnes de retour après deux ans et demi.

« Je ne comprends pas comment les gens peuvent autant se nuire les uns aux autres », soupire Louis Petrus, un agent de sécurité. Aujourd’hui, il revient pour la première fois dans sa ville natale, Karakoch, ville chrétienne située près de Mossoul (Plaine de Ninive), qu’il a dû fuir le 6 août 2014, alors que ÉI envahissait la ville.

« Regardez ma maison : elle est endommagée, la plupart de mes meubles ont été volés et mes appareils ménagers sont cassés. D’autres habitants de Karakoch m’avaient préparé à ce qui m’attendrait dans la ville. J’avais entendu des histoires et vu des photos de la destruction causée par les djihadistes », continue-t-il.

« Maintenant que je vois la ville de mes propres yeux, je ne sais pas quoi ressentir. Les terroristes ont détruit beaucoup de ce que je possédais, mais quand je vois les dommages dans les maisons de mes voisins, je me dis que j’ai eu de la chance, car beaucoup de maisons ont été brûlées ou sont même complètement détruites. J’ai été béni. »

 

Père Sharbil: « Malgré tous ces dégâts, j’ai de l’espoir pour l’avenir »

Une église devenue centre militaire

Aujourd’hui, le Père Sharbil Eeso, un prêtre catholique de 72 ans, arrive dans la ville libérée qu’il avait dû quitter pour la troisième et dernière fois le 17 août 2014. Le chaos règne dans le séminaire et le bureau adjacent : à la recherche de trésors cachés, les occupants ont arraché les plafonds. Des statues ont été détruites, tous les papiers sont éparpillés par terre. « Nous ne pouvons pas encore mettre de l’ordre », dit-il en époussetant son chapeau de prêtre, tout juste retrouvé dans le fouillis.

« Il faut tout d’abord évaluer soigneusement les dégâts et les documenter minutieusement. Cela ne pourra commencer que lorsque la ville sera sûre. La semaine dernière, un djihadiste est sorti du système de tunnels que l’ÉI a aménagés sous la ville. L’armée l’a immédiatement abattu : le garçon avait peut-être treize ans. »

Visiblement, les djihadistes ont apprécié les églises de Karakoch. L’église syriaque catholique Saint-Georges a été transformée en fabrique de bombes. Elle a été fonctionnelle jusqu’au départ précipité de l’ÉI. D’ailleurs, on y trouve encore des centaines de bombes et de grenades, de toutes les formes et de toutes les tailles, toujours fonctionnels. En plus de ces nombreuses munitions, il y a tout un cocktail de produits chimiques qui, utilisés dans les bonnes proportions, s’avère toujours mortels.  « Malgré tous ces dégâts, j’ai de l’espoir pour l’avenir », dit le Père Sharbil en riant. « Si notre sécurité est garantie, les chrétiens peuvent continuer à vivre en Irak. » Mais il estime que chrétiens occidentaux doivent les aider. « Les chrétiens du monde occidental pourraient faire de leur mieux pour assurer notre protection. Je veux revenir à Karakoch quand il y aura à nouveau l’électricité et l’eau. Toutefois, je pense que la sécurité est la condition principale pour un retour. »

 

Karakoch, automne 2016. Monsieur Jozef constate les dégâts dans la maison qu’il a dû quitter il y a deux ans et demi.

Modification des frontières?

Louis Petrus a également la ferme intention de retourner à Karakoch : « Je ne veux pas quitter l’Irak, à moins que tous les habitants ne reviennent pas ou qu’ils s’en aillent. Mais si deux ou trois familles reviennent à Karakoch, je vais le faire aussi. C’est mon pays. Dès que la ville sera sûre et que nous recevrons l’autorisation de vivre à nouveau ici, je veux reconstruire ma vie à Karakoch. C’est ma patrie, je veux rester ici jusqu’à ma mort. »

Le député assyrien Yacoob G. Yaco se rend presque quotidiennement dans le territoire libéré pour rester informé des progrès réalisés au front. Il encourage également les volontaires de l’Unité de protection de la plaine de Ninive (NPU). Aujourd’hui, il parle au général Faris Abderlahad Yacub (54 ans), qui coordonne les missions de l’armée volontaire dans la plaine de Ninive.

Les deux hommes ne s’en cachent pas : ils ont perdu leur confiance dans les peshmerga kurdes, parce ceux-ci les ont abandonnés quand l’ÉI a envahi leurs villes et villages. C’est pourquoi ils sont convaincus de l’importance d’une force de sécurité et de la création d’une oasis chrétienne dans La Plaine de Ninive.

Yacoob G. Yaco, l’un des cinq membres chrétiens permanents du parlement kurde, représente la communauté chrétienne irakienne. « Il règne beaucoup d’agitation et d’incertitude parmi les chrétiens irakiens », nous dit-il. « Les Kurdes soutiennent l’Irak dans la lutte contre l’État islamique et la reconquête de Mossoul et des villes et villages environnants. Les habitants en sont reconnaissants, mais beaucoup de chrétiens soupçonnent le gouvernement irakien de donner des terres aux Kurdes en retour », explique le député. Ce que nient et le gouvernement, et les kurdes. « Ces derniers creusent des tranchées profondes et construisent de hautes clôtures qui, selon eux, sont destinés à stopper l’ÉI. Cependant, ces travaux sont réalisés non pas sur leur territoire, mais dans La Plaine de Ninive… Beaucoup de chrétiens craignent que ce ne soit pas temporaire, mais le début d’une modification permanente de la frontière. »

 

Nisan Karromi (59 ans), le maire de la ville, constate les dégâts.

Passages secrets

« Nous voulons vraiment revenir à Karakoch avec nos enfants », explique Nisan Karromi (59 ans), le maire de la ville, qui y est retourné le 23 octobre, alors que l’issue de la bataille n’était pas encore claire. Aujourd’hui, Nisan Karromi se rend dans son ancien bureau et constate que les djihadistes n’ont témoigné d’aucun respect pour sa fonction : la plaque portan

t son nom est tombée par terre, brisée, et presque tout l’inventaire de son bureau a été détruit. Il estime qu’il « va falloir beaucoup de temps jusqu’à ce que tous les dommages soient réparés ».

« Certains habitants de la ville ont tout perdu à cause  de l’État islamique et quelques-uns n’ont retrouvé que les décombres de leurs maisons incendiées. Nous devons non seulement reconstruire cette ville, mais aussi indemniser les gens pour les dommages subis.»  Par contre, le maire estime que c’est la communauté internationale qui doit apporter son aide, « comme le gouvernement irakien est en crise » afin de « rendre l’Irak à nouveau habitable. »

« Avant que nous puissions commencer à nettoyer et reconstruire, il faudra dresser la liste des dégâts », explique le maire. « De toute manière, nous ne pourrons pas commencer à reconstruire, parce que le service de sécurité soupçonne qu’il reste encore des combattants de l’ÉI dans les galeries souterraines de la ville. Toutes les maisons n’ont pas encore été fouillées pour y déceler ces passages secrets. Récemment, deux djihadistes d’apparence asiatique ont été aperçus à Karakoch, mais ils ont disparu avant que nous puissions les arrêter. »

Depuis 2014, Aide à l’Église en Détresse a soutenu les chrétiens d’Irak grâce à plus de 29 millions de dollars, destinés à des projets d’aide d’urgence, à de l’aide alimentaire, à l’éducation et grâce à des moyens de subsistance destinés aux personnes déplacées.

 

Jaco Klamer pour l’Aide à l’Église en Détresse,

Adaptation Mario Bard, bureau canadien

 


 

Projet de la semaine AED : une salle polyvalente en Inde

18.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Construction, Inde, Voyager avec l'AED

Inde

Une salle polyvalente pour la paroisse d’Ambadochar

 

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, ici Madhya Pradesh en février, 2016: L’évêque A. Arokia Sebastian Durairaj 

La paroisse d’Ambadochar est située à 91 km de la ville de Khandwa, dans l’État fédéral du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde. C’est une paroisse rurale isolée d’environ 200 familles catholiques dont s’occupent les Missionnaires de la Société du Verbe divin. La paroisse y est en plein essor.

Les gens qui vivent ici font partie de minorités ethniques et se désignent comme des « Adivasi » (habitants d’origines). L’heureux problème est que l’on a maintenant un besoin urgent; celui d’un lieu où la messe — et les autres offices religieux, les rassemblements de prières, les retraites, la catéchèse, les activités pour les enfants, les adolescents et les femmes, puissent se dérouler dans un nouveau bâtiment; l’ancien lieu construit en torchis dont disposait la paroisse menace à tout moment de s’effondrer, en plus d’être devenu beaucoup trop petit.

Par contre, cette construction, devenue essentielle pour une paroisse en plein essor, ne pourra être réalisée seulement grâce aux fidèles. La plupart d’entre eux sont pauvres et ne peuvent offrir le financement qu’il faut pour cette réalisation. La moitié de la population vit au jour le jour, en dessous du seuil de pauvreté, et tire sa nourriture de sa propre production agricole.

D’autres paroissiens travaillent comme ouvriers agricoles. Certains doivent s’endetter quand quelque chose d’inattendu survient et qu’ils contractent un prêt; mais les taux d’intérêt astronomiques les empêchent de rembourser, et ils sont alors mis en servitude, laquelle se poursuit sur plusieurs générations.

Par ailleurs, des maladies telles que le paludisme et la tuberculose sont très répandues, et beaucoup de gens souffrent de malnutrition. Enfin, la plupart des adultes ne savent ni lire ni écrire, et peu d’enfants vont à l’école.

 

Voyage pour visiter les projets en Inde, février 2016

Le Père Pankratius Xalxo donc du soutien à Aide à l’Église en Détresse afin que la paroisse dispose enfin de son propre bâtiment pour y tenir ses activités. Nous avons promis 43 500 dollars.

 

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Projet de la semaine AED : du transport vital

11.01.2017 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, Motorisation, Motorisation, PROJETS AED, Religieuses, Tanzanie, Voyager avec l'AED

Tanzanie
un véhicule pour la paroisse de Namswea

Située au sud de la Tanzanie dans le diocèse de Mbinga, Namswea est une paroisse immense qui compte plus de 11 300 fidèles et compte treize sites extérieurs où se déroulent les célébrations liturgiques et les temps de catéchèse. Certains d’entre eux sont situés jusqu’à 50 kilomètres!

Les enfants de  la paroisse de  Namswea reçoivent leur Première Communion 

 

Cela fait longtemps que les prêtres qui travaillent ici espéraient un véhicule. Avec pareille distance, ils ne pouvaient se rendre facilement et aussi souvent qu’ils le voulaient en visite sur ces sites. Et bien que la catéchèse ait toujours été assurée par des catéchistes dévoués, les habitants des localités très éloignées n’avaient pas l’occasion de participer à la messe ni de recevoir les sacrements.

Sans compter toutes les personnes qui dépendent d’une aide matérielle et médicale. À défaut de véhicule, cette aide ne pouvait leur parvenir. Beaucoup de gens malades auraient pu être sauvés s’il avait été possible de les amener dans une clinique…

 
Nos bienfaiteurs ont offert 27 550 dollars pour l’achat d’un véhicule tout terrain, solide et adapté au mauvais état des routes. Une belle surprise pour le Père Odin Kapinga, qui a déclaré avec joie et gratitude : « Je prie pour vous, je ne peux rien dire d’autre que cela ».

Maintenant, les gens des villages éloignés n’ont plus à attendre en vain qu’un prêtre vienne distribuer les sacrements, rende visite aux malades et aux nécessiteux afin de les conseillers. Merci du fond du cœur à tous les bienfaiteurs!


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