Voyager avec l’AED

 

Projet de la semaine AED: Centrafrique

16.08.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Cameroun, Centreafrique, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Centrafrique et Cameroun

Formation pour 39 jeunes carmes

 

Très tôt, certaines personnes savent exactement ce qu’elles veulent. Dès l’âge de cinq ans, le petit Jean Thierry Ebogo du Cameroun sait qu’il veut devenir prêtre. Pour lui, être prêtre signifie « être Jésus ». Quand il entre au Carmel en 2003 à l’âge de 21 ans, l’objet de ses rêves semble être à portée de main.

 

Malheureusement, à peine un an plus tard, une tumeur maligne est trouvée sur sa jambe droite. Tout est fait pour le guérir, mais, malgré l’amputation, la maladie progresse. Quand il est emmené en Italie en 2005 pour y suivre un traitement, il a déjà des métastases.

 

Le 8 décembre 2005 – fête de l’Immaculée Conception –, il prononce ses vœux perpétuels dans la chambre où il est hospitalisé. Son seul souci est de savoir s’il sera ordonné prêtre. Il endure de fortes douleurs en souriant et les offre en faveur des vocations sacerdotales et religieuses. « Je voudrais juste être guéri pour devenir prêtre », dit-il. Mais son plus grand rêve ne se réalise pas ; il meurt en odeur de sainteté le 5 janvier 2006, à l’âge de 23 ans. Une foule immense participe à ses funérailles. Nommé Serviteur de Dieu, son procès en béatification au niveau diocésain se termine en 2014 à Milan.

 

Des jeunes persévérants et « courageux »

Avant de mourir, le jeune Jean Thierry Ebogo promet d’offrir à l’Afrique une véritable « pluie » de vocations sacerdotales. Il semble avoir tenu parole puisqu’au Cameroun et surtout en République centrafricaine, l’ordre des Carmes déchaux reçoit de nombreuses vocations.

Au Cameroun, patrie de Jean Thierry Ebogo, douze jeunes hommes sont actuellement en formation. En République centrafricaine (RC), un pays où sévit une pauvreté extrême et qui fait régulièrement les grands titres à cause de la violence, 27 jeunes carmes suivent l’appel de Dieu et se préparent à faire leurs vœux perpétuels et à être ordonnés prêtres. Par le don de leur vie, ils veulent contribuer à ce que la paix dans leur pays puisse enfin devenir réalité.

Le père Cyriaque Soumbou, l’un des formateurs des futurs religieux à Bouar en RC, déclare : « C’est une joie de voir ces jeunes hommes qui, au milieu des vicissitudes de la vie quotidienne et en dépit de toutes les tentations, essaient de donner un sens à leur propre vie en se laissant conduire par l’Esprit saint, dans la recherche de la volonté de Dieu. Les jeunes séminaristes sont pour moi des perles précieuses, ils sont une raison de remercier, parce qu’ils sont l’avenir du Carmel thérésien ». Lui-même s’était senti attiré dès l’enfance par la solitude et la vie de prière des Carmes, mais aussi par la joie de vivre en communauté et le fait de se consacrer au service du prochain. Un exemple de vie donné par les missionnaires italiens qui ont amené l’ordre des Carmes dans sa patrie et qui y travaillent encore aujourd’hui. « Je suis sûr que cette joie intérieure n’est pas le fruit des efforts humains, mais que Jésus nous unit. Comme est douce la main du Seigneur qui veut m’accompagner ! Les enseignements de Sainte Thérèse d’Avila sont toujours clairs : l’humilité compte dans la vie religieuse. Il ne faut pas compter sur ses propres forces, mais sur la grâce de Dieu », raconte le père Cyriaque pour décrire ses expériences personnelles.

 

Fidèle à sa mission, Aide à l’Église en Détresse soutient les 39 jeunes Carmes de Bangui, Bouar et Yaoundé afin qu’ils puissent poursuivre leur formation, grâce à un montant de 35 478 dollars.

 

 

 


 

Projet de la semaine AED- Tchéquie

31.05.2017 in Tchéquie, Voyager avec l'AED

Tchéquie

Un lieu pour réveiller l’amour du Christ

 

Le 17 mai 2017, le Cardinal Miloslav Vlk, ancien archevêque de Prague, aurait célébré son 85e anniversaire. Quelques heures avant sa mort il y a deux mois, il a murmuré : « Le plus beau roi ». Quand on lui a demandé à qui il pensait, il a répondu : « À Jésus sur la Croix ». Ce furent ses derniers mots.

 

Embrasser la Croix, et avec elle le crucifié, n’ont pas été de vains mots dans sa vie. À l’époque où l’Église était persécutée par les communistes dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, il a dû attendre plusieurs années avant d’avoir le droit d’aller à l’université, parce qu’il avait refusé de devenir membre de l’association de la jeunesse communiste. Après avoir obtenu son baccalauréat, il a attendu 17 ans avant d’être ordonné prêtre, sans même savoir s’il verrait ce jour. Pendant onze ans, alors qu’il était déjà prêtre et curé et qu’il avait travaillé comme secrétaire de son évêque, le gouvernement lui a interdit d’exercer son sacerdoce. Tout ce temps, il a gagné sa vie comme laveur de fenêtres et comme archiviste ; il a exercé son ministère sacerdotal dans le secret. Il n’a cessé de répéter à quel point il lui a été difficile de faire ce sacrifice. Pourtant, il a raconté : « J’ai découvert que cette croix avait davantage servi à ma guérison et à celle des autres que si j’étais resté encore quelques années le secrétaire de l’évêque. […] L’époque où je lavais les fenêtres a été la plus bénie de ma vie. J’ai compris que je vivais mon sacerdoce en plénitude ».

« Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le moment sera venu » (1 Pierre 5,6). Ces mots ont accompagné Miloslav Vlk comme un leitmotiv durant toute sa vie. Il les a entendus alors qu’il était jeune homme, se sentant appelé à la prêtrise et ne voyant aucun moyen d’atteindre cet objectif. Quand il a été nommé cardinal en 1994, il a été ébranlé en entendant à nouveau ces paroles de l’épître de Pierre, qui se sont littéralement réalisées dans sa vie.

Le 25 mars 2017, il a été enterré dans la cathédrale Saint-Guy de Prague. Des centaines d’évêques et de prêtres du monde entier et des milliers d’habitants de la capitale et de toute la République tchèque lui ont rendu un dernier hommage. Il a été enterré dans l’église principale du pays, là où les rois tchèques ont été couronnés et enterrés. Mais son Roi était le Christ, le crucifié. Alors que son cercueil était descendu sous une dalle, on a pu entendre un chant monté dans la cathédrale remplie à craquer : « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat » (le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). Quand le cardinal murmura ses dernières paroles, « Le plus beau Roi », il avait à l’esprit Celui qui l’avait laissé participer pendant sa vie à ses souffrances et à sa solitude, et qui maintenant, l’accueille dans l’éternité.

Une foi vécue attire

Le plus grand désir du cardinal était de réveiller l’amour pour le Christ en République tchèque. Un défi de taille après la période communiste. Cet ami de notre Œuvre aimait dire qu’au soutien accordé pour la reconstruction de l’église dans son archevêché de Prague, il a répondu « par une autre monnaie – la prière ».

Aujourd’hui encore, il y a beaucoup à faire pour l’Église : de nombreux bâtiments dont elle a été expropriée ne lui ont toujours pas été rendus par le gouvernement et beaucoup sont en très mauvais état. Par contre, ce sont surtout les âmes de la population qu’il faut reconstruire. En effet, la République tchèque est le pays le plus athée d’Europe.

Cependant, quand les gens voient que la foi est vraiment vécue, il y a des jeunes qui la redécouvrent et demandent le baptême. Ainsi se forment des paroisses dynamiques avec des familles jeunes qui éduquent leurs enfants dans la foi et jettent les bases de l’avenir de l’Église.

C’est en ce sens que le Projet de la semaine est particulièrement important afin d’accomplir le vœu du Cardinal Vlk.

La communauté catholique du Chemin Neuf s’est installée à Tuchomerice, une localité située non loin de Prague. Cette communauté internationale – 2000 membres dans une trentaine de pays dont le Canada – est très active : elle organise des rencontres pour les adolescents, les jeunes adultes et les couples, des retraites, des groupes de prière et une école biblique. La messe est célébrée chaque jour et il y a les laudes chaque matin. L’adoration eucharistique est également proposée. La maison est également utilisée pour les groupes, si bien que le travail de la Communauté profite non seulement aux habitants du village, mais aussi aux fidèles d’autres parties de l’archidiocèse.

La chapelle et la salle à manger ont déjà pu être achevées grâce à votre aide. Seize chambres sont maintenant offertes, mais les aménagements ne sont pas encore terminés.

Nous aimerions continuer à les soutenir avec à une aide de 36 500 $.

 


 

Projet de la semaine – Construire une église solide au Philippines

17.05.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AED, AED Canada, Aide à l'Église en détresse., Construction, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Philippines


Une église pour une présence forte !

 

Au sud des Philippines, l’île de Basilan fait partie de l’archipel de Mindanao. Ici, contrairement au reste du pays, les catholiques sont en minorité ; les musulmans y forment la majeure partie de la population.

Malheureusement, les combattants islamistes d’Abu-Sayyaf veulent y établir « l’État islamique de Mindanao », et ils se qualifient eux-mêmes de guerriers islamistes. Par contre, la communauté internationale et la population philippine les considèrent comme des terroristes et des criminels. Ils répandent la terreur par leurs attentats à la bombe et les enlèvements qu’ils commettent.

 

Un moyen pour les catholiques de mieux se faire respecter par la majorité musulmane est d’avoir des signes d’une présence forte, dont une église qui soit en bon état. Depuis 40 ans, la paroisse Saint-Antoine, située dans la ville de Lamitan, possède une église. Mais aujourd’hui, elle est presque entièrement délabrée et elle est devenue beaucoup trop petite, car le nombre de paroissiens qui la fréquentent ne cesse d’augmenter. Construire une nouvelle église est la solution, mais les fonds manquent ; les gens sont pauvres et ne pourraient contribuer financièrement à ce projet.

 

L’évêque du diocèse où se trouve Saint-Antoine, Mgr Martin S. Jumoad, nous écrit : « Nous voudrions construire une église solide qui diffuse le message de la stabilité et de la cohésion, ainsi que de la foi forte du peuple de Dieu. Les musulmans respectent les gens qui sont forts et unis, et qui vivent une vie de prière. Avec une église solide, nous serions respectés, et j’espère que cela apportera la paix à notre pays ».

 

Pour les 700 fidèles en moyenne qui fréquentent régulièrement la messe, notre aide s’élève à 43 500 $.

Photo: Renovation and expansion de la paroisse St. Antonio de Padua à Barangay Sta. Clara, ville de Lamitan 

 

 


 

Communiqué – Nigeria – Infiltration terroriste au gouvernement ?

05.05.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, John Pontifex, Mario Bard, Mgr Joseph Bagobiri, Nigéria, Voyager avec l'AED

Nigeria

Infiltration terroriste au gouvernement ?

Montréal/Surrey/Königstein, 05.05.2017 – Dans une entrevue exclusive accordée à Aide à l’Église en Détresse, un évêque accuse les autorités nigérianes de livrer des armes à un réseau terroriste islamiste qui aurait infiltré les gouvernements régionaux et le fédéral*.

Ces accusations font suite à l’attaque du 15 avril dernier à l’extérieur d’une église de village, située près de la ville de Kaduna (plus d’un million d’habitants). Les assaillants, des bergers islamistes peuls, ont tué 12 personnes, dont 10 catholiques en pleine célébration de la Veillée pascale.

 

Mgr Joseph Bagobiri, évêque de Kafanchan, dans l’État de Kaduna (nord du pays), a déclaré que le gouvernement ne fait presque rien pour enrayer « une vague de terreur » lancée par les bergers islamistes peuls, entre autres contre les chrétiens. Il estime que cette vague a coûté la vie à 1 000 personnes juste l’année dernière.

 

Décrivant les extrémistes peuls comme une « organisation sœur » du groupe terroriste Boko Haram, Mgr Bagobiri affirme que malgré de nombreux signalements concernant les assaillants, aucune arrestation n’a eu lieu. L’évêque a qualifié les « bergers islamistes peuls… de troisième organisation terroriste la plus meurtrière au monde actuellement ».

 

« … les charniers s’accumulent autour de nous » 

Nigeria, village d’Asso: les corps de trois des 12 victimes, lors de leur enterrement.

 

Selon lui, « étant donné la nature complexe des armes utilisées pendant les opérations [des islamistes], il y a lieu de penser que des proches au gouvernement et dans l’armée aient pu leur fournir ces armes. Au Nigeria, les Peuls sont actuellement responsables des douanes, de l’immigration et du Ministère de l’Intérieur. Il est donc aisé de transporter des armes dangereuses à travers nos frontières, sans que personne ne les empêche. Quand des armes sont découvertes, elles sont souvent remises à la police ou à d’autres organismes de sécurité, et l’on n’entend plus parler de ces armes.» L’évêque estime que les gouvernements, tant fédéral que ceux des États, ont « plus de sympathies pour les agresseurs que pour les victimes ».

 

À propos des chrétiens assassinés ainsi que des déplacements de population au Nigeria, il a déclaré : « C’est exactement ce que les djihadistes peuls font aujourd’hui dans le sud de l’État de Kaduna, région de la ceinture centrale, ils font aussi des incursions dans le sud-est et le sud-ouest du Nigeria ». Selon lui, « le nombre de décès semble augmenter de jour en jour, et les charniers s’accumulent autour de nous ».

 

Charcutage islamique et fraude électorale

 

Selon Mgr Bagobiri, la stratégie des terroristes peuls et les moyens utilisés lors de la dernière attaque incluaient un véhicule pour pouvoir s’enfuir, et des « armes sophistiquées » pour tuer les chrétiens réunis en prière. Dans l’homélie prononcée lors des funérailles de certaines des victimes, il a déclaré : « Nous pouvons voir qu’il existe un programme bien rodé et fortement subventionné d’élimination systématique ». Il a appelé le gouvernement à inverser le charcutage électoral islamiste qui, estime-t-il, est une politique de fraude électorale imposée au peuple afin d’exclure les chrétiens. « La délimitation des circonscriptions et l’implantation des bureaux de vote, qui dans le passé ont été réalisées de manière arbitraire et frauduleuse afin d’assurer en amont un trucage du vote en faveur d’une religion et d’une partie de la population de l’État de Kaduna, doivent être revues et corrigées à l’aide de données tant géographiques que numériques jusqu’à présent ignorées ».

Les funérailles de victimes des attaques du 15 avril, tués lors de la Veillée pascale.

 

« S’il vous plaît, trouvez un moyen d’attirer l’attention du monde sur cette menace des activités terroristes des bergers peuls », a-t-il demandé.

 

Aide à l’Église en Détresse aide les chrétiens persécutés au Nigeria – en soutenant les victimes d’atrocités, en remettant des honoraires de messe aux prêtres pauvres et persécutés, en aidant à réparer les églises et en soutenant l’achat de véhicules pour des membres du clergé afin qu’ils puissent exercer leur ministère dans les régions éloignées.

 

*Le Nigeria est une République fédérale dont le modèle s’inspire des États-Unis.

 

Article original en anglais écrit par Murcadha O’Flaherty et John Pontifex, ACN International
Adaptation française pour le Canada: Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada


 

Purchase of a boat for the catholic community Mar a Dentro in Belém

Projet de la semaine AED : porter une Bonne Nouvelle en bateau!

26.04.2017 in Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Brésil, Motorisation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Brésil

Un bateau porteur d’une Bonne Nouvelle

 

La communauté catholique « Mar a Dentro » tient un centre dans la ville de Belém, au nord du Brésil. Elle y organise des rencontres de prière, invite à l’adoration eucharistique, prépare les jeunes à la confirmation et les jeunes couples au sacrement du mariage. Par ailleurs, elle s’occupe de 60 enfants et propose des conseils psychologiques. Mais les membres de la communauté sortent de la ville.

Ces enfants ne sont pas de la ville, mais grâce au bateau, ils sont aussi rejoints par l’Église.

 

Fidèles aux paroles que Jésus avait adressées à Pierre, « avance au large ! » (Lc 5, 4) –auxquelles se réfère le nom de la communauté –, les membres s’occupent depuis neuf ans des personnes qui vivent dans la région amazonienne du nord du Brésil, sur les rives des fleuves et sur les îlots situés au milieu de la jungle. Leurs villages ne sont accessibles que par bateau.

 

Par son apostolat, la communauté assure une présence continue de l’Église catholique dans cette région difficile d’accès. Les gens qui y vivent sont dans le besoin à tous égards. Ils ont besoin d’accompagnement pastoral, d’aide psychologique et matérielle, de conseils et d’assistance dans leurs nombreuses épreuves. Jusqu’à présent, les visites des assistants ont permis à 400 familles de grandir dans la foi, d’apprendre à connaître plus profondément la Bonne Nouvelle, et de participer à la vie de l’Église.

 

Sur les rives de la forêt amazonienne, la Bonne Nouvelle est accueillie.

Elles reçoivent aussi des conseils pour faire face à leurs problèmes sociaux et sont soutenues matériellement grâce à une distribution de produits de première nécessité. Une centaine de bénévoles se relaient pour cet apostolat qui les amène littéralement en marge de la société. Beaucoup d’entre eux font bénéficier les personnes en détresse de leur expérience professionnelle.

 

Jusqu’à maintenant, les assistants ne disposent que d’un vieux bateau en bois qui est en très mauvais état. Les membres de cette communauté catholique ont donc absolument besoin d’un nouveau bateau qui soit plus solide afin de pouvoir mieux résister aux conditions difficiles. De plus, les déplacements effectués avec un bateau de meilleure qualité seraient plus rapides, plus efficaces et plus sûrs, si bien qu’ils pourraient visiter plus souvent la population.

 

Nous voudrions aider à l’acquisition d’un nouveau bateau ;
pour cela, nous donnerons un montant de 49 100 dollars.
Merci de nous aider à les aider dans ce ministère unique !


Vues d’ailleurs – AED sur Radio VM

14.04.2017 in Aide à l'Église en détresse., AMOUR, Niger, Non classifié(e), Radio Ville Marie, Radio VM, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Cette semaine à Vues d’ailleurs,
votre porte ouverte sur l’Église du monde
!

Mère Marie-Catherine Kingbo, sur les ondes de Radio VM.

 

Vues d’ailleurs parle de Sœur Marie-Catherine Kingbo, le lundi 17 avril prochain, à 20 h

 

Cette religieuse d’origine sénégalaise vit maintenant au Niger. Elle a reçu un appel : celui de fonder une communauté dédiée à montrer le visage d’Amour de Dieu à la population musulmane (majoritaire à 98 % !) Une présence exempte de prosélytisme qui se veut une réponse concrète d’Évangile : éducation, soins de santé, présence auprès des femmes. Écouter cette femme à la vocation inusitée ! Merci à Caroline van Pradelles d’AED-France pour son soutien à la réalisation de cette émission.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.

L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.


(Animation et recherche : Mario Bard.)


 

Succès AED : soutien aux victimes d’un attentat au Pakistan

13.04.2017 in Pakistan, PROJETS AED, Subsistance, Voyager avec l'AED

Succès AED : 

soutien aux victimes d’un attentat

En mars 2015, un attentat suicide perpétré contre l’église Saint-Jean de Youhanabad au Pakistan a fait une vingtaine de mort, et blessé plus de quatre-vingt autres.

 

Les familles touchées par cette tragédie sont pauvres ; dans cet acte barbare, elles ont perdu la personne qui était le soutien de famille, ou bien ont dû payer pour les frais des traitements médicaux.

 

Notre soutien de 29 000 dollars a permis de soulager une partie de cette détresse, par l’achat de médicaments, de nourriture et d’autres articles de première nécessité.

S’il n’y a pas eu plus de victimes dans l’attentat, c’est grâce à l’intervention courageuse d’Akash Bashir, âgé de vingt ans, qui s’était porté volontaire pour la faire de la surveillance. Il avait déjà remarqué devant l’église le kamikaze qui portait une ceinture d’explosifs sous ses vêtements. Akash a réussi à le retenir et ce dernier s’est donc fait exploser sans avoir pu pénétrer à l’intérieur de l’église. Le jeune homme a été tué, mais par sa mort il a sauvé de nombreuses vies, car il y avait six cents personnes dans l’église. L’aide de nos bienfaiteurs a également permis de soutenir sa famille. « Les mots ne peuvent décrire la douleur que nous ressentons à la perte de ces héros et martyrs », nous a indiqué le père Francis Gulzar.

« Des milliers de personnes se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à ceux qui ont été tués lors de l’attentat ».

Mgr Sebastian Shaw, évêque du diocèse de Lahore où est situé l’Église martyre, vous remercie pour l’aide fournie et dit à propos d’Aide à l’Église en Détresse (AED) : « L’AED est non seulement une œuvre de bienfaisance, mais c’est aussi un mouvement qui encourage à être miséricordieux, à faire confiance et à prier. L’AED nous soutient dans nos difficultés par la prière, par des paroles de bonté, elle aide les victimes qui ont besoin de miséricorde, elle nous aide à bien des égards par des œuvres de miséricorde, et elle nous aide à aider les autres à être miséricordieux ».

Merci pour le soutien que vous donnez à l’Église martyre !

 


 

 

Niger – Le témoignage de Mère Marie-Catherine KINGBO (Niger)

10.04.2017 in Aide à l'Église en détresse., Niger, Religieuses, Voyager avec l'AED

Nuit des Témoins

T E M O I G N A G E

Nous sommes au début du mois de janvier 2015. Les medias parlent partout des caricatures de Mahomet dans le journal de Charlie Hebdo en France et la tension monte au Niger : les 16 et 17 janvier des manifestants nigériens surexcités se mettent à saccader et brûler des églises, des écoles, des maisons de religieuses et de particuliers chrétiens. Les régions les plus touchées sont Zinder et Niamey.

Le feu couve aussi à Maradi et dans d’autres régions. Nous, des religieuses catholiques installées au Niger depuis 2006, nous nous attendons au pire. Dans certains pays d’Afrique, les populations associent le christianisme à l’Occident. Des Nigériens, dans les villages, ont même pensé qu’à ma naissance, j’étais blanche puisque je suis catholique ! Vous voyez… ce que vous faites en Occident, a un impact sur nous, les chrétiens. D’autant

Niger, diocèse of Maradi in 2016 – aide d’urgence

plus au Niger, où il y a 98% de musulmans ! En ces moments de souffrance et d’inquiétude, ma prière quotidienne s’inspire de cette interpellation divine dans la bouche du prophète Michée : « Oh ! Mon peuple ! Que t’ai-je fait en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi ? ». Oui, ce peuple qui a bénéficié de tant de soins, d’éducation, d’amour de l’Eglise au Niger, qui est venu frapper plusieurs fois à nos portes, de jour comme de nuit, pour recevoir de la nourriture et sortir de sa misère, c’est ce même peuple qui s’est retourné contre nous,  pour nous jeter des pierres, brûler nos églises, et veut nous empêcher de porter une croix.

N’eut été l’intervention de la sécurité publique en ce mois de janvier 2015, nous n’aurions pas été épargnées. Dans la communauté dont je suis la supérieure générale, nous étions une vingtaine de sœurs et novices. Certaines avaient peur. Alors je leur ai posé la question suivante : voulez-vous partir ou rester ici ? Aucune n’est partie, malgré la peur et l’insécurité. Nous sommes restées barricadées, sans avoir la messe pendant 3 semaines. On adorait, on priait, comme d’habitude. J’avais confiance en Dieu et dans la population que nous aidions.

Vous savez, ça fait 11 ans que je suis venue du Sénégal pour aider la population nigérienne, comme Dieu me l’avait demandé. Un jour de 2005 que je suivais un cours sur l’Islam, j’ai compris comment les musulmans voyaient le Christ. Pas comme le fils de Dieu mort sur la croix et ressuscité mais comme un simple prophète. J’ai été bouleversée parce qu’ils ne connaissaient pas ce Dieu amour et bonté. Alors j’ai été comme interpelée par le Christ à travers cette phrase : « Maintenant que tu sais, fais connaître mon vrai visage dans un milieu musulman.  Construis-moi une maison qui incarne mon visage et mon amour dans un milieu musulman ». Ainsi le Seigneur me demandait d’être son témoin. Le lieu de la mission s’est précisé au cours d’une prière : « Pars au Niger ».

En 2006, je suis partie pour ma nouvelle mission, accompagnée d’une jeune postulante sénégalaise et nous avons fondé la première congrégation religieuse autochtone la : « Fraternité des Servantes du Christ », avec l’accord de l’évêque du diocèse.

L’objectif était de manifester le visage de tendresse du Seigneur, pas d’obliger les musulmans à devenir chrétiens. Nous avons commencé à sillonner les villages pour nous entretenir avec les populations afin de mieux les connaître. Nous nous sommes rendu compte de la précarité dans laquelle vivait une bonne partie des habitants, en particulier les femmes et les enfants. Il fallait y remédier. Par exemple, nous avons rencontré Absou, 27 ans, 6 enfants, un mari aveugle et sans travail. Nous avons embauchée Absou dans notre centre de nutrition et de santé pour les enfants et les femmes enceintes.
Nous avons aussi réalisé que certaines fillettes étaient données en mariage dès l’âge de 11-12 ans et que certaines en mourraient en donnant naissance à leur premier enfant. C’est là que nous avons commencé à organiser des sessions de formation pour les mamans, les jeunes filles, les chefs des villages, les jeunes garçons, les imams. Nous voulions aussi faire réfléchir sur la radicalisation de certains jeunes, les prêches de quelques imams qui incitent à la violence, les conséquences des actes perpétrés par les terroristes à travers le monde.

Proche de Niamey en 2015 – 4 voitures brûlé, appartenant aux religieuses

En 2007, la première session des imams et des chefs de village a regroupé 24 participants. C’était incroyable ; on n’imaginait pas que de telles personnalités répondent à l’appel d’une femme, religieuse et étrangère ! Le plus marquant, c’est quand je leur ai posé la question : « vous n’êtes pas gêné qu’une religieuse étrangère et catholique, bouscule les mentalités ? ».
L’un d’eux m’a fait une réponse surprenante et encourageante : « Ce qui nous réunit, ce n’est ni la religion, ni l’ethnie, mais l’amour ». Là, il ne le savait pas, mais il parlait déjà de Dieu.
Actuellement, plus d’une centaine d’imams et de chefs de village assistent à ces rencontres tous les ans.

Aujourd’hui, oui, les mentalités ont évolué de manière positive. Une femme nigérienne, ancienne musulmane, est entrée dans notre communauté pour devenir religieuse ! A l’âge de 15 ans, elle a senti le désir de se tourner vers le Christ, de se convertir et d’entrer dans la Vie consacrée. Cela n’a pas été sans difficulté. Elle a été rejetée par sa famille qui ne voulait plus avoir de contact avec elle mais qui a fini par l’accepter à nouveau.
Il y a même un dignitaire musulman de notre quartier qui nous a confié sa fille âgée de 7 ans pour qu’elle soit interne et catholique. Elle a commencé l’éveil de la foi et fréquente notre préscolaire.

 

Nuit des témoins – France (cahédrale de Paris) 2017

 

Mais il y a encore du chemin à faire dans les cœurs. En décembre dernier, un groupe de jeunes a interpelé violemment un de nos ouvriers juste parce qu’il travaillait pour nous, des sœurs. Plus d’une fois, nous avons été victimes de jets de pierres sur notre toit, pendant les offices du soir. Un jour de Noël, devant la porte de notre maison, des enfants sont venus nous injurier. Face à de tels agissements, depuis Octobre 2014, deux policiers restent postés à l’entrée de notre habitation 24 h/24 h.

Venues d’horizons divers : du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal et du Tchad, nous, les religieuses de la Fraternité des Servantes du Christ, nous avons tout quitté pour révéler le vrai visage du Seigneur qui n’est qu’AMOUR. Nous puisons notre force dans ces paroles du Christ : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Conclusion
A vous tous qui nous soutenez et à tous les téléspectateurs je veux dire : merci ! Malgré l’insécurité grandissante au Niger, c’est par votre persévérance dans la prière et votre soutien que nous serons sauvés et pourrons conduire des hommes et des femmes de toutes nations vers le Christ l’Alpha et l’Oméga.

 

Je vous propose de prier le « Je vous salue Marie » pour toutes les femmes qui souffrent.

 


 

 

 

 

Communiqué – Mgr Christian Lépine à Vues d’ailleurs

05.04.2017 in Mario Bard, Mgr Christian Lépine, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

COMMUNIQUÉ

Vues d’ailleurs accueille Monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, le lundi 10 avril prochain, à 20 h. 

 

Dans le cadre de la Semaine sainte, Mgr Lépine partagera sa vision de la fête de Pâques. Fête de la résurrection, fête de la victoire de la vie sur la mort, celle-ci n’empêche pourtant pas les violences, les guerres et les persécutions à caractère religieux d’êtres plus que jamais présentes en ce monde. Comment parvenir à marcher, animer par l’esprit de la résurrection de Jésus le Christ, malgré les grandes difficultés qui nous touchent ? Quelques éléments de réponses avec l’archevêque de Montréal, également membre du Comité international d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.
L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.

(Animation et recherche : Mario Bard)


 

Irak – plus de 200 millions nécessaires

30.03.2017 in #callitgenocide, ACN International, Adaptation Mario Bard, Communiqué, Eva-Maria Kolmann, Irak, Moyen-Orient, Voyager avec l'AED

Photo du haut: février 2017,
Batnaya, petite ville située à une quinzaine de kilomètres de Mossoul. Environ 850 familles chrétiennes y vivaient en 2014.

Irak, Plaine de Ninive

plus de 200 millions de dollars en dommage

 

Königstein/Montréal, 28 mars 2017 – L’État islamique (ÉI) a endommagé plus de 12000 habitations dans douze villages chrétiens de la plaine de Ninive. C’est ce que révèle une étude menée par Aide à l’Église en Détresse (AED), organisme international de charité catholique. De ce nombre, 669 maisons ont été entièrement détruites. L’œuvre pontificale estime que les frais de reconstruction seront largement supérieurs à 200 millions de dollars.

Une croix dans les débris, février 2017. Qaraqosh (ou Bakhdida) et plusieurs autres villages de la région sont libérés de l’ÉI. Le défi est maintenant de reconstruire.

 

Dans le cadre de cette étude, 1 500 familles réfugiées à Erbil (Kurdistan irakien) et originaires des régions concernées ont répondu à un questionnaire leur demandant si elles avaient l’intention de retourner dans leurs villages d’origines, maintenant libérés de l’ÉI. Sur les 1 308 familles qui ont répondu, 41 % d’entre elles ont assuré vouloir retourner dans leurs villages et 46 % ont indiqué qu’elles envisageaient un retour.

 

C’est une différence considérable, comparée au sondage réalisé par l’AED en novembre dernier auprès de 5 762 déplacés. Seuls 3,28 % des personnes interrogées avaient alors l’intention de retourner dans leurs villages. À cette époque, la sécurité était encore précaire dans la région libérée où se tenaient encore des combats.

 

L’exercice a également permis de relever que 57 % des personnes interrogées ont indiqué que leurs biens avaient été pillés et 22 % ont répondu que leurs maisons avaient été détruites. Tous les autres ne pouvaient donner de réponse concernant l’état actuel de leurs maisons ou de leurs biens. Un peu plus d’un quart des personnes interrogées (25,46 %) ont affirmé que les terroristes de l’ÉI leur avaient volé leurs documents personnels.

 

Actuellement, 14 000 familles déplacées, qui avaient fui Mossoul et la plaine de Ninive, vivent encore à Erbil. Cela correspond à environ 90 000 personnes, par rapport à 120 000 déplacés à Erbil en 2014. Aujourd’hui, 12 000 familles dépendent toujours de l’aide humanitaire d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Cette première étude d’Aide à l’Église en Détresse a été réalisée avec l’aide des collaborateurs de l’Église locale. Elle comporte trois volets : le premier évalue les dégâts causés par l’ÉI sur les habitations privées. Puis, les résultats concernant les établissements scolaires et hospitaliers ainsi que les bâtiments de l’Église viendront plus tard.