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Communiqué AED – le pape François en Égypte

27.04.2017 in AED Canada, AFRIQUE, Dialogue interreligieux, Égypte, Entrevue, Mario Bard, Moyen-Orient, Vues D'ailleurs

Le pape François en Égypte

« recoudre les liens avec l’Islam »

 

Montréal, mercredi 26 avril 2017 – Le père Samir Khalil Samir, jésuite, spécialiste de l’Islam et professeur à l’Institut des études orientales à Rome, était de passage dans les bureaux canadiens d’Aide à l’Église en Détresse jeudi dernier (20 avril 2017). Égyptien d’origine et né au Caire, nous lui avons demandé ce qu’il pensait de la visite du pape en Égypte, de l’importance du dialogue entre islam et christianisme et de la crainte de voir le Moyen-Orient se vider des chrétiens.
Extraits de cette rencontre.

Propos recueillis par Mario Bard,
Aide à l’Église en Détresse Canada

 

AED : Que diriez-vous au pape François à propos de son voyage en Égypte? Est-ce que vous lui diriez de rester à Rome ou bien d’y aller?

P. Samir: Je pense que, tel qu’il est, il faut qu’il y aille. Ce n’est pas quelqu’un qui a peur. D’autre part, si l’on examine les possibilités d’un attentat, je pense que l’Égypte, ne serait-ce que pour son honneur, fera l’impossible pour le protéger et s’assurer qu’il n’y ait aucun élément dangereux aux alentours. De ce point de vue, je pense que les choses devraient aller normalement.

Par ailleurs, il y a le caractère du pape François qui pourrait dire : ‘‘je ne crains rien et je suis au milieu du peuple. Et si je dois mourir, et bien je suis comme n’importe qui, simplement parce je me trouve dans cet endroit [où a lieu un attentat].’’  Donc, cela pourrait expliquer pourquoi il n’a pas renoncé à son voyage.

D’autant plus que ça fait longtemps qu’il veut recoudre les liens entre le Vatican et l’Islam. Et ceci, il me l’a dit personnellement à l’occasion d’une demi-heure en tête à tête que j’ai eue avec lui il y a quelques mois. Il m’a dit : « Pourquoi est-ce que j’insiste sur le fait que l’Islam est une religion de paix ? Parce qu’il nous faut d’abord refaire l’amitié avec les musulmans et avec Al-Azhar. »

Pourquoi faut-il « recoudre les liens » ? Que s’est-il passé?

Je rappelle le contexte ; il y a eu l’attaque à Alexandrie de l’église copte pour la fête de Noël, il y a six ans. Quelqu’un s’est fait exploser et il y a eu des dizaines de morts. Quelques jours après, le pape Benoît XVI qui rencontrait les ambassadeurs près le Saint-Siège a dit : « Je demande au président de la République d’Égypte de protéger les chrétiens. » À ce moment, l’Imam Ahmed el-Tayeb, recteur de l’Université Al-Azhar, a dit que cela était inacceptable que le pape se mêle de la politique égyptienne. Il a rompu les relations avec Rome. Aujourd’hui, après plusieurs essais infructueux, les relations ont repris. Et c’était le but principal du pape François; de rétablir les relations avec l’Islam et notamment avec Al-Azhar qui représente la majorité des musulmans du monde, c’est-à-dire 80 %. C’est une autorité morale, intellectuelle incontournable.

Père Samir, pourquoi est-ce important qu’il y ait du dialogue interreligieux avec l’Islam?

D’abord parce que l’Islam est la seconde plus grande religion du monde. Il y a plus de 1,5 milliard de musulmans, répartis dans presque tous les pays du monde. On ne peut pas l’ignorer. Ensuite, parce que l’Islam est une religion monothéiste, à côté du judaïsme et du christianisme. Et donc, il faut qu’on puisse dialoguer avec eux. Je pense que c’est ça qui est essentiel ; ce n’est pas un but politique. C’est de dire, essayons de nous entendre. De même qu’on mène le dialogue avec les Juifs.

On dit que le Moyen-Orient est en train de se vider des chrétiens. Qu’est-ce qui peut être fait pour que le vent change? Même des musulmans ne veulent pas que cette situation survienne.

La plupart des musulmans disent : ‘‘On a besoin des chrétiens’’. Il y a eu récemment en Égypte une émission de radio qui a impressionné tout le monde. Pendant huit minutes, le thème était les écoles chrétiennes qui ont formé l’intelligentsia de l’Égypte au 19e et au 20e siècle.

On voit aussi le Liban qui est le seul pays du monde arabe qui ait une certaine parité, précisément parce que ce sont les chrétiens qui l’ont construit, même si aujourd’hui, ils ne sont plus que 35 % de la population. Au parlement, les musulmans veulent qu’il y ait 64 musulmans et 64 chrétiens parce qu’ils disent que c’est essentiel. Ceci est reconnu par tous les musulmans qui réfléchissent.

D’autre part, sur la disparition des chrétiens du Moyen-Orient ; en Égypte, ce sont eux qui sont, pour ainsi dire, les autochtones ! On a conscience que si on veut maintenir la conscience nationale, on ne peut pas éliminer les chrétiens. Malheureusement, pour des motifs politico-économico-religieux, les chrétiens s’en vont de plus en plus. Et ce qui se passe en ce moment est voulu par ISIS (État islamique/Daesh). Mais, ce sont des fanatiques. Globalement, les musulmans ne sont pas fanatiques. Ils manquent de courage pour dire : on doit les arrêter. Au lieu de dire cela, ils disent : ça n’a rien à voir avec l’Islam, ce qui ne résout rien. Mais, au fond de leur cœur, la majorité des musulmans disent : non, ça, c’est une honte !

Maintenant, pour qu’ils restent, il faut les aider pour qu’ils puissent demeurer dans leurs maisons. En Égypte, ça ne pose pas de problème majeur à cause du grand nombre de chrétiens (près de 10 millions). Mais en Irak et en Syrie, où on a détruit les maisons des chrétiens, rester demande un courage énorme. C’est ce que font les patriarches, dont le patriarche Sako des Chaldéens de Babylone. Il lutte de toutes ses forces pour que les chrétiens ne migrent pas, pour qu’ils restent, pour sauver l’Église locale. Et c’est la même chose en Syrie.

Il faut les aider à rester. Les aider financièrement si on peut, mais aussi les aider moralement en les soutenant et en essayant d’arrêter ce crime qu’est ISIS. »

Aide à l’Église en Détresse va aider 3000 jeunes venus de partout dans le pays qui se rendront en pèlerinage au Caire pour participer à la visite du Pape François les 28 et 29 avril. Le voyage a débuté mardi 25 avril et comprend des célébrations liturgiques dans différents sanctuaires sur la route menant au Caire, la célébration de messes, des confessions, ainsi qu’une visite dans les hôpitaux du Caire le jour précédant l’arrivée du Saint-Père. Le groupe rassemble 250 représentants de chaque diocèse catholique égyptien, en plus des 1 000 participants originaires de la capitale.

 

 


 

Communiqué – Mgr Christian Lépine à Vues d’ailleurs

05.04.2017 in Mario Bard, Mgr Christian Lépine, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

COMMUNIQUÉ

Vues d’ailleurs accueille Monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, le lundi 10 avril prochain, à 20 h. 

 

Dans le cadre de la Semaine sainte, Mgr Lépine partagera sa vision de la fête de Pâques. Fête de la résurrection, fête de la victoire de la vie sur la mort, celle-ci n’empêche pourtant pas les violences, les guerres et les persécutions à caractère religieux d’êtres plus que jamais présentes en ce monde. Comment parvenir à marcher, animer par l’esprit de la résurrection de Jésus le Christ, malgré les grandes difficultés qui nous touchent ? Quelques éléments de réponses avec l’archevêque de Montréal, également membre du Comité international d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.
L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.

(Animation et recherche : Mario Bard)


 

Vues d’ailleurs – un témoin des témoins!

24.03.2017 in AED Canada, Mario Bard, Radio VM, Robert Lalonde, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Cette semaine à Vues d’ailleurs,
votre porte ouverte sur l’Église du monde !

Des témoins inspirants
pour la paix

Invité : Robert Lalonde, auteur et conférencier

 

Dans les pays touchés par la guerre, le traumatisme créé par un conflit peut laisser une blessure ouverte et profonde pendant des années. Une trace permet de petites guerres au quotidien, qui durent et qui durent ! À moins que des personnes décident enfin de sortir du cercle vicieux de la violence et qu’elles apprennent à se servir de ces traumatismes du passé afin de les transformer en force de paix pour le présent et le futur. Notre invité en a rencontré plusieurs. Il témoigne de l’inspiration produite en lui grâce à ces rendez-vous. Assez pour écrire un livre !

 

Soyez au rendez-vous dès 20 h,
le lundi 27 mars 2017, 20 h, à Radio VM.

En rediffusion le mercredi 29 mars à 19 h
et le samedi 1er avril à minuit.

 

Vues d’ailleurs, votre porte ouverte sur l’Église du monde !


 

Projet de la semaine de l’AED en Inde : aident pour la réconstruction

01.03.2017 in AED, Aide à l'Église en détresse., Inde, Marie-Claude Lalonde, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !

 


Projet de la semaine de l’AED en Inde: aident pour la réconstruction d’une église à Kandhamal

Dans le district de Kandhamal situé dans le diocèse de Cuttack Bhubaneswar, les chrétiens ont particulièrement été touchés par les violences interconfessionnelles de 2008.  Des gens du village de Bakingia ont été dans des camps de déplacés de 3 mois à 2 ans et tous ne sont pas rentrés.  Pour les quelque soixante familles qui sont revenues, il a fallu rebâtir les maisons détruites puis une fois cela fait, ils se sont tournés vers Aide à l’Église en Détresse pour obtenir de l’aide pour reconstruire l’église qui avait aussi été détruite.

Grâce aux dons de nos nombreux bienfaiteurs, les habitants du village peuvent se réjouir d’avoir une église bien à eux. Nous les avons soutenus pour 26 775$, mais leur joie vaut bien plus que ça!

 

Merci  de tout coeur!

 


Succès de l’AED – Une nouvelle église pour Rourkela

15.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Construction, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED


En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le diocèse de Rourkela en Inde, les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse contribuent à la vitalité d’une communauté paroissiale en participant au cofinancement de la construction d’une nouvelle église pour la nouvelle paroisse de Bihabandh.

Chaque dimanche, c’est 700 à 1000 personnes qui assistent à la messe.  La communauté est si enthousiaste qu’elle participe à la construction en transportant les briques et le ciment et en posant même les briques.  Ils sont si fiers de leur église.  Cette église, même incomplète, est une source de joie pour cette communauté.

Grâce aux bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse,

nous avons pu accorder une aide de 72 000$. 

 

Merci de tout cœur.

Faire un don

 


 

Soudan du Sud : l’Église soutient les réfugiés

20.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Maria Lozano, Soudan du Sud, Voyager avec l'AED

Photo: Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Soudan du Sud
Une lutte quotidienne pour les citoyens ordinaires

Situé au cœur de l’Afrique, le Soudan du Sud est la plus jeune nation du monde. Elle a acquis son indépendance du Soudan en juillet 2011. Une guerre civile a éclaté deux ans plus tard entre le parti gouvernemental —Armée populaire de libération du Soudan (APLS) — et l’opposition. Depuis, le conflit s’est transformé en guerre tribale d’une très grande brutalité.

En août 2015, les deux parties en conflit ont signé un accord qui n’a apporté qu’une trêve temporaire ; les combats ont repris l’été dernier. Entre-temps, les citoyens ordinaires du Soudan du Sud sont pris entre les fronts et souffrent de faim. Les Nations unies estiment que le pays compte 1,7 million de personnes déplacées, dont 75 % luttent pour survivre dans les trois États les plus durement touchés par les conflits : Unité, Nil supérieur et Jonglei.

L’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en détresse (AED) s’est entretenue avec un agent pastoral qui a souhaité conserver l’anonymat. Il a expliqué les origines de la crise et décrit le sort de la population.

 

Sud-Soudan, janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze.

AED : Pourriez-vous décrire la situation politique au Soudan du Sud ?

La frange de l’APLS partisane du président a gagné la bataille contre l’ancien vice-président, qui représente une tribu principale du Soudan du Sud. La situation est très complexe, car plusieurs tribus sont impliquées dans les combats, et l’armée réprime brutalement quelques tribus qu’elle considère comme des « rebelles ». L’armée est responsable de la mort de civils innocents et de la destruction de logements.

L’histoire de cette région est complexe et marquée par de nombreuses guerres. Le Soudan du Sud, où vivent majoritairement des chrétiens, s’est détaché du Soudan, principalement islamique. En outre, les entités traditionnelles tribales locales n’ont pas encore bénéficié des avantages du développement économique, social et politique.

Quel rôle joue la culture tribale dans le conflit ?

Dans les mentalités des tribus, l’unité sociale est l’élément le plus important, et encore aujourd’hui, chaque individu doit se mettre au service des clans en fonction des ordres du Conseil des Anciens. Beaucoup de tribus coexistent au Soudan du Sud, et luttent pour être en possession de bœufs, des symboles de pouvoir et de richesse. Dans ce conflit, il n’a jamais été question de haine ou de génocide. L’origine de tous les combats découle de la quête de richesse. Bref, il manque à la population sud-soudanaise un véritable sentiment d’identité nationale. L’allégeance à la tribu prime sur tout, ce qui mène souvent au conflit.

Janvier 2017: camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Cependant, aujourd’hui, les chefs des différentes tribus ne se battent pas pour des bœufs, mais pour le pouvoir politique et pour l’argent (par exemple le pétrole, le bois ou les ressources minérales). Ces élites se soucient plus de leur propre avantage que du bien-être des gens, dont beaucoup meurent de faim. L’inflation dans le pays a atteint 800 % !

L’un des pires aspects du conflit est peut-être que les chefs tribaux présentent leur lutte pour l’obtention du pouvoir politique et économique comme un conflit ethnique, ce qui n’est définitivement pas le cas. Les membres des différentes tribus ne se haïssent pas. Ils sont traumatisés par des guerres et des conflits qui n’en finissent plus. Ils veulent une société pacifique, mais l’ambition de leurs chefs est un obstacle à la paix.

Quel est l’impact du conflit sur les citoyens ?

Les gens ordinaires souffrent sous bien des aspects : d’abord, ils doivent abandonner leurs terres quand éclatent les conflits ; ils perdent tous leurs biens, leur bétail, leur maison, leurs terres. Ils deviennent des déplacés ou doivent même fuir leur pays, devenant ainsi des réfugiés. Dans les deux cas, ils sont forcés de vivre dans des camps, où il n’y a ni suffisamment d’eau et de nourriture, ni d’établissements scolaires. En bref, il n’y a pas d’avenir. Il est impossible d’y vivre normalement et les gens sont constamment en mode survie.

La plupart des familles ont perdu des proches à cause des combats. Certains ont été recrutés de force, dont des enfants. Les femmes subissent viols et violences, puis sont stigmatisées parce qu’elles ont été violées. L’inflation est si élevée que les gens ne peuvent presque rien acheter, ce qui les rend complètement dépendants de l’aide internationale, qui elle, s’avère insuffisante ! Il y a notamment une grave pénurie en soins médicaux, et le nombre de décès augmente parmi les personnes âgées, les femmes et les enfants.

Certains ont utilisé le terme de « nettoyage ethnique ». Est-il approprié ?

Je le répète, il n’y a pas de haine ethnique entre les membres des différentes tribus. Mais les actions des dirigeants du pays engendrent des hostilités qui, après tant de souffrances, surgissent parfois aussi par soif de vengeance. Une tribu locale qui subit des attaques de l’armée — sachant que la plupart des soldats appartiennent à une tribu différente — va naturellement réagir et entrer dans ce qui semble alors être un conflit ethnique.

Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Pourriez-vous décrire des incidents particuliers qui vous ont particulièrement ému ?

Deux travailleurs de l’un de nos projets ont été attaqués parce qu’on disait qu’ils étaient des rebelles. Ils ne voulaient pas être forcés à s’enrôler dans l’armée ni se rendre. Et bien, ils ont été torturés et brûlés vivants dans leurs petits « tukuls » (maison). Cela s’est produit il y a quelques semaines. [Heureusement], Grâce à l’aide d’une Église locale qui nous sert de base, nous soutenons plus de 3 000 personnes qui ont fui leurs maisons afin d’éviter le même sort. Dans une autre communauté, seules les maisons des ressortissants d’une certaine tribu — autre que celle des chefs locaux — ont été pillées et détruites. Leurs propriétaires ont perdu tout ce qu’ils possédaient. Des maisons incendiées et des cadavres sont chose habituelle au Soudan du Sud.

Quelle est votre mission dans ce pays ?

Nous sommes au Soudan du Sud pour encourager les gens et leur permettre de construire une société plus juste et plus pacifique. Nous travaillons avec l’Église catholique locale. Nous assurons donc la formation d’enseignants, d’infirmières, de sages-femmes et d’ouvriers agricoles. Nous formons aussi des agents pastoraux pour les préparer au travail d’évangélisation ainsi que pour œuvrer à la paix et à la réconciliation.

Nous exploitons également des centres d’études. Leurs étudiants appartiennent à différentes tribus, vivent et apprennent pacifiquement ensemble. Cela permet de créer entre eux un sentiment d’unité, un rempart contre la haine ethnique. Ces étudiants font partie de communautés internationales, qui incluent également des religieux et des religieuses ainsi que des personnes des cultures les plus diverses. Le résultat est un témoignage vivant que l’unité et la fraternité sont possibles au Soudan du Sud. Nous proposons non seulement aux étudiants une formation académique et professionnelle, mais aussi une formation humaine et spirituelle qui contribue à engendrer un réel changement dans le pays.

Janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze, Sud-Soudan.

 

Dans quelle mesure le conflit a-t-il affecté votre travail ?

Le conflit nous a affectés de multiples façons : en raison de la situation d’insécurité, nous sommes tous extrêmement stressés. Notre propre communauté a subi des attaques menées par différentes parties du conflit. Il y a même eu un cas de viol. Nous avons été volés et forcés à fermer l’une de nos missions. Il est extrêmement difficile de trouver de la nourriture et d’obtenir de l’argent liquide pour payer des marchandises qui sont devenues très chères. Nous devons accroître les mesures de sécurité en installant un éclairage permanent et en construisant des murs.

Nous organisons les programmes de formation des étudiants de telle sorte qu’ils ne doivent rentrer chez eux qu’une seule fois. Cela leur permet d’éviter les dangers de la route et le coût élevé des déplacements. De plus, il devient plus difficile de remplacer les membres de nos communautés qui nous quittent en raison de tous ces dangers. Mais nous restons fidèles à notre engagement de servir au mieux la population du Soudan du Sud, car c’est notre mission et notre vocation.

Entretien par Maria Lozano, Aide à l’Église en Détresse (AED)
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada.

 

Janvier 2017 : dans le camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud, Aide à l’Église en Détresse a soutenu dans ce pays des projets à hauteur de six millions de dollars. L’aide a été accordée pour des activités pastorales, des intentions de messe, la construction d’une infrastructure cléricale ainsi que des aides d’urgence et de survie.

 

 

 


 

Communiqué – Karakoch: Des églises transformées en champs de tir

19.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, AED, Irak, Jaco Klamer, Voyager avec l'AED

Photo – Karakoch: Louis Petrus dans sa maison brûlée. « C’est ma patrie, je veux rester ici jusqu’à ma mort. »

Karakoch
Des églises transformées en champs de tir

 

Les habitants de Karakoch en Irak commencent à rentrer chez eux. Si le bonheur de retrouver leur terre natale est immense, les défis auxquels ils sont confrontés sont aussi grands. L’organisation terroriste État islamique (ÉI) a laissé ses marques partout ; maisons incendiées ou détruites, séminaires saccagés et églises transformées en champs de tir pour l’ÉI. À la fin de l’année dernière, Jaco Klamer, collaborateur d’Aide à l’Église en Détresse, a rencontré quelques personnes de retour après deux ans et demi.

« Je ne comprends pas comment les gens peuvent autant se nuire les uns aux autres », soupire Louis Petrus, un agent de sécurité. Aujourd’hui, il revient pour la première fois dans sa ville natale, Karakoch, ville chrétienne située près de Mossoul (Plaine de Ninive), qu’il a dû fuir le 6 août 2014, alors que ÉI envahissait la ville.

« Regardez ma maison : elle est endommagée, la plupart de mes meubles ont été volés et mes appareils ménagers sont cassés. D’autres habitants de Karakoch m’avaient préparé à ce qui m’attendrait dans la ville. J’avais entendu des histoires et vu des photos de la destruction causée par les djihadistes », continue-t-il.

« Maintenant que je vois la ville de mes propres yeux, je ne sais pas quoi ressentir. Les terroristes ont détruit beaucoup de ce que je possédais, mais quand je vois les dommages dans les maisons de mes voisins, je me dis que j’ai eu de la chance, car beaucoup de maisons ont été brûlées ou sont même complètement détruites. J’ai été béni. »

 

Père Sharbil: « Malgré tous ces dégâts, j’ai de l’espoir pour l’avenir »

Une église devenue centre militaire

Aujourd’hui, le Père Sharbil Eeso, un prêtre catholique de 72 ans, arrive dans la ville libérée qu’il avait dû quitter pour la troisième et dernière fois le 17 août 2014. Le chaos règne dans le séminaire et le bureau adjacent : à la recherche de trésors cachés, les occupants ont arraché les plafonds. Des statues ont été détruites, tous les papiers sont éparpillés par terre. « Nous ne pouvons pas encore mettre de l’ordre », dit-il en époussetant son chapeau de prêtre, tout juste retrouvé dans le fouillis.

« Il faut tout d’abord évaluer soigneusement les dégâts et les documenter minutieusement. Cela ne pourra commencer que lorsque la ville sera sûre. La semaine dernière, un djihadiste est sorti du système de tunnels que l’ÉI a aménagés sous la ville. L’armée l’a immédiatement abattu : le garçon avait peut-être treize ans. »

Visiblement, les djihadistes ont apprécié les églises de Karakoch. L’église syriaque catholique Saint-Georges a été transformée en fabrique de bombes. Elle a été fonctionnelle jusqu’au départ précipité de l’ÉI. D’ailleurs, on y trouve encore des centaines de bombes et de grenades, de toutes les formes et de toutes les tailles, toujours fonctionnels. En plus de ces nombreuses munitions, il y a tout un cocktail de produits chimiques qui, utilisés dans les bonnes proportions, s’avère toujours mortels.  « Malgré tous ces dégâts, j’ai de l’espoir pour l’avenir », dit le Père Sharbil en riant. « Si notre sécurité est garantie, les chrétiens peuvent continuer à vivre en Irak. » Mais il estime que chrétiens occidentaux doivent les aider. « Les chrétiens du monde occidental pourraient faire de leur mieux pour assurer notre protection. Je veux revenir à Karakoch quand il y aura à nouveau l’électricité et l’eau. Toutefois, je pense que la sécurité est la condition principale pour un retour. »

 

Karakoch, automne 2016. Monsieur Jozef constate les dégâts dans la maison qu’il a dû quitter il y a deux ans et demi.

Modification des frontières?

Louis Petrus a également la ferme intention de retourner à Karakoch : « Je ne veux pas quitter l’Irak, à moins que tous les habitants ne reviennent pas ou qu’ils s’en aillent. Mais si deux ou trois familles reviennent à Karakoch, je vais le faire aussi. C’est mon pays. Dès que la ville sera sûre et que nous recevrons l’autorisation de vivre à nouveau ici, je veux reconstruire ma vie à Karakoch. C’est ma patrie, je veux rester ici jusqu’à ma mort. »

Le député assyrien Yacoob G. Yaco se rend presque quotidiennement dans le territoire libéré pour rester informé des progrès réalisés au front. Il encourage également les volontaires de l’Unité de protection de la plaine de Ninive (NPU). Aujourd’hui, il parle au général Faris Abderlahad Yacub (54 ans), qui coordonne les missions de l’armée volontaire dans la plaine de Ninive.

Les deux hommes ne s’en cachent pas : ils ont perdu leur confiance dans les peshmerga kurdes, parce ceux-ci les ont abandonnés quand l’ÉI a envahi leurs villes et villages. C’est pourquoi ils sont convaincus de l’importance d’une force de sécurité et de la création d’une oasis chrétienne dans La Plaine de Ninive.

Yacoob G. Yaco, l’un des cinq membres chrétiens permanents du parlement kurde, représente la communauté chrétienne irakienne. « Il règne beaucoup d’agitation et d’incertitude parmi les chrétiens irakiens », nous dit-il. « Les Kurdes soutiennent l’Irak dans la lutte contre l’État islamique et la reconquête de Mossoul et des villes et villages environnants. Les habitants en sont reconnaissants, mais beaucoup de chrétiens soupçonnent le gouvernement irakien de donner des terres aux Kurdes en retour », explique le député. Ce que nient et le gouvernement, et les kurdes. « Ces derniers creusent des tranchées profondes et construisent de hautes clôtures qui, selon eux, sont destinés à stopper l’ÉI. Cependant, ces travaux sont réalisés non pas sur leur territoire, mais dans La Plaine de Ninive… Beaucoup de chrétiens craignent que ce ne soit pas temporaire, mais le début d’une modification permanente de la frontière. »

 

Nisan Karromi (59 ans), le maire de la ville, constate les dégâts.

Passages secrets

« Nous voulons vraiment revenir à Karakoch avec nos enfants », explique Nisan Karromi (59 ans), le maire de la ville, qui y est retourné le 23 octobre, alors que l’issue de la bataille n’était pas encore claire. Aujourd’hui, Nisan Karromi se rend dans son ancien bureau et constate que les djihadistes n’ont témoigné d’aucun respect pour sa fonction : la plaque portan

t son nom est tombée par terre, brisée, et presque tout l’inventaire de son bureau a été détruit. Il estime qu’il « va falloir beaucoup de temps jusqu’à ce que tous les dommages soient réparés ».

« Certains habitants de la ville ont tout perdu à cause  de l’État islamique et quelques-uns n’ont retrouvé que les décombres de leurs maisons incendiées. Nous devons non seulement reconstruire cette ville, mais aussi indemniser les gens pour les dommages subis.»  Par contre, le maire estime que c’est la communauté internationale qui doit apporter son aide, « comme le gouvernement irakien est en crise » afin de « rendre l’Irak à nouveau habitable. »

« Avant que nous puissions commencer à nettoyer et reconstruire, il faudra dresser la liste des dégâts », explique le maire. « De toute manière, nous ne pourrons pas commencer à reconstruire, parce que le service de sécurité soupçonne qu’il reste encore des combattants de l’ÉI dans les galeries souterraines de la ville. Toutes les maisons n’ont pas encore été fouillées pour y déceler ces passages secrets. Récemment, deux djihadistes d’apparence asiatique ont été aperçus à Karakoch, mais ils ont disparu avant que nous puissions les arrêter. »

Depuis 2014, Aide à l’Église en Détresse a soutenu les chrétiens d’Irak grâce à plus de 29 millions de dollars, destinés à des projets d’aide d’urgence, à de l’aide alimentaire, à l’éducation et grâce à des moyens de subsistance destinés aux personnes déplacées.

 

Jaco Klamer pour l’Aide à l’Église en Détresse,

Adaptation Mario Bard, bureau canadien

 


 

Communiqué: Fête de Noël remplie d’espoir à Erbil

10.01.2017 in ACN International, Adapted by Amanda Bridget Griffin

Photo: Les célébrations de Noël à Erbil en Irak. Sur la photo, le père Luis Montes.

Irak

Après la libération des villages de la plaine de Ninive

Fête de Noël remplie d’espoir à Erbil

 « Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant que les réfugiés puissent retourner dans leur maison. En effet, la région est parsemée de bombes », affirme le Père Luis Montes, vicaire épiscopal de l’évêque latin pour le Kurdistan, qui vit en Irak depuis 2010.

Cette année, les réfugiés chrétiens dans le nord de l’Irak sont doublement heureux en célébrant la naissance du Christ, car la grande majorité des villages de la plaine de Ninive, qui avait été envahie durant l’été 2014 par Daech, sont maintenant libérés. Cette année-là, 120 000 personnes ont dû prendre la fuite face à la progression de la menace djihadiste, et quitter leurs habitations en toute hâte.

 

Irak: statue de Notre-Dame détruite par Daesh dans une chapelle de l’église de Mar Quryaqus (Qeryaqos) à Batnaya (Décembre 2016)

« Lorsque nous avons appris que Daech se retirait, des fêtes spontanées ont eu lieu dans les camps de réfugiés. Les gens sont sortis dans les rues, pour danser et pour chanter, comme s’il n’y avait plus aucun problème dans leur vie », affirme le Père Luis.

Dans une entrevue accordée à l’œuvre internationale de droit pontifical Aide à l’Église en Détresse (AED), le prêtre argentin membre de l’Institut du Verbe Incarné explique que malgré la grande joie ressentie au début, il y a maintenant des étapes extrêmement difficiles pour que les réfugiés puissent retourner dans leurs maisons.

« Selon certaines estimations, 60 pour cent des habitations dans la plaine de Ninive ont été incendiés. Les terroristes ont non seulement fait main basse sur l’ensemble de leurs biens, mais ils ont aussi parsemé la région de mines terrestres. Ils ont même dissimulé des bombes dans les jouets des enfants afin qu’elles explosent lorsque les habitants reviennent chez eux. »

« Selon certaines estimations, 60 pour cent des habitations dans la plaine de Ninive ont été incendiés. »

L’air grave, le Père Montes déplore : « Certes, quelques personnes ont pu retourner dans leurs maisons, mais il est impossible d’y habiter ». Il ajoute « Il faut d’abord déminer toute la région. Ce n’est qu’alors que les villages pourront être reconstruits. Tout reste encore à faire et les gens ne possèdent plus rien. »

Village partiellement détruit dans la Plaine de Ninive, décembre 2016. Ici, le village de Batnaya. « « Selon certaines estimations, 60 pour cent des habitations dans la plaine de Ninive ont été incendiés. »

Entre-temps, les chrétiens du pays, presque tous réfugiés dans la capitale de la région semi-autonome du Kurdistan irakien, vivent comme dans un état de rêve.

« Ils ne perdent pas espoir de pouvoir retourner dans leurs maisons. Ils s’imaginent y vivre à nouveau et recevoir des amis et des proches. Pour eux, l’hospitalité est essentielle. Malgré tout, ils n’ont perdu ni le sourire ni l’espoir. » Le Père Luis Montes estime que leur capacité de dépassement est exemplaire. « Ils ont supporté ces terribles années “non seulement en paix, mais dans la joie”. Il est facile d’assurer la pastorale ici, car ils vivent vraiment ce qu’ils disent. Il est facile de leur parler de pardon, car ils pardonnent sans rancune. Ce sont eux qui nous motivent. »

 

Noël avec des couvertures et du chocolat

Erbil en Irak, Noël 2016: « Je suis impressionné de voir les visages des enfants lorsqu’ils voient les cadeaux. Pas seulement à cause des choses en soi, mais parce que des gens qui habitent très loin d’eux ont pensé à eux. » Père Luis Montes

Au nord de l’Irak, la fête de Noël est vécue de manière très intense. Maisons et rues sont décorées de sapins et de lumières de Noël. Il règne une atmosphère très particulière. Durant la période de l’avent, les fidèles se sont confessés et les différentes messes constituent des temps forts. Le prêtre argentin raconte que dans les camps de réfugiés, après la sainte messe, du chocolat est distribué en signe de joie et de fraternité.

Puis, lorsqu’une organisation humanitaire fait don de cadeaux, ceux-ci sont distribués aussi après la messe. « Je suis impressionné de voir les visages des enfants lorsqu’ils voient les cadeaux. Pas seulement à cause des choses en soi, mais parce que des gens qui habitent très loin d’eux ont pensé à eux. »

Ces derniers jours, la température moyenne avoisine -3° Celsius. Un contraste immense par rapport à la chaleur estivale qui peut atteindre 50°! La solution? « Des couvertures et encore plus de couvertures », car les parois des baraques préfabriquées des camps de réfugiés sont très minces, explique le père Montes. « Comme il a fallu les dresser très rapidement pour pouvoir accueillir une quantité énorme de gens, beaucoup de ces baraques présentent des vices de construction. D’autres familles vivent dans des logements qu’elles partagent avec d’autres familles, et dont le loyer est payé par le diocèse d’Erbil. »

 

Célébrations des fêtes de Noël à Erbil en Irak: enfin un peu d’espoir!

 

« Ils savent qu’ils doivent la vie aux chrétiens d’autres pays »

Depuis des années, Aide à l’Église en Détresse soutient l’Église en Irak. À Erbil seulement, l’aide apportée par l’organisme international s’élève — depuis 2014 – à plus de 17 millions de dollars, ce qui représente 43 % du soutien local aux chrétiens déplacés et réfugiés dans l’archidiocèse d’Erbil. Cet appui se concrétise à travers différents projets, par exemple la construction d’établissements scolaires, la location de logements pour les familles de réfugiés, les intentions de messe pour les prêtres, des cadeaux de Noël ou en payant les frais d’entretien de différents camps de réfugiés chrétiens.

Le Père Luis Montes exprime sa profonde reconnaissance à l’œuvre. Il assure que les réfugiés « savent qu’ils doivent la vie aux chrétiens d’autres pays. Ils prient toujours pour leurs bienfaiteurs. » Toutefois, le prêtre de l’Institut du Verbe Incarné lance un appel à la communauté internationale de ne pas oublier l’Irak après la défaite de Daech. « Ce pays doit être reconstruit de zéro. Les gens ont tout perdu. »

 

Par Mónica Zorita, Aide à l’Église en Détresse
Adaptation : Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada

 

 

 

 


Aide à l’Église en Détresse Canada et Robert Lebel

01.12.2016 in AED Canada, CD Consolez mon peuple, CHANT SPIRITUEL, Publication, Robert Lebel, Voyager avec l'AED

Réédition – Aide à l’Église en Détresse Canada et Robert Lebel

Consolez mon peuple

 

Montréal, 1er décembre 2016 – Une première série de CD épuisée, c’est avec plaisir que Robert Lebel et Aide à l’Église en Détresse (AED) annoncent la réédition de Consolez mon peuple, compilation de 12 chansons choisies par et pour l’organisme international de charité. Le CD-compilation reçoit un accueil inespéré.

Un album à se procurer pour prier avec Aide à l'Église en Détresse.

Un album à se procurer pour prier avec Aide à l’Église en Détresse.

 

« Après mes spectacles, ce CD – qui contient pourtant des chansons qui datent même de 1981 (Peuple de pèlerins) – se vend toujours », indique l’auteur-compositeur-interprète Robert Lebel. L’homme à l’abondante discographie aime vraiment ce projet. « Quand AED m’a approché, j’ai tout de suite été séduit par le choix qui avait été fait. Un choix qui reflète la mission d’information, de prière et d’action de l’organisation. C’est un choix inspirant qui permet aux gens de se mettre à l’écoute d’eux-mêmes, dans une démarche qui mène à la mise en action de l’Évangile », estime-t-il.

 

Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien d’AED, abonde dans le même sens. « Écouter ce CD, c’est se donner du souffle et du courage pour mieux entrer dans une action solidaire. Nous sommes très heureux que Robert Lebel ait accepté cette collaboration. En plus de nourrir l’âme, ce CD invite à agir en faveur des plus pauvres. Comme organisation, nous sommes vraiment très privilégiés de compter Robert comme un ami. »

 

Monique Miller et La complainte de Rachel : un bijou!

 

« Je consacre très souvent un segment à ce CD dans mes spectacles », explique Robert Lebel. « Pour moi, c’est un moment où je peux rappeler à mon public que, malheureusement, il existe encore des coins du monde où la souffrance est sans nom. Mais, c’est aussi une façon de dire que nous pouvons faire quelque chose afin de soulager la souffrance, qu’il y a encore de l’espoir malgré tout. »

 

endoscd-web

Espérer un monde meilleur: d’abord être inspiré par les chants de Robert Lebel.

En plus de la pièce titre, la compilation compte entre autres Seigneur que veux que je fasse et La complainte de Rachel, — un bijou narré par la voix magnifique et l’interprétation juste et brillante de la comédienne Monique Miller – ainsi que le classique Comme Lui. Tous les profits de la vente servent à financer les projets soutenus par Aide à l’Église en Détresse partout dans le monde. L’an dernier, pas moins de 6 209 projets ont été financés grâce aux bienfaiteurs de l’organisation internationale, dans plus de 140 pays.

Un cadeau de Noël parfait à se faire ou bien à faire :
pour donner le souffle de la consolation de Dieu :
Consolez mon peuple.

En vente :
au bureau d’Aide à l’Église en Détresse :
514-932-0552, [email protected]
ou aux Éditions Pontbriand :
418-338-6602, [email protected]

Le don suggéré pour le CD est de 20 $.
Si vous commandez par le site web,
indiquez que vous désirez recevoir le CD Consolez mon peuple
dans l’onglet des informations complémentaires
(à droite quand vous complétez le formulaire).

MERCI! 


 

Projet de la semaine AED : rénovations chez les Clarisses

26.10.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Amérique du Sud, Construction, Équateur, PROJETS AED, Religieuses, Voyager avec l'AED

Équateur

Rénovations chez les Clarisses à San Miguel

La ville de San Miguel se situe au centre de l’Équateur, dans la province de Bolivar. Son nom se traduit par Saint Michel, car elle est consacrée à l’Archange Saint-Michel. Depuis 1902, San Miguel a un sanctuaire marial consacré à Notre-Dame de Lourdes, avec une grotte, similaire au sanctuaire original français. Comme à Lourdes, il y a ici aussi une source à laquelle des guérisons sont attribuées. Le sanctuaire est devenu un lieu de pèlerinage important, visité par des pèlerins venus de partout dans le pays.

Le travail de la terre inclut celui de l'apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

Le travail de la terre inclut celui de l’apiculture, chez les Clarisses de San Miguel, Équateur.

 

C’est surtout en mai, mois de Marie, que les pèlerins sont nombreux. Par ailleurs, une grande fête est célébrée pendant deux semaines en septembre, et se termine par la fête de l’Archange Saint-Michel.

 

Un couvent de Clarisses a été fondé à proximité de la grotte. Il compte aujourd’hui 16 religieuses cloîtrées qui mènent une vie stricte de prière. Le couvent est également consacré à Notre-Dame de Lourdes.

 

Les religieuses, qui ont choisi une vie de pauvreté, doivent faire rénover six cellules de leur couvent. Aide à l’Église en Détresse les soutiens grâce à un montant de 9 928 dollars. Elles remettent aussi en état le plafond du cloître qui en a bien besoin.

Merci d’être là pour les Clarisses de San Miguel