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Projet AED – Campagne pour soulager la faim

21.06.2017 in #J'AI FAIM, ACN Canada, AFRIQUE, Nigéria, PROJETS AED, Soudan du Sud

Soulager faim
Un million d’enfants souffrent de malnutrition au Soudan du Sud

Aide à l’Église en Détresse participe à la grande campagne lancée par les évêques catholiques du Canada le 7 juin dernier. Le cri du cœur qui jaillit de la part de l’épiscopat reflète l’urgence vécue par une population de plus en plus affamée.

Notre organisme a accepté de participer, et nous pourrons le faire en partenariat direct avec des partenaires situés dans le nord-est du Nigeria et au Soudan du Sud. Cette semaine nous vous présentons les détails de ce que nous pourrons accomplir grâce à vous au Soudan du Sud.

 

Cette semaine, nous vous présentons les détails de ce que nous espérons accomplir grâce à vous au Soudan du Sud.

 

Tout comme au Nigeria en 2015 (photo), nous comptons maintenant soutenir des personnes déplacées au Soudan du Sud qui risquent de mourir de faim. 

Là-bas, nous avons besoin de 140 000 $ afin de distribuer 2 000 sacs de sorgo (une céréale riche en nutriment et commune dans cette région). Présentement, plus de 1 million d’enfants souffrent de malnutrition, dont au moins 250 000 de façon critique ! D’ici juillet, au plus fort de la saison chaude, jusqu’à 5,5 millions de personnes pourraient faire face à la famine si nous laissons ce fléau s’étendre, soit plus de 40 % de la population sud-soudanaise. Cette famine pourrait éventuellement toucher jusqu’à 40 % de la population du pays !

 

Les différents conflits qui sévissent affectent gravement la population de la région du Haut-Nil. En janvier dernier, une nouvelle vague de violence a obligé 20 000 personnes à se réfugier à Aburoch, dans la paroisse St. Stephen près de Malakal. Ces gens n’ont plus de travail, plus de terre et pratiquement aucun bien, ce sont les premiers à souffrir de la famine.

 

Nous avons besoin de votre aide maintenant pour leur offrir 2000 sacs de sorgo. Ils pourront ainsi manger un peu.

 

En incluant le transport, un sac coûte 70 $ et peut nourrir environ 10 personnes sur une courte période.

 

Merci de soutenir la campagne pancanadienne lancée par les évêques catholiques. N’oubliez pas que, jusqu’au 30 juin, le gouvernement canadien verse un montant équivalent aux dons reçus par Aide à l’Église en Détresse dans le Fond de secours contre la famine.  

 


 

Communiqué – Campagne famine 2017 – AED participe

07.06.2017 in AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Famine, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Nigéria, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Famine en Afrique

Aide à l’Église en Détresse dit oui à l’appel des évêques

 

Montréal, 7 juin 2017 – Aide à l’Église en Détresse (AED) participe à la campagne pancanadienne Priez-Donnez-Parlez-en, lancée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). « Les informations qui proviennent de ceux avec qui nous travaillons sur le terrain sont formelles : la situation empire », souligne Marie-Claude Lalonde, directrice nationale. « Notre objectif est d’amasser 290 000$ pour aider nos partenaires locaux – diocèses et paroisses – à soutenir la population affamée qui vient vers eux, afin qu’elle ne meure pas ! » L’œuvre pontificale compte amasser 150 000 $ pour de la nourriture et des semences dans le nord-est du Nigeria, et 140 000$ pour des sacs de sorgo destinés au Soudan du Sud.

 

La famine s’installe dans quatre pays d’Afrique : Soudan du Sud, Nigeria, Yémen et Somalie. AED aidera au Soudan du Sud et au Nigeria.

D’ailleurs au Soudan du Sud, Aide à l’Église en Détresse rapportait plus tôt cette année une dégradation rapide dans la région de Malakal. « Nous avons déjà fait parvenir du soutien aux personnes déplacées, dont s’occupent les prêtres de la paroisse de St-Stephen à Malakal, un montant de plus de 223 000$ depuis 2016. Mais, tel que le rapporte l’Organisation des Nations Unies, 100 000 personnes au Soudan du Sud sont maintenant frappées par la famine », indique Mme Lalonde.

 

« Il est essentiel de continuer notre soutien auprès des partenaires paroissiens et diocésains déjà impliqués pour soulager la misère. »  Le Soudan du Sud est devenu indépendant en 2011, mais vit une guerre civile depuis 2013. Selon de nombreux experts, celle-ci cause en grande partie la famine que l’on y vit aujourd’hui.

Janvier 2017, Soudan du Sud, dans le camp de déplacés de Riimenze

 

Par ailleurs, Aide à l’Église en Détresse va aussi soutenir des victimes de la famine dans le nord-est du Nigeria. Là-

bas, c’est la présence de groupes terroristes qui est la cause principale de cette famine. « Les groupes terrorisent les villageois, brûlent leurs maisons et leurs récoltes. Ils doivent fuir la violence de ces groupes abjects. Résultat : ils n’ont accès à la nourriture que grâce à diverses sources d’aides, dont les paroisses qui se transforment dans bien des cas en lieu de refuge. L’Église est encore vue comme un lieu sûr par la majorité de la population », explique Marie-Claude Lalonde.

« Nous appelons nos bienfaiteurs et bienfaitrices à être généreux dans le soutien à nos partenaires et nous remercions la CECC de nous faire confiance à travers cet élan collectif et interconfessionnel de générosité », souligne Mme Lalonde.

 

Pour donner à la campagne pancanadienne Priez-Donnez-Parlez-en par le biais d’Aide à l’Église en Détresse, merci de faire parvenir vos dons par carte de crédit à l’adresse web sécurisée :
WWW.ACN-AED-CA.ORG/JAIFAIM

 

Il est aussi possible de faire parvenir vos dons à l’adresse suivante :

Aide à l’Église en Détresse
Campagne Urgence J’ai faim
Case postale 670, Succursale H
Montréal (Québec) H3G 2M6

 

L’argent reçu par notre organisme ira
aux partenaires directs d’Aide à l’Église en Détresse.

 

MERCI DE VOTRE GÉNÉROSITÉ !


 

Projet de la semaine AED- Tchéquie

31.05.2017 in Tchéquie, Voyager avec l'AED

Tchéquie

Un lieu pour réveiller l’amour du Christ

 

Le 17 mai 2017, le Cardinal Miloslav Vlk, ancien archevêque de Prague, aurait célébré son 85e anniversaire. Quelques heures avant sa mort il y a deux mois, il a murmuré : « Le plus beau roi ». Quand on lui a demandé à qui il pensait, il a répondu : « À Jésus sur la Croix ». Ce furent ses derniers mots.

 

Embrasser la Croix, et avec elle le crucifié, n’ont pas été de vains mots dans sa vie. À l’époque où l’Église était persécutée par les communistes dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, il a dû attendre plusieurs années avant d’avoir le droit d’aller à l’université, parce qu’il avait refusé de devenir membre de l’association de la jeunesse communiste. Après avoir obtenu son baccalauréat, il a attendu 17 ans avant d’être ordonné prêtre, sans même savoir s’il verrait ce jour. Pendant onze ans, alors qu’il était déjà prêtre et curé et qu’il avait travaillé comme secrétaire de son évêque, le gouvernement lui a interdit d’exercer son sacerdoce. Tout ce temps, il a gagné sa vie comme laveur de fenêtres et comme archiviste ; il a exercé son ministère sacerdotal dans le secret. Il n’a cessé de répéter à quel point il lui a été difficile de faire ce sacrifice. Pourtant, il a raconté : « J’ai découvert que cette croix avait davantage servi à ma guérison et à celle des autres que si j’étais resté encore quelques années le secrétaire de l’évêque. […] L’époque où je lavais les fenêtres a été la plus bénie de ma vie. J’ai compris que je vivais mon sacerdoce en plénitude ».

« Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le moment sera venu » (1 Pierre 5,6). Ces mots ont accompagné Miloslav Vlk comme un leitmotiv durant toute sa vie. Il les a entendus alors qu’il était jeune homme, se sentant appelé à la prêtrise et ne voyant aucun moyen d’atteindre cet objectif. Quand il a été nommé cardinal en 1994, il a été ébranlé en entendant à nouveau ces paroles de l’épître de Pierre, qui se sont littéralement réalisées dans sa vie.

Le 25 mars 2017, il a été enterré dans la cathédrale Saint-Guy de Prague. Des centaines d’évêques et de prêtres du monde entier et des milliers d’habitants de la capitale et de toute la République tchèque lui ont rendu un dernier hommage. Il a été enterré dans l’église principale du pays, là où les rois tchèques ont été couronnés et enterrés. Mais son Roi était le Christ, le crucifié. Alors que son cercueil était descendu sous une dalle, on a pu entendre un chant monté dans la cathédrale remplie à craquer : « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat » (le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). Quand le cardinal murmura ses dernières paroles, « Le plus beau Roi », il avait à l’esprit Celui qui l’avait laissé participer pendant sa vie à ses souffrances et à sa solitude, et qui maintenant, l’accueille dans l’éternité.

Une foi vécue attire

Le plus grand désir du cardinal était de réveiller l’amour pour le Christ en République tchèque. Un défi de taille après la période communiste. Cet ami de notre Œuvre aimait dire qu’au soutien accordé pour la reconstruction de l’église dans son archevêché de Prague, il a répondu « par une autre monnaie – la prière ».

Aujourd’hui encore, il y a beaucoup à faire pour l’Église : de nombreux bâtiments dont elle a été expropriée ne lui ont toujours pas été rendus par le gouvernement et beaucoup sont en très mauvais état. Par contre, ce sont surtout les âmes de la population qu’il faut reconstruire. En effet, la République tchèque est le pays le plus athée d’Europe.

Cependant, quand les gens voient que la foi est vraiment vécue, il y a des jeunes qui la redécouvrent et demandent le baptême. Ainsi se forment des paroisses dynamiques avec des familles jeunes qui éduquent leurs enfants dans la foi et jettent les bases de l’avenir de l’Église.

C’est en ce sens que le Projet de la semaine est particulièrement important afin d’accomplir le vœu du Cardinal Vlk.

La communauté catholique du Chemin Neuf s’est installée à Tuchomerice, une localité située non loin de Prague. Cette communauté internationale – 2000 membres dans une trentaine de pays dont le Canada – est très active : elle organise des rencontres pour les adolescents, les jeunes adultes et les couples, des retraites, des groupes de prière et une école biblique. La messe est célébrée chaque jour et il y a les laudes chaque matin. L’adoration eucharistique est également proposée. La maison est également utilisée pour les groupes, si bien que le travail de la Communauté profite non seulement aux habitants du village, mais aussi aux fidèles d’autres parties de l’archidiocèse.

La chapelle et la salle à manger ont déjà pu être achevées grâce à votre aide. Seize chambres sont maintenant offertes, mais les aménagements ne sont pas encore terminés.

Nous aimerions continuer à les soutenir avec à une aide de 36 500 $.

 


 

Communiqué – Nigeria – Infiltration terroriste au gouvernement ?

05.05.2017 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, John Pontifex, Mario Bard, Mgr Joseph Bagobiri, Nigéria, Voyager avec l'AED

Nigeria

Infiltration terroriste au gouvernement ?

Montréal/Surrey/Königstein, 05.05.2017 – Dans une entrevue exclusive accordée à Aide à l’Église en Détresse, un évêque accuse les autorités nigérianes de livrer des armes à un réseau terroriste islamiste qui aurait infiltré les gouvernements régionaux et le fédéral*.

Ces accusations font suite à l’attaque du 15 avril dernier à l’extérieur d’une église de village, située près de la ville de Kaduna (plus d’un million d’habitants). Les assaillants, des bergers islamistes peuls, ont tué 12 personnes, dont 10 catholiques en pleine célébration de la Veillée pascale.

 

Mgr Joseph Bagobiri, évêque de Kafanchan, dans l’État de Kaduna (nord du pays), a déclaré que le gouvernement ne fait presque rien pour enrayer « une vague de terreur » lancée par les bergers islamistes peuls, entre autres contre les chrétiens. Il estime que cette vague a coûté la vie à 1 000 personnes juste l’année dernière.

 

Décrivant les extrémistes peuls comme une « organisation sœur » du groupe terroriste Boko Haram, Mgr Bagobiri affirme que malgré de nombreux signalements concernant les assaillants, aucune arrestation n’a eu lieu. L’évêque a qualifié les « bergers islamistes peuls… de troisième organisation terroriste la plus meurtrière au monde actuellement ».

 

« … les charniers s’accumulent autour de nous » 

Nigeria, village d’Asso: les corps de trois des 12 victimes, lors de leur enterrement.

 

Selon lui, « étant donné la nature complexe des armes utilisées pendant les opérations [des islamistes], il y a lieu de penser que des proches au gouvernement et dans l’armée aient pu leur fournir ces armes. Au Nigeria, les Peuls sont actuellement responsables des douanes, de l’immigration et du Ministère de l’Intérieur. Il est donc aisé de transporter des armes dangereuses à travers nos frontières, sans que personne ne les empêche. Quand des armes sont découvertes, elles sont souvent remises à la police ou à d’autres organismes de sécurité, et l’on n’entend plus parler de ces armes.» L’évêque estime que les gouvernements, tant fédéral que ceux des États, ont « plus de sympathies pour les agresseurs que pour les victimes ».

 

À propos des chrétiens assassinés ainsi que des déplacements de population au Nigeria, il a déclaré : « C’est exactement ce que les djihadistes peuls font aujourd’hui dans le sud de l’État de Kaduna, région de la ceinture centrale, ils font aussi des incursions dans le sud-est et le sud-ouest du Nigeria ». Selon lui, « le nombre de décès semble augmenter de jour en jour, et les charniers s’accumulent autour de nous ».

 

Charcutage islamique et fraude électorale

 

Selon Mgr Bagobiri, la stratégie des terroristes peuls et les moyens utilisés lors de la dernière attaque incluaient un véhicule pour pouvoir s’enfuir, et des « armes sophistiquées » pour tuer les chrétiens réunis en prière. Dans l’homélie prononcée lors des funérailles de certaines des victimes, il a déclaré : « Nous pouvons voir qu’il existe un programme bien rodé et fortement subventionné d’élimination systématique ». Il a appelé le gouvernement à inverser le charcutage électoral islamiste qui, estime-t-il, est une politique de fraude électorale imposée au peuple afin d’exclure les chrétiens. « La délimitation des circonscriptions et l’implantation des bureaux de vote, qui dans le passé ont été réalisées de manière arbitraire et frauduleuse afin d’assurer en amont un trucage du vote en faveur d’une religion et d’une partie de la population de l’État de Kaduna, doivent être revues et corrigées à l’aide de données tant géographiques que numériques jusqu’à présent ignorées ».

Les funérailles de victimes des attaques du 15 avril, tués lors de la Veillée pascale.

 

« S’il vous plaît, trouvez un moyen d’attirer l’attention du monde sur cette menace des activités terroristes des bergers peuls », a-t-il demandé.

 

Aide à l’Église en Détresse aide les chrétiens persécutés au Nigeria – en soutenant les victimes d’atrocités, en remettant des honoraires de messe aux prêtres pauvres et persécutés, en aidant à réparer les églises et en soutenant l’achat de véhicules pour des membres du clergé afin qu’ils puissent exercer leur ministère dans les régions éloignées.

 

*Le Nigeria est une République fédérale dont le modèle s’inspire des États-Unis.

 

Article original en anglais écrit par Murcadha O’Flaherty et John Pontifex, ACN International
Adaptation française pour le Canada: Mario Bard, Aide à l’Église en Détresse Canada


 

Communiqué AED – le pape François en Égypte

27.04.2017 in AED Canada, AFRIQUE, Dialogue interreligieux, Égypte, Entrevue, Mario Bard, Moyen-Orient, Vues D'ailleurs

Le pape François en Égypte

« recoudre les liens avec l’Islam »

 

Montréal, mercredi 26 avril 2017 – Le père Samir Khalil Samir, jésuite, spécialiste de l’Islam et professeur à l’Institut des études orientales à Rome, était de passage dans les bureaux canadiens d’Aide à l’Église en Détresse jeudi dernier (20 avril 2017). Égyptien d’origine et né au Caire, nous lui avons demandé ce qu’il pensait de la visite du pape en Égypte, de l’importance du dialogue entre islam et christianisme et de la crainte de voir le Moyen-Orient se vider des chrétiens.
Extraits de cette rencontre.

Propos recueillis par Mario Bard,
Aide à l’Église en Détresse Canada

 

AED : Que diriez-vous au pape François à propos de son voyage en Égypte? Est-ce que vous lui diriez de rester à Rome ou bien d’y aller?

P. Samir: Je pense que, tel qu’il est, il faut qu’il y aille. Ce n’est pas quelqu’un qui a peur. D’autre part, si l’on examine les possibilités d’un attentat, je pense que l’Égypte, ne serait-ce que pour son honneur, fera l’impossible pour le protéger et s’assurer qu’il n’y ait aucun élément dangereux aux alentours. De ce point de vue, je pense que les choses devraient aller normalement.

Par ailleurs, il y a le caractère du pape François qui pourrait dire : ‘‘je ne crains rien et je suis au milieu du peuple. Et si je dois mourir, et bien je suis comme n’importe qui, simplement parce je me trouve dans cet endroit [où a lieu un attentat].’’  Donc, cela pourrait expliquer pourquoi il n’a pas renoncé à son voyage.

D’autant plus que ça fait longtemps qu’il veut recoudre les liens entre le Vatican et l’Islam. Et ceci, il me l’a dit personnellement à l’occasion d’une demi-heure en tête à tête que j’ai eue avec lui il y a quelques mois. Il m’a dit : « Pourquoi est-ce que j’insiste sur le fait que l’Islam est une religion de paix ? Parce qu’il nous faut d’abord refaire l’amitié avec les musulmans et avec Al-Azhar. »

Pourquoi faut-il « recoudre les liens » ? Que s’est-il passé?

Je rappelle le contexte ; il y a eu l’attaque à Alexandrie de l’église copte pour la fête de Noël, il y a six ans. Quelqu’un s’est fait exploser et il y a eu des dizaines de morts. Quelques jours après, le pape Benoît XVI qui rencontrait les ambassadeurs près le Saint-Siège a dit : « Je demande au président de la République d’Égypte de protéger les chrétiens. » À ce moment, l’Imam Ahmed el-Tayeb, recteur de l’Université Al-Azhar, a dit que cela était inacceptable que le pape se mêle de la politique égyptienne. Il a rompu les relations avec Rome. Aujourd’hui, après plusieurs essais infructueux, les relations ont repris. Et c’était le but principal du pape François; de rétablir les relations avec l’Islam et notamment avec Al-Azhar qui représente la majorité des musulmans du monde, c’est-à-dire 80 %. C’est une autorité morale, intellectuelle incontournable.

Père Samir, pourquoi est-ce important qu’il y ait du dialogue interreligieux avec l’Islam?

D’abord parce que l’Islam est la seconde plus grande religion du monde. Il y a plus de 1,5 milliard de musulmans, répartis dans presque tous les pays du monde. On ne peut pas l’ignorer. Ensuite, parce que l’Islam est une religion monothéiste, à côté du judaïsme et du christianisme. Et donc, il faut qu’on puisse dialoguer avec eux. Je pense que c’est ça qui est essentiel ; ce n’est pas un but politique. C’est de dire, essayons de nous entendre. De même qu’on mène le dialogue avec les Juifs.

On dit que le Moyen-Orient est en train de se vider des chrétiens. Qu’est-ce qui peut être fait pour que le vent change? Même des musulmans ne veulent pas que cette situation survienne.

La plupart des musulmans disent : ‘‘On a besoin des chrétiens’’. Il y a eu récemment en Égypte une émission de radio qui a impressionné tout le monde. Pendant huit minutes, le thème était les écoles chrétiennes qui ont formé l’intelligentsia de l’Égypte au 19e et au 20e siècle.

On voit aussi le Liban qui est le seul pays du monde arabe qui ait une certaine parité, précisément parce que ce sont les chrétiens qui l’ont construit, même si aujourd’hui, ils ne sont plus que 35 % de la population. Au parlement, les musulmans veulent qu’il y ait 64 musulmans et 64 chrétiens parce qu’ils disent que c’est essentiel. Ceci est reconnu par tous les musulmans qui réfléchissent.

D’autre part, sur la disparition des chrétiens du Moyen-Orient ; en Égypte, ce sont eux qui sont, pour ainsi dire, les autochtones ! On a conscience que si on veut maintenir la conscience nationale, on ne peut pas éliminer les chrétiens. Malheureusement, pour des motifs politico-économico-religieux, les chrétiens s’en vont de plus en plus. Et ce qui se passe en ce moment est voulu par ISIS (État islamique/Daesh). Mais, ce sont des fanatiques. Globalement, les musulmans ne sont pas fanatiques. Ils manquent de courage pour dire : on doit les arrêter. Au lieu de dire cela, ils disent : ça n’a rien à voir avec l’Islam, ce qui ne résout rien. Mais, au fond de leur cœur, la majorité des musulmans disent : non, ça, c’est une honte !

Maintenant, pour qu’ils restent, il faut les aider pour qu’ils puissent demeurer dans leurs maisons. En Égypte, ça ne pose pas de problème majeur à cause du grand nombre de chrétiens (près de 10 millions). Mais en Irak et en Syrie, où on a détruit les maisons des chrétiens, rester demande un courage énorme. C’est ce que font les patriarches, dont le patriarche Sako des Chaldéens de Babylone. Il lutte de toutes ses forces pour que les chrétiens ne migrent pas, pour qu’ils restent, pour sauver l’Église locale. Et c’est la même chose en Syrie.

Il faut les aider à rester. Les aider financièrement si on peut, mais aussi les aider moralement en les soutenant et en essayant d’arrêter ce crime qu’est ISIS. »

Aide à l’Église en Détresse va aider 3000 jeunes venus de partout dans le pays qui se rendront en pèlerinage au Caire pour participer à la visite du Pape François les 28 et 29 avril. Le voyage a débuté mardi 25 avril et comprend des célébrations liturgiques dans différents sanctuaires sur la route menant au Caire, la célébration de messes, des confessions, ainsi qu’une visite dans les hôpitaux du Caire le jour précédant l’arrivée du Saint-Père. Le groupe rassemble 250 représentants de chaque diocèse catholique égyptien, en plus des 1 000 participants originaires de la capitale.

 

 


 

Communiqué – Mgr Christian Lépine à Vues d’ailleurs

05.04.2017 in Mario Bard, Mgr Christian Lépine, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

COMMUNIQUÉ

Vues d’ailleurs accueille Monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, le lundi 10 avril prochain, à 20 h. 

 

Dans le cadre de la Semaine sainte, Mgr Lépine partagera sa vision de la fête de Pâques. Fête de la résurrection, fête de la victoire de la vie sur la mort, celle-ci n’empêche pourtant pas les violences, les guerres et les persécutions à caractère religieux d’êtres plus que jamais présentes en ce monde. Comment parvenir à marcher, animer par l’esprit de la résurrection de Jésus le Christ, malgré les grandes difficultés qui nous touchent ? Quelques éléments de réponses avec l’archevêque de Montréal, également membre du Comité international d’Aide à l’Église en Détresse.

 

Vues d’ailleurs est diffusée sur les ondes de Radio VM, en collaboration avec Aide à l’Église en Détresse.
L’émission est diffusée tous les lundis à 20 h, et en rediffusion les mercredis à 19 h, ainsi que les samedis à minuit.

(Animation et recherche : Mario Bard)


 

Vues d’ailleurs – un témoin des témoins!

24.03.2017 in AED Canada, Mario Bard, Radio VM, Robert Lalonde, Voyager avec l'AED, Vues D'ailleurs

Cette semaine à Vues d’ailleurs,
votre porte ouverte sur l’Église du monde !

Des témoins inspirants
pour la paix

Invité : Robert Lalonde, auteur et conférencier

 

Dans les pays touchés par la guerre, le traumatisme créé par un conflit peut laisser une blessure ouverte et profonde pendant des années. Une trace permet de petites guerres au quotidien, qui durent et qui durent ! À moins que des personnes décident enfin de sortir du cercle vicieux de la violence et qu’elles apprennent à se servir de ces traumatismes du passé afin de les transformer en force de paix pour le présent et le futur. Notre invité en a rencontré plusieurs. Il témoigne de l’inspiration produite en lui grâce à ces rendez-vous. Assez pour écrire un livre !

 

Soyez au rendez-vous dès 20 h,
le lundi 27 mars 2017, 20 h, à Radio VM.

En rediffusion le mercredi 29 mars à 19 h
et le samedi 1er avril à minuit.

 

Vues d’ailleurs, votre porte ouverte sur l’Église du monde !


 

Projet de la semaine de l’AED en Inde : aident pour la réconstruction

01.03.2017 in AED, Aide à l'Église en détresse., Inde, Marie-Claude Lalonde, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !

 


Projet de la semaine de l’AED en Inde: aident pour la réconstruction d’une église à Kandhamal

Dans le district de Kandhamal situé dans le diocèse de Cuttack Bhubaneswar, les chrétiens ont particulièrement été touchés par les violences interconfessionnelles de 2008.  Des gens du village de Bakingia ont été dans des camps de déplacés de 3 mois à 2 ans et tous ne sont pas rentrés.  Pour les quelque soixante familles qui sont revenues, il a fallu rebâtir les maisons détruites puis une fois cela fait, ils se sont tournés vers Aide à l’Église en Détresse pour obtenir de l’aide pour reconstruire l’église qui avait aussi été détruite.

Grâce aux dons de nos nombreux bienfaiteurs, les habitants du village peuvent se réjouir d’avoir une église bien à eux. Nous les avons soutenus pour 26 775$, mais leur joie vaut bien plus que ça!

 

Merci  de tout coeur!

 


Succès de l’AED – Une nouvelle église pour Rourkela

15.02.2017 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Construction, Marie-Claude Lalonde, Non classifié(e), PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED


En ce mois de février, nos projets de la semaine sont dédiés à l’Inde!

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le diocèse de Rourkela en Inde, les bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse contribuent à la vitalité d’une communauté paroissiale en participant au cofinancement de la construction d’une nouvelle église pour la nouvelle paroisse de Bihabandh.

Chaque dimanche, c’est 700 à 1000 personnes qui assistent à la messe.  La communauté est si enthousiaste qu’elle participe à la construction en transportant les briques et le ciment et en posant même les briques.  Ils sont si fiers de leur église.  Cette église, même incomplète, est une source de joie pour cette communauté.

Grâce aux bienfaiteurs d’Aide à l’Église en Détresse,

nous avons pu accorder une aide de 72 000$. 

 

Merci de tout cœur.

Faire un don

 


 

Soudan du Sud : l’Église soutient les réfugiés

20.01.2017 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Maria Lozano, Soudan du Sud, Voyager avec l'AED

Photo: Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Soudan du Sud
Une lutte quotidienne pour les citoyens ordinaires

Situé au cœur de l’Afrique, le Soudan du Sud est la plus jeune nation du monde. Elle a acquis son indépendance du Soudan en juillet 2011. Une guerre civile a éclaté deux ans plus tard entre le parti gouvernemental —Armée populaire de libération du Soudan (APLS) — et l’opposition. Depuis, le conflit s’est transformé en guerre tribale d’une très grande brutalité.

En août 2015, les deux parties en conflit ont signé un accord qui n’a apporté qu’une trêve temporaire ; les combats ont repris l’été dernier. Entre-temps, les citoyens ordinaires du Soudan du Sud sont pris entre les fronts et souffrent de faim. Les Nations unies estiment que le pays compte 1,7 million de personnes déplacées, dont 75 % luttent pour survivre dans les trois États les plus durement touchés par les conflits : Unité, Nil supérieur et Jonglei.

L’œuvre internationale de charité catholique Aide à l’Église en détresse (AED) s’est entretenue avec un agent pastoral qui a souhaité conserver l’anonymat. Il a expliqué les origines de la crise et décrit le sort de la population.

 

Sud-Soudan, janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze.

AED : Pourriez-vous décrire la situation politique au Soudan du Sud ?

La frange de l’APLS partisane du président a gagné la bataille contre l’ancien vice-président, qui représente une tribu principale du Soudan du Sud. La situation est très complexe, car plusieurs tribus sont impliquées dans les combats, et l’armée réprime brutalement quelques tribus qu’elle considère comme des « rebelles ». L’armée est responsable de la mort de civils innocents et de la destruction de logements.

L’histoire de cette région est complexe et marquée par de nombreuses guerres. Le Soudan du Sud, où vivent majoritairement des chrétiens, s’est détaché du Soudan, principalement islamique. En outre, les entités traditionnelles tribales locales n’ont pas encore bénéficié des avantages du développement économique, social et politique.

Quel rôle joue la culture tribale dans le conflit ?

Dans les mentalités des tribus, l’unité sociale est l’élément le plus important, et encore aujourd’hui, chaque individu doit se mettre au service des clans en fonction des ordres du Conseil des Anciens. Beaucoup de tribus coexistent au Soudan du Sud, et luttent pour être en possession de bœufs, des symboles de pouvoir et de richesse. Dans ce conflit, il n’a jamais été question de haine ou de génocide. L’origine de tous les combats découle de la quête de richesse. Bref, il manque à la population sud-soudanaise un véritable sentiment d’identité nationale. L’allégeance à la tribu prime sur tout, ce qui mène souvent au conflit.

Janvier 2017: camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Cependant, aujourd’hui, les chefs des différentes tribus ne se battent pas pour des bœufs, mais pour le pouvoir politique et pour l’argent (par exemple le pétrole, le bois ou les ressources minérales). Ces élites se soucient plus de leur propre avantage que du bien-être des gens, dont beaucoup meurent de faim. L’inflation dans le pays a atteint 800 % !

L’un des pires aspects du conflit est peut-être que les chefs tribaux présentent leur lutte pour l’obtention du pouvoir politique et économique comme un conflit ethnique, ce qui n’est définitivement pas le cas. Les membres des différentes tribus ne se haïssent pas. Ils sont traumatisés par des guerres et des conflits qui n’en finissent plus. Ils veulent une société pacifique, mais l’ambition de leurs chefs est un obstacle à la paix.

Quel est l’impact du conflit sur les citoyens ?

Les gens ordinaires souffrent sous bien des aspects : d’abord, ils doivent abandonner leurs terres quand éclatent les conflits ; ils perdent tous leurs biens, leur bétail, leur maison, leurs terres. Ils deviennent des déplacés ou doivent même fuir leur pays, devenant ainsi des réfugiés. Dans les deux cas, ils sont forcés de vivre dans des camps, où il n’y a ni suffisamment d’eau et de nourriture, ni d’établissements scolaires. En bref, il n’y a pas d’avenir. Il est impossible d’y vivre normalement et les gens sont constamment en mode survie.

La plupart des familles ont perdu des proches à cause des combats. Certains ont été recrutés de force, dont des enfants. Les femmes subissent viols et violences, puis sont stigmatisées parce qu’elles ont été violées. L’inflation est si élevée que les gens ne peuvent presque rien acheter, ce qui les rend complètement dépendants de l’aide internationale, qui elle, s’avère insuffisante ! Il y a notamment une grave pénurie en soins médicaux, et le nombre de décès augmente parmi les personnes âgées, les femmes et les enfants.

Certains ont utilisé le terme de « nettoyage ethnique ». Est-il approprié ?

Je le répète, il n’y a pas de haine ethnique entre les membres des différentes tribus. Mais les actions des dirigeants du pays engendrent des hostilités qui, après tant de souffrances, surgissent parfois aussi par soif de vengeance. Une tribu locale qui subit des attaques de l’armée — sachant que la plupart des soldats appartiennent à une tribu différente — va naturellement réagir et entrer dans ce qui semble alors être un conflit ethnique.

Enfants dans la camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan (Janvier 2017)

Pourriez-vous décrire des incidents particuliers qui vous ont particulièrement ému ?

Deux travailleurs de l’un de nos projets ont été attaqués parce qu’on disait qu’ils étaient des rebelles. Ils ne voulaient pas être forcés à s’enrôler dans l’armée ni se rendre. Et bien, ils ont été torturés et brûlés vivants dans leurs petits « tukuls » (maison). Cela s’est produit il y a quelques semaines. [Heureusement], Grâce à l’aide d’une Église locale qui nous sert de base, nous soutenons plus de 3 000 personnes qui ont fui leurs maisons afin d’éviter le même sort. Dans une autre communauté, seules les maisons des ressortissants d’une certaine tribu — autre que celle des chefs locaux — ont été pillées et détruites. Leurs propriétaires ont perdu tout ce qu’ils possédaient. Des maisons incendiées et des cadavres sont chose habituelle au Soudan du Sud.

Quelle est votre mission dans ce pays ?

Nous sommes au Soudan du Sud pour encourager les gens et leur permettre de construire une société plus juste et plus pacifique. Nous travaillons avec l’Église catholique locale. Nous assurons donc la formation d’enseignants, d’infirmières, de sages-femmes et d’ouvriers agricoles. Nous formons aussi des agents pastoraux pour les préparer au travail d’évangélisation ainsi que pour œuvrer à la paix et à la réconciliation.

Nous exploitons également des centres d’études. Leurs étudiants appartiennent à différentes tribus, vivent et apprennent pacifiquement ensemble. Cela permet de créer entre eux un sentiment d’unité, un rempart contre la haine ethnique. Ces étudiants font partie de communautés internationales, qui incluent également des religieux et des religieuses ainsi que des personnes des cultures les plus diverses. Le résultat est un témoignage vivant que l’unité et la fraternité sont possibles au Soudan du Sud. Nous proposons non seulement aux étudiants une formation académique et professionnelle, mais aussi une formation humaine et spirituelle qui contribue à engendrer un réel changement dans le pays.

Janvier 2017 : camps de déplacés à Riimenze, Sud-Soudan.

 

Dans quelle mesure le conflit a-t-il affecté votre travail ?

Le conflit nous a affectés de multiples façons : en raison de la situation d’insécurité, nous sommes tous extrêmement stressés. Notre propre communauté a subi des attaques menées par différentes parties du conflit. Il y a même eu un cas de viol. Nous avons été volés et forcés à fermer l’une de nos missions. Il est extrêmement difficile de trouver de la nourriture et d’obtenir de l’argent liquide pour payer des marchandises qui sont devenues très chères. Nous devons accroître les mesures de sécurité en installant un éclairage permanent et en construisant des murs.

Nous organisons les programmes de formation des étudiants de telle sorte qu’ils ne doivent rentrer chez eux qu’une seule fois. Cela leur permet d’éviter les dangers de la route et le coût élevé des déplacements. De plus, il devient plus difficile de remplacer les membres de nos communautés qui nous quittent en raison de tous ces dangers. Mais nous restons fidèles à notre engagement de servir au mieux la population du Soudan du Sud, car c’est notre mission et notre vocation.

Entretien par Maria Lozano, Aide à l’Église en Détresse (AED)
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada.

 

Janvier 2017 : dans le camps de déplacés de Riimenze, Sud-Soudan.

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud, Aide à l’Église en Détresse a soutenu dans ce pays des projets à hauteur de six millions de dollars. L’aide a été accordée pour des activités pastorales, des intentions de messe, la construction d’une infrastructure cléricale ainsi que des aides d’urgence et de survie.