Persécution

 

Projet de la semaine de l’AED en Inde : aident pour la réconstruction

01.03.2017 in AED, Aide à l'Église en détresse., Inde, Marie-Claude Lalonde, Persécution, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Succès de l’AED

Pays multiple, immense et fascinant, le sous-continent indien est la maison de plus de 16 millions de catholiques. La majorité est pauvre et n’a pas les sous pour soutenir le développement de leurs paroisses. Qu’importe ; Aide à l’Église en Détresse répond présente aux demandes des évêques, supérieurs de communautés et autres responsables en Église qui nous demande de les aider à fortifier la foi de ces catholiques indiens. Voici les histoires de projets – des succès – qui ont vu le jour, grâce à vous : merci !

 


Projet de la semaine de l’AED en Inde: aident pour la réconstruction d’une église à Kandhamal

Dans le district de Kandhamal situé dans le diocèse de Cuttack Bhubaneswar, les chrétiens ont particulièrement été touchés par les violences interconfessionnelles de 2008.  Des gens du village de Bakingia ont été dans des camps de déplacés de 3 mois à 2 ans et tous ne sont pas rentrés.  Pour les quelque soixante familles qui sont revenues, il a fallu rebâtir les maisons détruites puis une fois cela fait, ils se sont tournés vers Aide à l’Église en Détresse pour obtenir de l’aide pour reconstruire l’église qui avait aussi été détruite.

Grâce aux dons de nos nombreux bienfaiteurs, les habitants du village peuvent se réjouir d’avoir une église bien à eux. Nous les avons soutenus pour 26 775$, mais leur joie vaut bien plus que ça!

 

Merci  de tout coeur!

 


Inde: l’Église irradie la lumière pour tous!

13.01.2017 in AED Etats Unis, Aide à l'Église en détresse., Entrevue, Inde, Joop Koopman, Persécution

Inde
l’Église irradie la lumière pour tous!

 

L’Inde compte plus de 1,2 milliard d’habitants. Seuls trois pour cent de la population est chrétienne, dont près de 19 millions de catholiques. Malgré sa taille relativement modeste, l’Église indienne a un impact très important sur la société indienne à travers l’éducation, les services sociaux et les soins de santé qu’elle assure.

 

Par contre au cours des dernières années, l’ascension au pouvoir du parti nationaliste hindou BJP s’est accompagnée d’une vague croissante de violentes attaques perpétrées contre les chrétiens et les musulmans. L’intolérance de plus en plus importante envers des croyances considérées comme importées de l’étranger aggrave les malheurs des chrétiens et des musulmans des basses castes, les Dalits, qui se voient refuser des prestations du gouvernement, lesquelles sont pourtant accordées aux hindous, aux sikhs et aux bouddhistes de basse caste. Cet argent compense pour des siècles de discrimination de la part de la culture hindoue dominante.

Inde, octobre 2016 : célébration de bienvenue. À gauche, l’église en construction.

Alors, pour répondre aux besoins des Dalits au sein de l’Église — où les fidèles des basses castes souffrent également de diverses formes de discrimination, bien qu’il soit douze millions sur les 19 millions de catholiques indiens — la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CBCI) a publié un document essentiel. Il déclare que « s’il existe des pratiques duales basées sur la discrimination de castes, de telles pratiques devraient cessées immédiatement ». Les évêques ajoutent que les Dalits chrétiens maintiennent vivante la vision du règne de Dieu pour la justice et l’amour. Ils invitent avec force l’Église à placer la justice et l’amour, valeurs fondamentales de la Bible, au cœur de sa mission.

Une équipe de l’œuvre internationale de charité catholique d’Aide à l’Église en Détresse (AED) est rentrée d’une mission de reconnaissance en Inde, où elle a rencontré quatre des six évêques de l’État d’Odisha (anciennement appelé Orissa).

En 2008, la vague de violence hindoue y a coûté la vie à une centaine de chrétiens dans le district de Kandhamal, situé dans l’État d’Odisha. Pour l’instant, la justice suit son cours et les chrétiens qui étaient accusés d’avoir provoqué l’explosion de violence sont progressivement blanchis. De plus le 13 décembre 2016, Pinarayi Vijayan, ministre en chef du Kerala, a exigé l’ouverture d’une nouvelle enquête sur le massacre.

Notre collègue américain Joop Koopman faisait partie de la délégation. Il a réalisé une entrevue avec Mgr Aplinar Senapati, CM, évêque du diocèse de Rayagada, Mgr Sarat Chandra Nayak, diocèse de Berhapur, Mgr Niranjan Sual Singh, évêque du diocèse de Sambalpur et Mgr John Barwa, SVD, archevêque de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar.

 


 

Octobre 2016, Inde: célébration de bienvenue pour la délégation d’Aide à l’Église en Détresse, paroisse de la Sainte-Trinité de Jhorabahal dans le diocèse Rourkela.

(JK-AED) Quelles sont les perspectives des Dalits chrétiens et musulmans d’obtenir les mêmes prestations que les membres des basses castes des communautés hindoue, bouddhiste et sikh?

Mgr Aplinar Senapati, CM, évêque du diocèse de Rayagada : Nous luttons depuis 1950 en faveur des droits et des revendications des Dalits chrétiens. Mais, et en particulier aujourd’hui, je ne perçois aucune amélioration des perspectives. Malgré tout, notre combat se poursuit à l’échelon national et au niveau de la CBCI ainsi que de l’État. J’espère et je prie pour que notre gouvernement accorde ces prestations aux Dalits chrétiens.

Mgr Sarat Chandra Nayak, diocèse de Berhapur : C’est une violation flagrante des dispositions constitutionnelles prônant l’égalité devant la loi. Uniquement en raison de leur appartenance religieuse, les Dalits chrétiens et musulmans se voient refuser l’accès aux programmes de promotion en faveur des groupes défavorisés. La Constitution l’interdit. Cela fait 60 ans que nous luttons pour obtenir ces droits.

Actuellement, la Cour suprême se penche sur ce cas. Le gouvernement actuel ne veut pas réviser le décret présidentiel datant de 1950, qui exclut les Dalits chrétiens et musulmans de toutes prestations. Nous espérons que la Cour suprême prendra une décision concernant cette injustice dont des millions de Dalits souffrent depuis des décennies. L’Église continuera à faire entendre sa voix en demandant justice.

Mgr Niranjan Sual Singh, évêque du diocèse de Sambalpur : [Selon moi] la principale raison, d’ailleurs cachée, pour laquelle le gouvernement s’oppose aux prestations en faveur des Dalits chrétiens réside dans la crainte que les conversions de Dalits hindou soient nombreuses, dès l’instant où des chrétiens des basses castes auront accès aux mesures de promotion pour l’éducation et à des emplois dans le service public.

(JK-AED) Quelle est l’approche de l’Église indienne face à ce défi qu’elle s’est donné d’accueillir les Dalits en son sein et sans aucune restriction?

Mgr Singh : L’Église doit pleinement accueillir ces nouveaux fidèles. Ce sont en particulier les Dalits qui acceptent le christianisme. Ils y trouvent un sentiment de fraternité, d’égalité et d’amour. Dans l’hindouisme, ils sont encore confrontés à la discrimination, les castes supérieures les empêchant de pénétrer dans les temples. Les Dalits chrétiens apprécient la nature universelle et l’attitude égalitaire de l’Église. Celle-ci doit inviter ces personnes qui comptent parmi les plus pauvres et les plus défavorisées. L’Évangile nous invite à nous engager au maximum pour ces gens.

Malheureusement, en de nombreux endroits, l’égalité des chances n’existe pas pour les Dalits chrétiens. Il est par exemple interdit aux enfants Dalits d’être servants d’autel ou lecteurs à l’église; il n’y a pas de messe commune pour les Dalits et les membres des autres castes, et les cimetières des Dalits et des castes supérieures sont également séparés. Pour les postes de direction dans l’Église, on ne tient pas compte des

Dalits, et certaines communautés refusent même un mariage entre Dalits et catholique des hautes castes. C’est une préoccupation majeure.

Les Dalits représentent plus de la moitié de tous les catholiques indiens. L’avenir de l’Église repose entre les mains de la communauté des Dalits – il est grand temps que l’Église catholique abolisse la ségrégation et la discrimination. L’Église doit développer son propre programme d’encouragement pour soutenir les Dalits et les tribus qui font partie de ses fidèles.

Mgr Senapati : À Odisha, nous n’établissons aucune distinction entre les chrétiens des basses ou hautes castes. Nous souhaitons la bienvenue aux Dalits, sans aucune restriction. Nous sommes tous baptisés dans une seule foi – nous avons un seul Dieu. Nous accueillons tous les êtres humains.

 

Inde, octobre 2016: village catholique dans le diocèse de Rourkela.

La non-violence, « un témoignage pour Jésus »

(JK – AED) L’Église perçoit-elle de véritables opportunités de mener un dialogue avec les hindous modérés, à titre d’instrument pour lutter contre l’extrémisme hindou?

Mgr John Barwa, SVD, archevêque de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar : Nous sommes tous des enfants de Dieu, et un jour, nous le comprendrons. Une société ne peut pas être construite sur la base de campagnes de haine. Au sein de la population hindouiste, il règne un esprit d’ouverture. Par exemple, ils sont attirés par l’exemple de l’amour chrétien, dont ils ont été témoins d’une manière particulière chez Sainte Mère Teresa. Toutes les formes de « dialogue de la vie » ont lieu – vivre ensemble, apprendre à se connaître réciproquement. Cela mène à l’unité et à la solidarité.

Bien entendu, nous avons plus besoin du dialogue que la majorité hindouiste. Nous devons prendre l’initiative et démontrer notre volonté de dialoguer. Notre Église prouve qu’elle est au service de tous. Nous progressons bien. La grande majorité de la population indienne a bon cœur, ce ne sont pas tous des extrémistes.

L’Inde est une terre d’hindous, nous n’y représentons qu’une minuscule minorité. Mais nous devrions être fiers qu’à travers notre dévouement et notre engagement, nous obtenions tant de résultats. Faisons-en sorte que cette action devienne plus visible et plus vivante. L’Église peut devenir comme un phare au sommet d’une montagne, dont la lumière irradie aux alentours afin que tous puissent la voir.

Mgr Singh : Nous sommes considérés comme une Église qui crée l’harmonie entre les confessions. Par exemple, après les assassinats de 2008, les chrétiens n’ont pas déclenché d’actes de vengeance. C’était très important. L’Église appartient aux plus démunis dans la société, aux personnes qui, en raison de leur nature, n’optent pas pour la violence. Ces gens réagissent à la violence à travers des actes de réconciliation et un message de paix. La non-violence est un témoignage pour Jésus, montrant aux hindous la force de notre foi, la force et la liberté de ne pas répondre à la violence par la violence. L’Église témoigne de l’amour et du pardon. C’est notre identité et c’est ce qui fait de l’Église un puissant témoin.

Mgr Senapati : Nous appelons à la paix et à l’émancipation des pauvres, indépendamment de la caste, de la confession ou de la religion. Chacun mérite la possibilité de s’épanouir et de pourvoir soi-même à ses besoins. Nous devons être une véritable religion de l’amour et de la fraternité. Rien n’est plus important. Il existe des dignitaires hindous qui sont très bons et qui apprécient le véritable message de Jésus pour l’Inde — par exemple le pardon, la paix, l’amour envers les pauvres, etc. Avec eux, nous pouvons entrer en dialogue.

 

Octobre 2016, Inde: célébration de bienvenue pour la délégation d’Aide à l’Église en Détresse, paroisse de la Sainte-Trinité de Jhorabahal dans le diocèse Rourkela.

(JP-AED) Quels sont les domaines de la vie et du ministère de l’Église qui ont le plus besoin d’être renforcés en Inde?

Mgr Singh : Nous devons souligner la notion de catholicité – l’unicité de l’Église. Notre Église est trop fortement divisée en fonction de langues, d’appartenance ethnique et de géographie. Notre dialogue avec d’autres religions doit s’engager plus en profondeur – nous devons avancer à la rencontre des autres, mieux les comprendre et ainsi nous orienter vers la fraternité. Nous devons aussi intensifier nos activités en faveur des pauvres, notre engagement pour eux doit être plus visible. Nous risquons d’être une Église trop institutionnelle, qui n’entend pas les cris des pauvres – nous devons élever les pauvres! La canonisation de Sainte Mère Teresa était un encouragement pour agir.

Mgr Nayak : La formation des laïcs est importante. Nous devons contribuer à ce que grandisse une génération de grands dirigeants catholiques qui assumera ses responsabilités dans toutes les franges de la société – au niveau social, politique, économique et écologique. Nous voulons construire un laïcat éclairé.

 

(JK-AED) L’Église a-t-elle confiance que la justice soit finalement rendue en Odisha?

Mgr Barwa : Rien n’est impossible à Dieu. La justice adviendra peu à peu. Les succès viendront et la communauté chrétienne d’Odisha va croître. Par contre, les cicatrices vont prendre beaucoup de temps à guérir et à disparaître. Avant le massacre de Kandhamal, la paix régnait dans la région. À présent, la confiance est détruite. Les nôtres ne peuvent pas faire confiance à ceux qui ont incendié nos maisons et nos églises. Il va falloir beaucoup plus de temps pour reconstruire la confiance que pour reconstruire les maisons et les églises.

 


 

Projet de la semaine : un presbytère à Bangladesh

02.11.2016 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Persécution

Bangladesh

un presbytère pour mieux servir

La joie des catholiques du Bangladesh est immense : le Pape François a annoncé le 9 octobre que l’archevêque de Dacca, Mgr Patrick D’Rozario, sera créé cardinal. Dans ce pays à majorité musulmane, les catholiques ne représentent qu’une infime minorité de 0,2 pour cent. Dans un passé récent, les chrétiens et les adeptes d’autres religions minoritaires ont été victimes d’attentats répétés.

Ainsi, le missionnaire italien Piero Parolari a survécu de justesse à un assassinat en novembre 2015. Vingt étrangers ont été tués lors d’une prise d’otages dans un restaurant de la capitale, Dacca, en juillet 2016. L’organisation terroriste « État islamique » a revendiqué le crime. Il y a de plus en plus d’assassinats de chrétiens, hindous ou bouddhistes.

Pourtant, les fidèles catholiques ne se laissent pas intimider. L’Année de la Miséricorde a été pour eux une occasion particulière de répondre à la violence et à la terreur par le pardon.

L’Église catholique a ouvert trois portes saintes au Bangladesh pour l’Année sainte. L’une d’entre elles se trouve dans l’église Notre-Dame du Rosaire à Hashnabad, qui fait partie de l’archidiocèse de Dacca. La paroisse compte environ 3 000 catholiques dont la foi est très forte et qui participent intensivement à la vie ecclésiale. L’église paroissiale a été construite dans les années 1770 par des missionnaires portugais. C’est l’un des édifices chrétiens les plus anciens de l’actuel archidiocèse de Dacca. Elle a été rénovée en 2002. En revanche le presbytère, qui a été construit il y a 150 ans, était dans un si mauvais état qu’il menaçait de s’effondrer à tout moment. Il était dangereux d’y résider. La seule solution était de le démolir.

 

Bangladesh 2 ACN-20160823-45263

 

Heureusement, grâce à l’aide de nos bienfaiteurs, nous avons pu soutenir la construction d’un nouveau presbytère au coût de 21 900 dollars. Le nouveau bâtiment comprend deux étages. On y trouve des pièces de vie et de travail pour les prêtres, un secrétariat, des chambres d’hôtes, une salle de réunion ainsi qu’une cuisine et une salle à manger. À la grande joie de la paroisse et de ses prêtres, le nouveau bâtiment a déjà été inauguré. Ils remercient chaleureusement tous ceux qui ont apporté leur aide, et promettent qu’ils prieront pour tous les bienfaiteurs.

Grâce à votre générosité, des projets semblables sont possibles partout dans le monde. Juste l’an dernier, 6900 projets ont été soutenus, grâce à vous!

Merci de donner dès maintenant pour des projets similaires, des projets de pastorales, ou encore, des projets d’urgence. Votre don nourrit l’espérance de l’Église, partout dans le monde. Merci!

 

 

 

 


 

Communiqué – 3e messe pour les chrétiens persécutés

17.10.2016 in AED Canada, Mario Bard, Messe pour les chrétiens persécutés, Persécution, Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse Canada

3e Messe pour les chrétiens persécutés

 

Le vendredi 4 novembre prochain, l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, présidera pour la 3e année consécutive une messe dédiée aux chrétiens persécutés, célébrée à 19 h 30, à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal. En collaboration avec Aide à l’Église en Détresse Canada, cet événement se veut un moment de solidarité spirituelle avec ceux et celles qui, jour après jour, subissent la persécution à cause de leur croyance religieuse.

 

« Notre rapport sur la liberté religieuse sort le 15 novembre prochain », indique Marie-Claude Lalonde, directrice d’Aide à l’Église en Détresse au Canada. « Cet instrument d’information rappelle que, lorsque l’on parle de religion, la persécution n’est souvent pas bien loin. De plus, il semble que la situation ait empiré dans 11 pays qui étaient déjà en observation lors de la publication du précédent rapport en 2014. »

 

« Malheureusement, aux côtés de leurs frères et sœurs d’autres traditions religieuses, ce sont les chrétiens qui sont les premières victimes de la persécution », ajoute la directrice. « Un temps de prière qui leur est accordé de la part de leurs coreligionnaires catholiques est la moindre des choses, et nous sommes très reconnaissants à Mgr Lépine pour ce temps essentiel de réflexion et d’union spirituelle entre ceux qui souffrent de persécution, et ceux qui jouissent d’une des plus grandes libertés religieuses! », estime Mme Lalonde.

Symbole de cette persécution, à Bagdad en Irak : les tuniques des deux jeunes prêtres assassinés en pleine célébration de la messe, le dimanche 31 octobre 2010, basilique Notre-Dame-du-Sauveur. (photo : Father Yoannis Lahzi Gaid

Symbole de cette persécution, à Bagdad en Irak : les tuniques des deux jeunes prêtres assassinés en pleine célébration de la messe, le dimanche 31 octobre 2010, basilique Notre-Dame-du-Salut. (photo : Father Yoannis Lahzi Gaid)

 

Un trio de jeunes musiciennes et chanteuses – dirigé par l’auteure-compositrice-interprète Marie-Jeanne Fontaine – animera la partie musicale de la messe. « Nous espérons que plusieurs autres jeunes se joindront à nous. Nous leur lançons un appel spécial à devenir de plus en plus solidaire de leurs frères et sœurs dans la foi », conclut Mme Lalonde.

La cathédrale Marie-Reine du Monde se trouve au 1085 rue de la Cathédrale,
métro Bonaventure. Pour plus d’informations, téléphoner au 514-932-0552, ou bien au numéro sans frais : 1-800-585-6333. Merci de partager cette information dans vos réseaux!

 

 

 

 

 


 

Communiqué: Appel d’un évêque à la suite des carnages

26.05.2016 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Adapted by Amanda Bridget Griffin, AED, John Pontifex, Persécution, PROJETS AED, Refugiés, Syrie

Syrie

Appel de Mgr Chbeir à la suite des carnages

 

Tartous_Maronite Cathedral_Maronite Bishop Geroges Chbier

Tartous -Évêque maronite Chbier

 

En entrevue avec Aide à l’Église en Détresse, l’évêque maronite de Lattaquié a décrit les efforts désespérés que lui et sa communauté chrétienne font afin de prendre en charge les blessés et les mourants, à la suite des multiples attaques perpétrées par l’État islamique (ÉI) à Tartous et Jableh, qui ont fait jusqu’à maintenant plus de 200 morts et près de 650 blessés.

 

Mgr Antoine Chbeir a souligné que les attaques du lundi 23 mai dernier dans son diocèse étaient les premières de ce genre dans cette zone où des Syriens déplacés sont rassemblés par centaines de milliers, l’un des derniers endroits sûrs du pays. L’évêque a décrit les efforts désespérés du clergé et d’autres membres du diocèse pour aider les blessés et les mourants, précisant qu’hier (mardi 24 mai) ses prêtres ont commencé à enterrer les morts.

 

En entrevue téléphonique, Mgr Chbeir a déclaré : « Nous essayons d’aider les gens et de prendre soin des blessés. C’est une situation très dramatique, et lorsque la catastrophe a frappé, nous nous sommes demandé si nous pourrions y faire face. À l’heure actuelle, nos prêtres et notre personnel sont sur place. Ils rendent visite aux gens, dont beaucoup ont une jambe cassée et des plaies profondes, sans oublier de mentionner les conséquences psychologiques. »

 

1 Syria ChbeirNouvel exode?

 

Dans cette zone contrôlée par le gouvernement, qui est restée presque totalement indemne malgré cinq années de guerre, l’évêque averti que les attaques sur ces deux villes côtières, attribuées à l’État islamique, pourraient provoquer une augmentation du nombre de personnes fuyant la Syrie. Selon l’évêque, il y a eu cinq explosions mardi, à Jableh, tuant 110 personnes et en blessant 340 autres, en plus de quatre autres explosions qui ont eu lieu vers 9 h 30 du matin, faisant plus de 100 morts et 300 blessés.

 

Mgr Chbeir se trouvait à moins de trois kilomètres des explosions, à son domicile. « Ces attaques sont les premières que nous ayons subies ici, au cours de cette période de guerre, et elles auront des conséquences dramatiques. S’il n’y a pas de zones de sécurité en Syrie, les gens quitteront le pays – sans doute pour de bon… Beaucoup d’entre eux partiront par la mer », estime-t-il. L’évêque a évoqué le profond besoin de reconstruire l’espoir. « Aujourd’hui, nous sommes plus déterminés que jamais à rester en Syrie. À chaque fois que nous aurons un attentat à la bombe, nous ferons tout ce qu’il faut pour rester dans le pays où nous vivons », a-t-il indiqué.

 

L’évêque, qui est un partenaire de premier plan des projets d’Aide à l’Église en Détresse dans la région, a déclaré que sa réponse à la crise repose sur le soutien d’AED aux milliers de personnes déplacées dans la région, laquelle consiste en des vivres, des abris et des médicaments. « Tout d’abord, nous avons besoin d’aide physique et matérielle, juste pour aider les victimes à avoir quelque chose à manger, et pour les aider à prendre soin de ceux qui souffrent le plus », estime Mgr Chbeir.

 

Aide à l’Église en Détresse Canada continue à recueillir les dons pour les déplacés et réfugiés en Syrie. Pour faire un don : 514-932-0552, poste 222, ou encore via l’adresse web suivante : secure.acn-aed-ca.org/fr/

 

« Nous prenons soin de gens, non pas à cause de leur religion particulière, mais parce qu’ils sont des êtres humains. » Il a déclaré que les besoins de la population ont augmenté parce que l’économie syrienne manque de nourriture et d’autres articles de base. « Tartous est en plein marasme. Au cours des deux dernières semaines, la monnaie syrienne a perdu 40 % de sa valeur. L’État syrien n’a aucun revenu. Il ne fait que dépenser. Les sanctions économiques contre la Syrie affectent vraiment la population. » Il a conclu : « En ce mois de mai, nous prions Notre-Dame de nous aider. Merci à Aide à l’Église en Détresse de continuer à nous soutenir. »

 

Transformer ces criminels en êtres humains

 

L’évêque a dénoncé l’attentat, confirmant la rumeur selon laquelle il avait été perpétré par l’ÉI. « Les membres de l’État islamique sont des barbares. Le pire, c’est qu’ils commettent ces horreurs au nom de Dieu. Au nom de Dieu, ils tuent des gens partout dans le monde. » Par contre, l’évêque estime que des représailles ne seraient pas la réponse. « Nous devons appeler à la paix. Nous ne devons pas tuer ces criminels. Nous devons transformer ces criminels en êtres humains qui se soucient de la vie humaine. »

 

D’après des rapports en provenance de la région, l’objectif apparent de l’ÉI était de frapper le régime Assad au cœur de son bastion, lequel est soutenu par la flotte russe toute proche.

 

 

Propos recueillis par John Pontifex, AED International

Adaptation française : Mario Bard, AED Canada

 

 

 


 

 

Jérusalem : « Une mixture vénéneuse d’extrémisme et de nationalisme religieux »

19.05.2016 in ACN Feature, ACN International, Adaptation Mario Bard, By Oliver Maksan, Mgr William Shomali, Persécution, Terre Sainte
Photo : Patriarchat latin de Jérusalem 
Le feu et des graffitis ont endommagé une partie de l’église des miches de pain et des poissons à Tabgha, en Galilée (Nord d’Israël), le 18 juin 2015.

Terre Sainte

« Une mixture vénéneuse d’extrémisme et de nationalisme religieux »

Autant en paroles et en actes, les chrétiens d’Israël sont encore et toujours la cible d’extrémistes juifs

Mgrs. William Shomali "People feel very frustrated and depressed. "

Mgr. William Shomali 

Beaucoup de chrétiens d’Israël sont effrayés. Ils se sentent menacés, autant par les paroles que les actes d’extrémistes juifs. L’incendie criminel perpétré en juin 2015 contre le monastère bénédictin de Tabgha par des extrémistes juifs a fait les gros titres de la presse internationale. « Que va-t-il encore arriver? », avait alors demandé plein d’inquiétude Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem, dans un entretien accordé à Aide à l’Église en Détresse (AED) peu après l’attentat.

Cette année, plus d’exactions encore ont eu lieu. Des graffitis anti-chrétiens Mort aux chrétiens ont été écrits sur les murs de l’abbaye de la Dormition à Jérusalem. Le rabbin extrémiste Ben-Zion Gopstein était plus d’une fois à l’origine de grands titres. Il est leader de l’organisation Lehava, qui s’oppose strictement à toute relation personnelle ou d’affaires entre juifs et non-juifs en Israël. En 2014, ses partisans ont manifesté bruyamment contre un mariage entre une juive et un musulman. Les chrétiens d’Israël sont également dans la mire des extrémistes de Lehava. En août dernier, le rabbin Gopstein a officiellement exhorté les autorités israéliennes à brûler toutes les églises d’Israël, arguant que ce serait l’obligation d’un État juif.

 

Les chrétiens : des vampires

Avant Noël, les partisans de Gopstein ont manifesté contre une célébration chrétienne de Noël à Jérusalem, à laquelle participaient également des juifs. Dans un appel publié sur Internet, le rabbin Gopstein a exigé des autorités d’interdire toutes les célébrations de Noël en Israël, prétendant que, comme par le passé, l’objectif des chrétiens était de faire du prosélytisme à l’égard des Juifs, et qu’ils devaient donc être déportés. « Chassons les vampires avant qu’ils ne boivent une fois de plus notre sang », a exigé Gopstein.

Selon lui, de nos jours encore, comme par le passé, l’Église chrétienne serait la plus grande ennemie du judaïsme. « S’ils ne parviennent pas à tuer les Juifs, ils peuvent alors tenter de les convertir », affirme Gopstein au sujet des chrétiens.

Après son appel à la destruction des églises, l’Église chrétienne en Terre Sainte a porté plainte contre Gopstein pour incitation à la haine et à la violence. Dans une prise de position, les évêques catholiques ont affirmé que la communauté catholique en Terre Sainte avait peur et se sentait menacée. Et lorsqu’à Noël, Gopstein a traité les chrétiens de vampires, les évêques ont estimé que la paix publique était menacée en Israël et ils ont déclaré : « Les intimidations et provocations récurrentes constituent une véritable menace de la coexistence pacifique dans le pays. Il est indispensable de condamner cela avec fermeté et d’appliquer les mesures nécessaires dans l’intérêt de tous les citoyens. »

Récemment, le rabbin Gopstein a été interrogé par la police. Il risque une action en justice. Par le passé, Gopstein avait été arrêté plusieurs fois et interrogé. Cependant, il n’a jamais fait l’objet d’une accusation ni d’une condamnation.

 

Photo Credit: Latin Patriarchate latin de of Jerusalem Fire and graffiti devastated part of the Church of Loaves and Fishes in Tabgha, Galilee, in northern Israel on June 18th, 2015

Photo Credit: Patriarchat latin de  Jérusalem

 

Le nœud du problème : la discrimination

Quant à lui, le Père David Neuhaus, jésuite et responsable des activités pastorales pour les catholiques de langue hébraïque en Israël pour le Patriarcat latin de Jérusalem, ne pense pas que les affirmations comme celles de Gopstein constituent le problème principal des chrétiens d’Israël. Né de parents juifs en Afrique du Sud, il a émigré en Israël et s’y est converti au catholicisme. Il est convaincu que « ce n’est pas la rhétorique de Gopstein qui cause les plus grands dommages parmi les citoyens chrétiens palestiniens d’Israël. »

Le Père Neuhaus poursuit : « Je pense que pour la plupart des Palestiniens chrétiens et musulmans, il est absolument clair qu’ils ne sont pas traités de manière égale, qu’il y a de la discrimination dans un État qui se définit comme juif. Cette discrimination est d’ordre structurel. Elle est plus flagrante dans l’infrastructure du secteur arabe – dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi, du social, etc. »

Même si Gopstein et d’autres extrémistes ne sont pas très nombreux, le rabbin peut compter sur ses partisans, estime le Père Neuhaus. « Il y a certainement pas mal d’Israéliens qui partagent ses opinions. Mais peu d’entre eux exprimeraient leur avis à travers un tel mépris absolu des autres religions. »

 

Father David Neuhaus celebrating mass in the Chapel Our Lady Woman of Valor during our visit to the Pastoral Center

Le père David Neuhaus 

Lire les Écritures autrement

Le Père Neuhaus estime que l’establishment juif n’est pas assez actif dans son opposition aux opinions du rabbin Gopstein. « Certes, je pense que beaucoup de gens trouvent sa vulgarité répugnante. Mais ce dont nous avons besoin ici, c’est d’une campagne d’éducation parmi les Juifs orthodoxes qui enseigne le respect des adeptes d’autres religions ou des ressortissants d’autres nations. »

Bibliste, le Père Neuhaus est toutefois convaincu que l’extrémisme religieux et le mépris des autres religions sont effectivement fondés sur les trois traditions religieuses du Moyen-Orient. « Les textes sacrés semblent promouvoir le principe d’un peuple élu, qui est l’instrument du règne de Dieu, tandis que les errements doivent être combattus – s’il le faut, par la violence. Je ne suis pas sûr que ce principe comporte quoi que ce soit de particulièrement juif. Mais il est évident que l’extrémisme religieux, s’il s’allie à une idéologie nationaliste, devient une mixture extrêmement vénéneuse. »

Le Père Neuhaus est persuadé que ceux qui sont menacés par ce venin doivent se réunir pour lutter conjointement contre ces pensées, en fournissant des interprétations alternatives des mêmes écritures. « Ils doivent s’entraider pour élaborer des stratégies permettant d’éradiquer l’extrémisme religieux. »

Selon le Père Neuhaus, beaucoup de Juifs se souviennent des plaies subies par leur communauté au fil de leur histoire, alors qu’ils étaient une petite minorité. « Dans les pays à majorité chrétienne, ces plaies étaient plus profondes et plus mortelles que dans ceux où les musulmans étaient majoritaires. »

Au grand regret du Père Neuhaus, trop peu de Juifs considéreraient sérieusement le fait qu’aujourd’hui, ce soient les Juifs qui constituent en Israël la majorité. « Le mépris qu’ils peuvent ressentir envers les soi-disant non-juifs pourrait avoir des conséquences tout aussi désastreuses. »

 

Photo Credit: Dormition Abbey Jerusalem Holy Land/Jerusalem, 19 Jan. 2016. The Abbey of the Dormition in Jerusalem has once again been targeted by vandals. On Saturday night, unknown persons defaced the walls and doors of the German-speaking Benedictine monastery on the outer edges of the Old City of Jerusalem. Also targeted were nearby establishments of the Greek Orthodox and Armenian Apostolic church. The graffiti, which had been written in Hebrew and in several different handwriting styles, proclaimed: “Christians go to hell”, “Death to heathen Christians, the heretical enemies of Israel”, “Revenge for Israelis” or “Erased be His name”. A sword dripping with blood was also drawn next to a Star of David.

Photo : Abbaye de la Dormition de Jérusalem
 Jérusalem, Terre sainte, 19 janvier 2016. Une fois encore, l’Abbaye de la Dormition a été la cible de vandales. Dans la soirée du samedi, des inconnus ont fait des graffitis sur les portes du monastère bénédictin de langue allemande qui est situé à la limite de la vieille ville de Jérusalem.
Des bâtiments appartenant à l’Église grec orthodoxe et à l’Église Apostolique arménienne ont aussi été ciblés.

 

Par Oliver Maksan, Aide à l’Église en Détresse International
Adaptation par Mario Bard, Bureau Canadien


 

Communiqué – Vigile pour les chrétiens persécutés dans le monde

02.05.2016 in #callitgenocide, ACN Canada, Communiqué, Génocide, liberté religieuse, Moyen-Orient, Persécution

 

Saint-Sauveur, Québec

Première vigile de prière pour les chrétiens persécutés

Montréal, 2 mai 2016 – La première vigile de prière pour les chrétiens persécutés à se tenir dans les Laurentides a été un vif succès. Regroupées à l’église de Saint-Sauveur-des-Monts, près de 200 personnes ont participé à la soirée organisée par une douzaine de paroisses des « pays d’en haut », et regroupées sous le nom d’Étincelle des Laurentides. Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) a également contribué à la réalisation de l’évènement par sa promotion, en donnant de l’information au groupe, et en étant présente lors de la vigile. Une collecte a permis d’amasser un peu plus de 1 600 $, somme destinée aux chrétiens du Moyen-Orient.

 

Vigile 4

« Soirée remplie d’émotions, très réussie, merci aux organisateurs ! », écrit un internaute, sur la page Facebook d’AED Canada. Un sentiment unanimement partagé par les participants qui ont pu, en trois parties distinctes, prendre le pouls de l’ampleur de la tragédie que vivent 75 % des victimes de persécution religieuse : des chrétiens.

 

Dans un témoignage vidéo, Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque de l’Archéparchie grecque catholique melkite d’Alep en Syrie, a rappelé à quel point il importe de soutenir les chrétiens de ce pays déchiré par des combats depuis plus de cinq ans, si l’on ne veut pas qu’un pan complet de l’histoire du christianisme disparaisse. « Les communautés chrétiennes de Syrie sont là depuis le début », a-t-il rappelé.

 

« Les gens nous ont dit avoir été très touchés par le geste et la symbolique des bougies rouges », a indiqué Mgr Jean-Pierre Joly, inspirateur de l’événement. Douze bougies rouges ont été placées sur l’autel, autour du Saint-Sacrement exposé. Chacune d’entre elles représentait un témoin de la foi chrétienne, tué à cause de celle-ci. Une cérémonie de la lumière a permis aux participants de s’unir à la souffrance des chrétiens persécutés, mais aussi, de prendre le pouls de la foi forte et vibrante de ces témoins, morts martyrs.

Vigile 1

À la fin de l’évènement, les participants ont été invités à signer une lettre où ils affirment leur « solidarité » avec les chrétiens persécutés. Celle-ci sera remise au bureau canadien d’AED et acheminée à des chrétiens persécutés.

 

Les contemplatifs en union de prière

Dans la foule de priants, Mgr Pierre Morissette, évêque de Saint-Jérôme, ainsi que le père Bernard Basset de l’Éparchie melkite catholique du Canada étaient présents. Ce dernier à prié en chantant en langue arabe de tradition melkite, ce qui pour plusieurs personnes, a su donné une couleur et un son aux prières des chrétiens du Moyen-Orient, victimes de persécution depuis des dizaines d’années.

 

Trois communautés religieuses contemplatives se sont également jointes à la vigile par la prière; les Cisterciens de l’Abbaye Notre-Dame-de-Nazareth de Rougemont, les Bénédictines de l’Abbaye Sainte-Marie-des-Deux-Montagnes et les Rédemptoristines de Sainte-Thérèse. Ces communautés religieuses ont fait parvenir un message à l’Étincelle des Laurentides dans lequel elles disaient s’unir à la vigile par la prière.

 

« Notre communauté monastique a reçu avec émotion l’information concernant la vigile de prières pour les chrétiens persécutés de par le monde. Nous serons en communion de cœur et d’intercession avec vous tous », ont écrit les moines cisterciens de Rougemont sous la plume du père Jacques. Un reflet des autres messages envoyés par ces trois communautés.

 

Vigile 2Par ailleurs, les moines ont indiqué que depuis « plusieurs mois » déjà, ils ajoutent à la prière du Notre Père de la messe communautaire quotidienne, une partie suggérée par le pape François : « … et rassure nos frères et sœurs chrétiens qui, de par le monde, souffrent persécution, parfois jusqu’au martyr ».

 

« AED Canada espère de tout cœur que l’expérience se renouvelle l’an prochain », indique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’œuvre pontificale internationale, qui compte en tout 21 bureaux nationaux, dont aux États-Unis, au Mexique, en France, en Italie, en Allemagne, et même en Australie ! « Nous tenons aussi à dire toute notre admiration devant l’excellent travail réalisé par l’équipe de l’Étincelle des Laurentides. Il est heureux de voir des chrétiens des pays en paix et où n’existe aucune persécution prendre le temps de prier pour leurs frères et sœurs du Pakistan, du Soudan du Sud ou encore du Bangladesh, sans compter bien sûr tous ceux d’Irak et de Syrie. »

 

Invitation spéciale

 

AED Canada invite les paroisses, communautés religieuses ou diocèses qui aimerait organiser une vigile de prière à la contacter. Du soutien peut être donné pour la récolte d’information, la présentation d’une exposition photo sur la persécution des chrétiens, ainsi qu’un soutien à la promotion de l’évènement par son réseau de bienfaiteurs, les réseaux sociaux et les médias catholiques. Informez-vous pour entrer dans le mouvement de cette vigile ! 514-932-0552 ou sans frais, 1-800-585-6333.

 

 

Par Mario Bard, AED Canada


 

 

Rome: Aide à l’Église en Détresse illumine la Fontaine de Trevi

28.04.2016 in Adaptation Mario Bard, AED Canada, liberté religieuse, Persécution, Voyager avec l'AED

Rome

Aide à l’Église en Détresse illumine La Fontaine de Trevi en rouge 

Le 29 avril prochain à 20 heures, la Fontaine de Trevi à Rome se teintera de rouge, un événement inédit jusqu’à présent, et ce, en mémoire des martyrs chrétiens.

Aide à l’Église en Détresse veut ainsi se rappeler du sang versé par tant de martyrs chrétiens qui, aujourd’hui, sont encore plus nombreux qu’aux premiers siècles à avoir été tués par haine de la foi. Par cette initiative sans précédent, AED entend attirer l’attention sur la tragédie de la persécution des chrétiens comme elle l’avait déjà fait en octobre 2015 alors qu’elle avait illuminé en rouge la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro.

 

Brazil, Rio de Janeiro Christ the Redeemer (Cristo Redentor) lo

Le Christ Rédempteur, illuminé en 2015

Comme l’expliquent le président d’AED Italie, Alfredo Mantovano, et le directeur de la section italienne, Alessandro Monteduro, « la violation systématique du droit à la liberté religieuse, en particulier à l’encontre des chrétiens, doit devenir un sujet central du débat public pour éviter le risque d’indifférence et par conséquent de persistance d’une agonie insupportable ». Depuis sa création en 1947, la Fondation pontificale AED dénonce la persécution religieuse.

 

Pour ce faire, elle propose depuis 1999 un instrument puissant avec son Rapport sur la liberté religieuse dans le monde, dont la prochaine édition sera publiée le 15 novembre prochain. « Le contenu du rapport sera de peu d’utilité s’il ne devient pas un patrimoine commun, s’il n’éveille pas nos consciences, s’il n’entraîne pas de réaction publique et généralisée de soutien à tant de personnes persécutées qui ne peuvent pas se faire entendre », estime Mantovano et Monteduro,

 

De nombreuses organisations ont souhaité se joindre à cette initiative

 

Mauro cardinal Piacenza, président d'Aide à l'Église en Détresse.

Mauro cardinal Piacenza, président d’Aide à l’Église en Détresse.

Aux côtés d’institutions italiennes se trouvent des associations comme la Communauté de Sant’Egidio et l’organisation Communion et libération, ainsi que des mouvements tels que le Mouvement des Focolari et le mouvement Renouveau dans l’Esprit Saint. Les médias sont eux aussi nombreux à participer, avec notamment le quotidien l’Avvenire ainsi que les agences Catholic News Agency et Romereports.

 

De plus, l’évènement sera retransmis en direct sur TV2000, la chaîne de télévision de la Conférence épiscopale italienne. La soirée s’ouvrira avec le discours du président de la section italienne de l’AED, Alfredo Mantovano, et l’intervention du président international de la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse, le cardinal Mauro Piacenza.

Puis, quatre invités raconteront l’histoire de chrétiens assassinés pour leur foi.

Les Missionnaires de la charité, assassinées au Yémen.

Les Missionnaires de la charité, assassinées au Yémen.

 

 

Une religieuse parlera de ses quatre consœurs de la congrégation des Missionnaires de la Charité tuées au Yémen le 4 mars dernier.

 

 

Le professeur Shahid Mobeen, fondateur de l’Association des chrétiens pakistanais en Italie, se souviendra de son ami Shahbaz Bhatti, le ministre des Minorités religieuses au Pakistan assassiné en 2011.

 

Shahbaz Bhatti

Maddalena Santoro parlera de son frère, Don Andrea Santoro, tué en Turquie en 2006.

 

 

Enfin, un étudiant kényan, Luka Loteng, rendra hommage aux étudiants chrétiens tués à Garissa en avril 2015.

 

Au terme de ces quatre témoignages, la façade de la Fontaine de Trevi se vêtira de rouge pour servir de cadre au témoignage de Mgr Antoine Audo, archevêque chaldéen d’Alep. L’évènement se clôturera par la Prière du Pape Pie XII pour l’Église persécutée. Puis tout au long de la nuit des images de la persécution antichrétienne seront projetées sur la façade de la Fontaine de Trevi illuminée en rouge sang des martyrs chrétiens.

Monseigneur Antoine Audo

Monseigneur Antoine Audo

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour plus d’informations : acs-italia.org/fontanaditrevi


 

COMMUNIQUÉ : Colloque Solidarité Trinitaire Internationale & AED   

21.04.2016 in #callitgenocide, ACN Canada, AED, Chrétiens Catholique, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Moyen-Orient, Orthodoxe, Persécution

Colloque au Grand Séminaire de Montréal

Génocide et persécution des chrétiens

Montréal, 21 avril 2016 – Du vendredi 22 avril, 19 h, au dimanche 24 avril, 14 h, Solidarité Trinitaire Internationale (S.I.T) organise un colloque, Les chrétiens dans le monde sont-ils victimes d’un génocide?, au Grand Séminaire de Montréal, 2065 rue Sherbrooke Ouest, métro Guy-Concordia. Parmi les invités de l’événement, Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque de l’Archiparchie d’Alep en Syrie, de l’Église grecque catholique melkite.

Il participera au panel d’ouverture, le samedi 23 avril à 9 h, en compagnie de Mme Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien d’Aide à l’Église en Détresse (AED), et de M. Sami Aoun, géopolitologue et professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke. Cette table, où la question principale de l’événement constitue l’élément de réflexion, sera modérée par le journaliste Pierre Maisonneuve.

Rappelons que plusieurs organismes internationaux, dont Aide à l’Église en Détresse, estiment qu’au moins 75 % des persécutions à caractère religieux dans le monde sont subies par des chrétiens.

Un pan méconnu de l’histoire mexicaine

Le vendredi soir 22 avril dès 19 h, le film Cristeros sera présenté. Ce film, sorti en 2012 au Mexique et mettant en vedette Eva Longaria et Andy Garcia, raconte l’histoire du soulèvement populaire de 1926 au Mexique, à la suite de l’interdiction de toutes pratiques religieuses par le président Callès.

Parmi les autres thèmes abordés durant le Colloque figure la question de la crise de l’immigration et de son impact sur les pays d’accueil, un témoignage sur la question du dialogue interreligieux, ainsi que des temps de prière. Le dimanche matin, une Table ronde Solidarité avec les chrétiens persécutés permettra aux participants de s’informer à propos des différentes manières de soutenir concrètement les chrétiens persécutés, en plus de se renseigner sur tout ce qui concerne les personnes réfugiées et déplacées, qu’elles soient ailleurs ou bien nouvel arrivant au Canada.

Pour plus d’informations : http://www.sit-canada.org/
ou bien au téléphone : 514-932-0552, poste 224.

 
On demande une contribution volontaire pour la participation à l’événement. Il y a aura aussi un service de traduction simultanée.

 

 

 

 


 

Communiqué : colloque sur les chrétiens victimes de génocide

19.04.2016 in Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., liberté religieuse, Mario Bard, Moyen-Orient, Persécution, Voyager avec l'AED

Colloque sur la persécution des chrétiens à Montréal

Participation d’Aide à l’Église en Détresse Canada

« De notre côté, nous estimons que les chrétiens de Syrie et d’Irak subissent un génocide lent, mais certain », déclare Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’organisme international de charité catholique Aide à l’Église en Détresse (AED).

 

À l’invitation de l’organisme Solidarité International Trinitaire, elle fera partie d’un panel réunissant Sami Aoun, géopolitologue, et Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque grec catholique melkite d’Alep en Syrie, et animé par le journaliste Pierre Maisonneuve. Le thème dont ils discuteront : « Les chrétiens dans le monde sont-ils victimes d’un génocide? »

 

Le panel, qui se déroulera le samedi matin 23 avril à 9 h, ouvrira le colloque du même nom, qui aura lieu du 22 au 24 avril, au Grand Séminaire de Montréal, 2065 rue Sherbrooke Ouest.

 

« La question est large », estime la directrice qui est en poste depuis 15 ans. « Quand on parle de génocide, il faut être extrêmement prudent quant aux genres de situations que l’on veut qualifier. Si on parle de ce qui se passe en Irak et en Syrie, il est clair que l’État islamique (ÉI) fait tout pour éliminer la présence chrétienne et d’autres minorités religieuses. »

 

Le Canada : toujours en attente

 

« Pour parler de génocide, nous nous référons toujours à la définition qu’en donne le droit international », indique-t-elle, « C’est-à-dire : comme un acte “commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux”. L’État islamique (ÉI) est coupable de génocides, selon le Parlement européen et le Secrétariat d’État américain. Maintenant la question demeure : à quand une reconnaissance par le gouvernement du Canada? »

Partie de l'affiche annonçant le Colloque.

Partie de l’affiche annonçant le Colloque.

 

En février dernier, Mme Lalonde a fait parvenir une lettre au premier ministre Justin Trudeau et au ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, demandant que le gouvernement canadien reconnaisse que ce qui se passe en Syrie et en Irak est un génocide contre les chrétiens et les minorités religieuses.

 

Aide à l’Église en Détresse (AED), organisme international de charité catholique, travaille depuis plus de 60 ans afin de conscientiser la population au sort des chrétiens persécutés et à la question de la liberté religieuse. À tous les deux ans, le rapport Persécutés et oubliés? dresse un portrait de la situation des chrétiens dans le monde, alors que – également publié tous les deux ans —, le Rapport sur la liberté religieuse dans le monde englobe toutes les traditions religieuses.

 

Le Colloque Les chrétiens dans le monde sont-ils victimes d’un génocide? se tiendra du vendredi 22 avril 16 h, au dimanche 24 avril midi. Traduction simultanée, contribution volontaire. Grand Séminaire de Montréal : 2065 rue Sherbrooke Ouest, métro Guy-Concordia.